‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 53 sur 120 · La prétention périodique à s'élever , soit aux · texte numérisé non relu

La prétention périodique à s'élever , soit aux

308 ifovvxftv Honn

chœurs et aux tribus supérieures , soit aux catégories moyenne et haute de chaque tribu.

23. L'enthousiasme pour les prodiges opérés par les chœurs supérieurs en degré, selon la loi dedéfë* rehce pour lascendant (le Traité de l'Association domestique-agricole ).

24. Les intrigues vicinales ou luttes éraulatiTBs avec les enfans des phalanges voisines et rencontre avec leurs cohortes. Ce ressort manquera à la phalange dressai.

Je ne mentionne pas ici d'autres stimulans qui n'agissent guères avant Tàge de A ans , tels que

La concurrence des sexes et instincts ,

L'appât du gain et des forts dividendes.

Ces deux ressorts n'ont point encore d'influence sur les lutins et peu sur les bambins ; ce n'est que parmi les chérubins qu'ils commencent à se déve* lupper.

La réunion de ces amorces opérera en moins d'un mois , au bout duquel on aura fait édore chex Feniant 3 ou 4 de ses vocations primordiales qui, avec le temps , en feront éclore d'autres; celles où le travail est difficile ne pourront naître que vers l'âge de 80 a 32 mois.

L*éclosion sera facile, si l'on observe la règle générale , ( chap. Y et VI , ) de mettre en jeu les 3 passions mécanisantes: elles peuvent déjà germer parmi les poupons, et bien mieux parmi les lutins: la Gabaliste, la Composite, la

iwMSTiiii. 209

PapSIoan^ , seroot pleîneoieiit satUbites chez les liiliiu, par leurs visites, furetages et essais aux petits ateliers , où tout est charme et intrigue pour eux*

Le bonnin ou la bonntne qui promènent Tenfant d*atelîer en atdier, saTent dbcemcr les époques opportunes pour le présenter à tel travail ; ils tien- «nent note de ce qui a paru lui plaire , on essaie k % om S reprises si le goât naîtra , on juge s*il faut attendre quelques mois, eion n'insiste jamais quand la vocation ne se déclare pas ; on sait qu'il en éclora une trentaine dans le cours de Tannée, peu importe lesquelles.

Un bonnin promène communément trois lutins i la fois ; il aurait peu de chances avec on seul, mais sar S il s*en trouve an plus adroit, un autre plus ardent, Tun des deux entraîne ie S* à Touvrage. Le boanin ne les prend pas tous trois de même ége ; d*aiUeurs il en cliange dans les ateliers , il laisse t^ lutin à Tégoussage , il emmène les autres qui n'ont pas accepté et un 3* qui a achevé.

La fonction de bonninbme convient au S sexes, c^ exige un talent spécial qu'on peut trouver ches tous deux ; celle de bonne est communément pour les femmes seules , sauf rares exceptions.

Le meilleur stimulant pour un lutin débulsot , seia la vérité qu'il ne trouve jamais vers les père et mère , tous d*acGord a flatter un marmot de â ans sQr toutes ses maladresses. Le contraire a lieu dans

810 |fOC¥lâO lOiTN

les ateltera sociétaires ; les enfans entre eax ne se font point de quartier, et raillent impitoyablemMt un maladroit; on le renvoie avec dédain, il va pleurnicher vers le patriarche ou le bonnin qui loi donnent des leoiins , et le présentent de nouveau quand il est de force; et comme on lui ménage tou* jours de (rès-petits , très-faciles travaux , il sHosinHe bien vite dans une diiaine de groupes où son éducation se fait par pure attraction et très-rapidement, car on n'apprend vite et bien que ce qu*on apprend par attraction.

De tous les ressorts qui peuvent exciter Tenfant a Tindustrie, le plus inconnu , le plus travesti en civilisation , est Fentrainement ascendant; le penchant de tout enfant a imiter ceux qui sont un peu supérieurs en âge, déférer a toutes leurs impulsions , tenir à honneur de s'incorporer avec eux dans quelque petite branche de leurs amusemens. (Tous les travaux sont amusemens pour les enfans harmoniens ; ils n'agissent que par attraction )•

Cette manie d'entraînement ascendant est trèspernicieuse aujourd'hui , parce que les amusement d'une troupe d'enfans libres sont, ou roalfaisans, ou dangereux , ou très-inutiles ; maïs ces enfans libres ne s'adonneront qu'aux travaux productifs , grâces aux amorces mentionnées plus haut ; on reconnaîtra l'erreur fondamentale où sont tombés tous les auteurs de systèmes sur l'éducation civilisée.

Ils ont prétendu que l'instituteur naturel est le

UIIMTIUU 811

père , oa bien un prëceptear endoctriné par le père ; la nature opine en sens contraire , elle Teut exclure le père d*éleTer le fils, il en est triple motif.

1" Le père cherche à communiquer ses goûts à Tenfant, étouffer Tessor des vocations naturelles presque toujours différentes de père a enfant. Or tout le mécanisme des Séries passionnées serait détruit, si le fils héritait des gonts du père.

