‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 56 sur 120 · La prétention périodique a s'élever , soit aux · texte numérisé non relu

La prétention périodique a s'élever , soit aux

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chœars et aux tribus supérieures, soit aux catégories moyenne et haute de chaque tribu.

23. L'enthousinsrae pour les prodiges opérés par les chœurs supérieurs en degré, selon la loi dedéfé» rehce pour i*ascendant (le Traité de l'Association domestique-agricole ).

24. Les intrigues vicinales on luttes éniulatÎTes avec les enfans des phalanges yoîsines et rencontre avec leurs cohortes. Ce ressort manquera à la phalange dressai.

Je ne mentionne pas ici d*autres stimulans qui n'agissent guères avant Tâge de 4 ans , tels que

La concurrence des sexes et instincts,

L'appât du gain et des forts dividendes.

Ces deux ressorts n'ont point encore d'influence sur les lutins et peu sur les bambins ; ce n'est que parmi les chérubins qu'ils commencent à se développer.

La réunion de ces amorces opérera en moins d'un mois , au bout duquel on aura fait édore chex l'en* faut 3 ou 4 de ses vocations primordiales qili, avec le temps , en feront éclore d'autres ; celles où le travail est difficile ne pourront naître que vers l'âge de 30 à 32 mois.

L'éclosion sera facile, si Ton observe la règle générale , ( chap. Y et VI , ) de mettre en jeu les 3 passions mécanisantes: elles peuvent déjà germer parmi les poupons, et bien mieux parmi les lutins : la Cabaliste , la Composite , la

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PafMltomie » seront pleinemeat satisfaites ches les lutins, par leurs TÎsiles, furetafpes et essais aux petits ateliers , où tout est charme et intrigue pour

Le bonnin on la bonnine qui promènent Tenfant d*atelier en atelier, sarent discerner les époques opportunes poar le présenter à tel travail ; ils tien- «neat note de ce qni a paru lui plaire , on essaie à 3 on S reprises si le goût naîtra , on juge s*il faut attendre quelques mois, et on n'insiste jamais quand la Yocation no se déclare pas; on sait qu'il en éclora une trentaine dans le cours de Tannée, peu importe lesquelles»

Un bonnin promène communément trois lutins à la fois ; il aurait peu de chances avec un seul, mais sur 8 il s*en trouve un plus adroit, un autre plus ardent, l'un des deux entraine le 8* à l'ouvrage. Le boenin ne les prend pas tous trois de même ige ; d'ailleurs il en change dans les ateliers , il laisse tel lutin à l'égoussage , il emmène les autres qui n'ont pas accepté et un S* qui a achevé*

La fonction de bonninisme convient au S sexes, eil exige un ti^lent spécial qu'on peut trouver chet tous deux ; celle de bonne est communément pour les femmes seules , sauf rares exceptions.

Le meilleur stimulant pour un lutin débutant , sera la vérité qu'il ne trouve jamais vers les père et mère , tous d'accord a flatter un marmot de â ans sor toutes ses maladresses. Le contraire a lieu dans

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les aieltei*8 sociétaires ; les enfaos entre eux ne se font point de quartier, et raillent impitoyablemMit un maladroit; ou le renYoie avec dédain, il Ta pleurnicher vers le patriarche ou le bonnin qui lui donnent des leçims , et le présentent de nouveau quand il est de force; et comme on lui ménage toujours de (rès-petits , très-faciles travaux , il s'insinue bien vite dans une dizaine de groupes où son éducation se fait par pure attraction et très-rapidement, car on n'apprend vite et bien que ce qu*on apprend par attraction.

De tous les ressorts qui peuvent exciter Tenfant à l'iudustrie, le plus inconnu , le plus travesti en oivi* lisation, est T entraînement aecendani*^ le penchant de tout enfant a imiter ceux qui sont un peu supérieurs en âge, déférer à toutes leurs impulsions, tenir à honneur de s'ini^rporer avec eux dans quelque petite branche de leurs amusemens. (Tous les travaux sont amusemens pour les enfans harmo* niens ; ils n'agissent que par attraction).

