PLAN D'UN PHALANSTÈRE
in GftAnOg ÉCHELLE.
Longticur de U l»lace P 200 loisc». —Longueur du fronlentier 36o toises.
Les doubles lignes représenteDt les corps de batimens , le blanc figure les cours et les vides.
Les lignes de points sinueux et carrés figurent le cours d*un ruisseau a double canal.
En ligne directe de L a L est une grande route qui passerait entre le pbalanstère et les étables; mais on se gardera bien de faire passer les routes dans Tintérieur de la phalange d'essai qu il faudra an contraire palissader contre les importuns.
P.. = est la place de parade au centre du phalanstère.
A.« =: est la cour d'honneur formant promenade d'hiver, plantée de. végétaux résineux et ombrages permanens,
a, aa; o, oo^ cours placées entre les corps-dc-
logî».
Gros points'*'**'^, colonnades et péristyles , d*un tracé informe, trop espacé hors les 12 colonnes de la rotonde.
s, f, x; XX j }i\Ij s2; cours des bâtimens ruraux.
u II les 4 porches fermés et chaufTés, non saîN huis.
E, ee^ trois portails en arant*corps pour divers services.
: :: : Ces doubles points entre deux corps de bâtimens, sont des couloirs placés sur colonnes au premier étage.
Les bâtimens dont la grande cour  est entourée (H avQÎsinée sont affectés aux fonctions paisibles \
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oh peut y placer l*ëgiUe, la bourie, Tarëopuge, Topera , la tour d'ordre, le earillon , le télégrapke, les pigeons de poste.
On devra placer dans l'un des ailerons toutes le» fonctions bruyantes et incomittodrs aux voisins.
La moitié saillante du carré A, la porlion d'arrière, est spécialement affectée à loger la classe riche qui s'y trouve éloignée du fracas et rapprochée du parterre principal , ainsi que de la promenade d'hiver, agrément dont les capitales civilisées aonl dépourvues, quoiqu'elles aient, presque toutes,
plus de mauvaise que de belle saison.
Les deux cours a, aa^ qui tiennenl aux ailes, sont
affectées Tune aux cuisines, l'autre aux éouries et équipages de luxe. Toutes deux doivent être ombragées autant que possible. Je ne désigne pas les arcades de passage.
Les deux bàtimens S, ss, pourront être employés , l'un pour l'église , si on veut l'isoler , l'autre pour la salle d'opéra qu'il est prudent d'isoler. Ils auront communication souterraine avec le phalanstère.
Les â cours 0 , oo , placées au centre de chaque aileron , seront affectées l'une au oaravanserai, Tau- Ire aux ateliers bruyans , charpente , forge , marteau , écoles criardes.
On évitera par ces drsposîtions , un inconvénient de nos villes civilisées où Ton trouve à chaque rue quelque fléau des oreilles, ouvrier au marteau, marchand de fer , apprenti de clarinette brisant le
iroosTttci. SOU
(jiBpân à cinquante familles du voisinage, tandis qae le marchand de plâtre oa de charbon les enrdoppe d'une poussière blanche ou noire qui empêche d'ouvrir les croisées , obscurcit les boutiques et le vobinage pour la liberté du commerce.
L'aileron affecté au caravanserai contient les salles de relations des étrangers ; on les y place afin qu'ils n'encombrent pas le centre du phalanstère et qu'ils se répandent dans les bàtimens ruraux, vers les groupes des champs et des jardins , sans obstruer Iratérieur du palais.
Tous les enfuis riches ou pauvres logent à Tentresol, pour jouir du service des gardes de nuit , et parce qu'ils doivent, dans beaucoup de relations, surtout dans celles du soir, être isoles de l'âge adulte. On en verra la nécessité à la section III qui traite de l'éducation.
Les patriarches logent la plupart au rez-dechaussée.
En donnant au phalanstère des développemens trop étendus, ou ralentirait les relations, il conviendra donc de redoubler les corps-de-logis , comme 00 le voit dans le plan : quelques-uns (x) de 80 toises sur 40 , pourront être subdivisés en 2 ou -4 corps détachés et do formes variées.
