‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 34 sur 120 · SOO · texte numérisé non relu

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£jemp/€ : pour engrener een doubles échelles, il budra que les logemens dans une aile, soient ëchelonnétf comme il suit, en alternat de prix : 250. 400. 300. 450. 850. 500. 400. 550. 450. 600. 500.650.

La progression simple, constamment croissante ou décroissante, aurait des inconvëniens très- graves ; elle blesserait l' amour-propre, et paralyserait divers leviers d'harmonie : elle rassemblerait au centre toute la classe riche , et aux ailerons tout le fretin ; il arriveriiit que les ailerons seraient déconsidérés et réputés classe inférieure. On doit disUngner les classes, mais non pas les isoler.

Au moyen de la progression engrenée, tel individu Ic^eant dans le centre A, qui est le quartier d*iipparat, peut se trouver inférieur en fortune à tel qui occupe un logement en ailes ; car les principaux appartemens d*aile |>ayés 650, sont plus précieux que les derniers de centre payés 550. On manquerait un accord de la plus haute importance, la fusion des trois classes, riche, moyenne et pauvre, s*il existait dans le phalanstère un quartier de petites gens, un local en butte aux railleries, comme il en est dans chaque ville. On évitera cet écueil par la progression engrenée.

Vue phalange régulière, telles qu'elles seront au biiut de 40 ans, aura S ou 4 châteaux placés sur les points fréquentés de son territoire : on y portera le déjeuné ou le goûté, dans le cas où des cohortes du

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voisinage se seront réunies sur ce point pour quelque trayail : elles perdraient du temps en revenant prendre un repas au phalanstère, qui peut ne pas se trouver dans la direction de leur chemin de retour.

Chaque série aura aussi son castel sur un point situé a portée de ses cultures t chaque groupe aura son belvédère ou petit pavillon d*entrep6t; mais on n'aura pas tout ce luxe dans la phalange d'essai , quelques hangars et abris modestes suffiront. Il faudra seulement s'attacher à bien disposer le phalanstère et les moyens de séduction comme les communications abritées.

Elles seront une amorce très-puissante sur les gens riches qui, dès la 1* journée, prendront eu aversion les maisons, palais et villes civilisées, les rues boueuses et les équipages, où il est ennuyeux de monter et descendre vingt fois dans une matinée. On trouvera bien plus agréable, en temps pluvieux ou froid, d'aller sur parquet ou carreaux, à tontes les réunions intérieures, cheminer en couloirs chauf* fés ou rafraîchis selon le temps / ce sera pour les curieux payans une première séduction qui les excitera À parcourir tous les ateliers, les élables, y admirer la dextérité des groupes, leur bonne tenue, la distribution parcellaire et graduée ; au bout de % \ 4 jours ils auront pris parti à plusieurs de ces détails parcellaires ; et on aura, même dans une phalange d'échelle réduite, des postulans de classe riche, plus qu'on n'en voudra.

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Il reste à parler da matëriel des constructions : il faudra sar ce point aller à rëconomîe, bâtir en brique et moellon, car lors même qu'on fonderait en pleine ëcbelle, il serait impossible dans ceUe 1*' éprenve, de déterminer exactement les dimensions ooDTenables a cbaqne sëristère et chaque ëtable. On ne pourra estimer au juste cette proportion que lorsqu'on saura k quelles espèces de travaux chaque phalange devra s'adonner de prëfërence, quand les riTalitëe et convenances de chaque pays auront ëtë fixées par une expérience de quelques années.

Chaque phalange, an bout de 3 à 4 ans, aura beaucoup de nouvelles relations et nouvelles Séries passionnées qu'elle ne pourrait pas organiser dans le début ; en conséquence, les édifices d'origine seront déjà fort inconvenans au bout de 10 ans et plus encore au bout de 20 et SO ans, alors on reconstruira tons les phalanstères du globe Irès-somptueusèment, parce qu'on saura par expérience que dans l'état sociétaire, le luxe, en architecture comme en tout, est semaîile d'attraction et par suite voie d'enrichissement.

Je supprime de ce pkn beaucoup de détails; j'en ai donné suffisamment pour guider dans une fondation en échelle réduite, dont les actionnaires, tout en rétrécissant le plan donné, devront s'en rapprocher autant que possible dans les distributions.

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