Cette manie d'entrainement ascendant est trèspemicteuse aujourd'hui , parce que les amusemens d'une troupe d'enfans libres sont, ou raalfaisans, oa dangereux , ou très-inutiles ; mais ces enfans libres ne s'adonneront qu'aux travaux productifs , grâces aux amorces mentionnées plus haut; on reconnaîtra l'erreur fondamentale où sont tombés tous les auteurs de systèmes sur l'éducation civilisée.

Ils ont prétendu que l'instituteur naturel est le

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père 9 oo bien an précepteur endoctriné, par le père ; la nature opine en sens contraire , elle Teut exclure le père d*éleTer le fils , il en est triple motif.

1^ Le père cherche à communiquer ses goûts à Tenfant, étouffer l'essor dos vocations naturelles presque toujours différentes de père à enfant. Or tout le mécanisme des Séries passionnées serait dé* trnit, si le fils héritait des goûts du père.

30 Le père incline à flatter et louer à Texcès le peu de bien que fera l'enfant, celui-ci au contraire a besoin d'être critiqué très- sévèrement par des groupes de collaborateurs fort exigeans.

S^ Le père excuse toutes les maladresses , il les prend au besoin pour des perfections, comme font les philosophes sur leur infime civilisation qu'ils appellent un perfectionnement de la raison; le père entrave donc tous* les progrès que doit opé«< rer une critique soutenue , si elle est goûtée de l'enfant.

La nature pour parer i tous ces vices de l'éduca* tion paternelle, donne à l'enfant une répugnance pour les leçons du père et du précepteur : aussi l'enfant vettt*il commander et non pas obéir au père. Les chefs qu'il se choisit passionnément sont tovyoura lev enians dont l'âge est de 1/8 ou de 1/4 supérieur au sien, par exemple :

A 18 mois, il révère Tenfant de 2 ans, et le choi** sit passionnément pour guide ;

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A S ans, il choisira Teofant de SO mois; A S ans, oelni de 4 ans ; A 8 ans, celai de 10; A 12 ans, celui de 15*

Cet entraînement ascendant redonblera de force, si Tenfant voit les enfans supérieurs en lien corporatif et jouissant d'une considération méritée par des succès dans Tindustrie et les études.

Les instituteurs naturels de chaque âge sont donc les enfans un peu supérieurs en âge. Maia comme en ciTilisation ils sont tous enclins au mal, et s'entraînent respectÎTement â mal faire , on ne peut pas établir parmi eux une hiérarchie d'impulsions utiles : cet effet n'est possible que dans les Séries passionnées , hors desquelles Védueation natutdle est impraticable, même en approiûmations.

Elle sera le plus frappant des prodiges quVm viendra admirer dans la phalange d'essai oà od laissera les 7 ordres d'eôlans s'télever les uns par les autres et se diriger, selon le yœu de la nulure,^ par êntrainemeHi asùemtbni qui ne- pourra :qne cen* duire au bien la masse entière; carsî les jouto nceaux, ordre le plus élevé, ne tournent qu'au bien en industrie, en étude et en nuBoes, ib ne pcHirvonI qu'entraîner au bien \e» gymnasiens à quille dm» neront l'impulsion' ; même, influence des gymnasiens sur les lycéens, des lycéens sur lessérapliin% puis sur les chérubins, les bandiins, les latins ; les 7 corporalions abandonnées à rentraiaeroent as-

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Cendant, rivaliseront d'einellence et d*actiyité aux travaux ntiles et aux harmonies sociales , quoique abandonnées à leur pleine liberté. En voyant ce prodige on ne pourra plus douter que Tattraction est Tagent de Dieu, sauf à la développer en Séries passionnées, et que dans ce mécanisme elle est vraiment la main de Dieu dirigeant Thomme au plus grand bien possible*

Cette harmonie qui sera un coup de foudre pour la civilisation et la philosophie, avorterait si Ton manquait à développer Fattraction dans toutes ses branches admissibles. L'amour ne sera pas admissible dans Fessai, mais cette exception ne généra {MIS le mécanisme des 7 ordres d*enfans exerçant en industrie. C'est pourquoi il faudra s'attacher dans le début, à l'organisa tion des enfnns, seul des S sexes qui puisse arriver d'emblée au plein de rbarmonie.