On ménagera entre ces doubles corps â sortes de communication, V des souterrains, â*" des traverses au !•' étage par couloirs placés sur colonnes , aux
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points où les corps de bàîiinens seront rapproches comme en a et aa.
Pour épargner les murs et 1o terrain, il conviendr» que Tédifice gagne en hauteur , qu'il ait an moîna 3 ëlages , plus Tétage de frise. En y ajoutant le re« et Tentresol, on aura six échelons de logement, y compris le camp celluUaire placé à la frise. Cest un local pour les passages d'années industrielles.
Il faudra éviter de construire des bàtimens à sîni- • ple file de chambres, comme nos monastères, palais, hôpitaux, etc. Pour activer les relations, tous le& corps-de-logis devront être à double file de charo^ bres, assez profondes pour contenir des alcovet et cabinets qui épargneront beaucoup de constructions.
La rue-gnlerie est la pièce la plus importante; ceux qui ont vu la galerie du Louvre au nusée de Paris peuvent lu considérer comme modèle d*une ruC'galeried'hnrmonic, qui sera de môme parquetée et placée au 1<^c étage, et dont les croisées pourront, comme celles des églises, être de forme haute, large et ceintrée, pour éviter 3 rangs de petites croisées. Toutefois on rabattrait beaucoup de ce luxe dans une phalange d'essai, même en grande échelle.
Le rez-de-chaussée aura quelques passages eti rue -galerie, mais elle ne pourra pas y être continue connno au l*", où elle ne sera point intcrroni[»uc )»ar les passes de voitures et les porches.
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lje$diies galeries , tempérées en (ouie saison par des tuyaux de chaleur ou de ventilation, serrent de salle à manger dans le cas de passage d*armée iudustrielle. ( On n*en verra pas dans la phalange d'eisai. )
Ces communications ahritées sont d'autant plus nécessaires dans l'état sociétaire , que les déplaceuens Y sont (rès-fréquens , les séances des groupes ne devant durer que 1 1/2 ou 2 heures au plus.
Les abris et passages couverts sont an agrément dont les rois mêmes sont dépourvus en civilisation ; en entrant dans leurs palais, on est exposé à la pluie, ao froid ; en entrant dans la phalange, la moindre voitorc passe des porches couverts aux porches fermés , et chauffés ainsi que les vestihules et escaliers.
Je ne dirai rien du camp cellulaire ou amas de cbambrettes placées à Vêlage de frise« On n'en finirait pas de ces minutieuses descriptions.
Les séristères ou lieux de réunion d une Série passionnée, ne ressemblent en rien a nos salles publiques où les relations s'opèrent confusément, sans graduation. Un bal, un repas ne forment chez nous qu'une seule assemblée , sans subdivisions : l'état sociétaire n'admet pas ce désordre ; une série a toujours S, 4, 5 divisions qui occupent autant de salles contiguës : chaque séristère doit avoir des pièces et cabinets adhérens à ses salles , pour les groupes et comités de chaque dÎTision ; par exemple dans le
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•éristèro de banquet oa de salles k manger, il faul 9 salles fort inégales , savoir :
1 pour les patriarches ,
2 pour les enfans,
3 pour la classe pauvre ,
2 pour la classe moyenne ,
1 pour la classe riche ) non compris les salles du caravanserai, plus les ca-? binets et petits salons nécessaires, soit pour la chère de commande , soit pour les compagnies qui veulent 8*iso1er des tables de classe quoique servies do même buffet.
Les appartemens sont loués et avancés par la régence à chacun des sociétaires. Les lignes d*appartemens doivent être distribuées en géries engrenées, c*est-à'dire que s'ils sont de vingt prix differens, depuis 50, 100, 150, jusqu'à 1000, il faul éviter la progression consécutive continue, celle qui placerait au centre tous les appartemens de haut prix , et irait en déclinant jusqu'à Textrémité des ailes, il faut au contraire engrener les séries d*appartemens dans Tordre suivant ;
Distribution en échelle composée.
Aux 9 corps d'ailerotit par 50. 100. 150. SOO. 250.
Aui 3 corps d'aîles par 250. 300. o50. 400 450. 500.
— de ccnlrc, par 550. 600. 650. 700. 750. 800. 850.