1» Le père incline k flatter et louer à i*excès le peu de bien que fera Tenfant, celui-ci au contraire a besoin d*ètre critiqué très- sévèrement par des groupes de collaborateurs fort exigeans.

S* Le père excuse toutes les maladresses , il les prend au besoin pour des perfections, comme foni les philosophes sur leur infâme civilisation qu'ils appellent un perfectionnement de la raison; le père entrave donc tous les progrès que doit opé^ rer une critique soutenue , si elle est goûtée de l'enfant.

La nature pour parer à tous ces vices de Téducation paternelle, donne à l'enfant une répugnance pour les leçons du père et du précepteur : aussi reniant vent-il commander et non pas obéir an père. Les chefs qu'il se choisit passionnément sont toujours leaenians dont Page est de 1/8 on de 1/4 supérieur an sien, par exemple :

A 18 mois, il révère l'enfant de 2 ans, et le choi-* fit passionnément pour guide ;

t04 nOCVEAO KORM

d*abord les petiéi qai sont les plus dîiicOes i trier ; elle renvoie tout le gros et moyen à la. caTÎtë soi* mnle, où la lutine de SO mois pousse à la S* cavité ce qai parait gros , renvoie à la 1'* ce qui est petit , et fait glisser le moyen grain dans le panier. Le lutin de 25 mois placé à la 8' cavité a peu de chose à fieiire, il renvoie quelques moyens grains i la 2* et recueille les gros dans sa corbeille»

C'est à oe 8* rang quon placera le lutin débutant ; il s'entremettra fièrement à pousser les gros grains dans le panier; c'est un travail de rien , mais il croira avoir fait autant que ses compagnons ; il se passionnera, prendra de l'émulation, et dès la S* «éance il saura remplacer le bas lutin de 25 mois , «ijeter les grains de S* grosseur en 2* case , et recueillir seulement ceux de 1 ''faciles à distinguer* Dès qu'il saura figurer a ce minime travail , onluiplacera solennellement sur son bourrelet ou bonnet un pom» pon d'aspirant au groupe d'égoussage des pois verts*

C'est une précaution employée dans tons les ateliers sociétaires que de réserver au très-petits entans un travail de nulle valeur comme celui de recevoir quelques gros pois qu'on fait glisser vers l'enfant et qu'il pousse dans une corbeille* On pourrait (aire cela sans lui et sans perte de temps , meis on manquerait Tamorce industrielle qu'il faut toujours pré* senter à un lotin arrivant dans TateKer et même à lin bambin ou chéruMn ; car tel qui n'a pas pris parti à 2 ans pourra s'engager à 8 ou à 4.

tiiwiTirtK. d05

Cette amorce qu'un réserve partent aax divers âges-, ne peat être ponr le lutin de 24 mois qn'une ombre de travail, flattant son amour -propre ^ lui persnadant qu*il a fait quelque chose , et qu*il est presque l'égal des bas lutins de 26,28 mois, déjà engagés à ce groupe , déjà revêtus de panacbes et cimemens qui inspirent un profond respect au lutin débutant.

L'enfant de 2 ans trouve donc aux petits ateliers d'une phalange quantité d'amoroes que la civilisation ne saurait lui offrir , elles sont au nombre d'une TÎngtaine dont je vais donner un tableau.

Ressorts tTéclosion des vocations,

1* Le cbarme de petits outils en dimension graduée pour les divers âges et de petits ateliers.

2. Les gimblettes harmoniques ou application de tout l'attirail des gimblettes actuelles, chariots, poupées , etc. à des emplois d*apprentissage ou de coopération en industrie (Voyez chap. XVill).

3. L'appât des ornemens gradués; un panache suffit déjà chez .nous pour ensorceler un villageois , loi faire signer Tabandon de sa liberté ; quel sera donc l'effet de cent parures honorifiques, pour enrôler uft#nfant au plaisir et à des réunions amusantes avec ses pareils.

4. Les privilèges de parade et maniement d'outils ; on sait combien ces amorces ont de pouvoir sur l'enfant.

''**'^" fi«i>w '0 lorsqu'elle» sont

**■■ * ««.lu* ^ .,t à tour de rôle que

'il qwfc,,^ ,. jeg patrinrchea, dei

"" lui.,.. , ,,1, chéris de la hasw

'''■ -' ■ nseignemeot qu'autant

lie paternelle , déjt>o^ cnfnnt est jugé et renoil-

:' Ile ou manoiayre unitaire '' l'ï civilisés, et pratiquée 'L l'on opère avec l'ensemblo 'liiirégraplies, ntélhode qui

■I'- l.i ilislribulioti priigressÎTe ,

T clii'z l'enfant le charme et In

"'S i-ti liludes industrielles.

■ 1 ri( rolleclifou charme de Buivra

lii.iiit l'ur les hymnes, parures,

.-■ Ju' ciirj» très-paisaans chei le) >. iiiiliriïiix en régime sociétnire.

'liiiiis et rivalités entre chœurs et iLi);ijs, entre groupes d'un même lEiriiLO scrio , entre catégories d'an

300 RODVB&D BORDS

Page 1