Achevons sur le service des bonnins : loin de flatter ou excuser l'enfant, leur tache est de lui mé* nager des refus, des affronts dans divers groupes, et le stimuler à s'en venger par des preuves d'habileté. Un père ne pourrait pas remplir cette fonction, il donnerait tort au groupe qui aurait repoussé son enfant, il prétendrait que ce groupe est barbare , ennemi de la tendre nature ; de la vient que pour les fonctions de bonnin et bonnine, et de même pour celles de bonne, il faut des caractères fermes et judicieux, cabalistiques dans leurs fonctions,

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gens qui par esprit de oorps se passionnent pour le progrès des lutins en général et non pour les caprices de tel ou tel.

On n'avance en grade chei cette série , comme chez toute autre, que par des succès d'ensemble ; chaque bonnin est en concurrence avec des rivaax; chacun peut choisir les enfans adaptés à ses moyens, ceux dont il compte pouvoir faire éclore les vocations sans délaî, soit en plein, soit en demi- instinct ; et dans ce choix d'enfans, il se guide sur les renseigneraens donnés par les pouponnistesi bonnes du séristère des poupons d*où sortent les lutins.

L'importance du ministère de bonnin se fonde sur ce qu'ils opèrent sur l'époque la plus influente en éducation : si Tenfant réussit bien en début industriel, c'est un gage de succès continu pour toute sa carrière enfantine : une fois initié à dix branches d'industrie, il le sera bientôt à cent, et connaîtra à l'âge de 1 5 ans presque toutes les cultures, fabriques, sciences et arts dont s'occupent sa phalange et les voisines. Examinons cet effet.

Tel enfant, quoique fils d'un prince, témoigne dès l'âge de 8 ans du goût pour l'état de savetier, et vent fréquenter l'atelier des savetiers, gens aussi polis que d'antres en association. Si on l'en empêche, si on réprime sa manie savetière, sous protexte qu'elle n'est pas à la hauteur de la philosophie, il s'irritera contre les autres fonctions, ne prendra aucun goût

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|Kmr les travaux et ë(ades aux quelles on voudra Tentrainer ; mais si on le laisse débuter par le point où Taltraction le conduit, par la savaterie, il sera bientôt tenté de prendre connaissance de la cordonnerie, de la tannerie, puis de la chimie sous le rapport des diverses préparations du cuir, puis de Tagronomie sous le rapport des qualités que les peaux de bestiaux peuvent acquérir par tel système d'éducation et de régime, telle sorte de pâturage.

Peu à peu il s'initiera à toutes les industries par suite d'une émulation primitive en savaterie. Peu importera par quel point il ait commencé, pourvu qu'il atteigne dans le cours de sa jeunesse à des connaissances générales sur toutes les industries de sa phalange et qu il en conçoive de l'afFection pour toutes les séries qui Ty auront initié.

Cette instruction ne peut pas s'acquérir en civilisation où rien n'est lié. Les savans nous disent que les sciences forment une ebakie dont chaque anneau se rattacbe au tout et conduit de l'une à rautre ^ mais ils oublient que nos relations morcelées sèment la discorde parmi toutes les classes d'industrieux, ce qui rend chacun indiflTérent pour les travaux d'antrui; tandis que dans une phalange chacun s'intéresse à toutes les séries, par suite d'intrigues avec quelques-uns de leurs membres, sur la gastronomie, l'opéra, l'agricuUure, etc. Le Hen des sciences ne suffit donc pas pour entraîner aux études ; il faut y joindre le lien des fonctions.

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des individus, des intrigues lÎTales, chose impraticable en civilisation.

Il reste encore divers détails sur réducation des lutins, on peut les joindre à celle des bambins dont je vais traiter.

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