CHAPITRE YINGT-DEUXIÈMEi
Deê PêtiiBÊ Smulos.
L^AonviTt et rémulatioii des petites hordes dou* bleront d'intensité si on leur oppose le contraste que la nature a dû leor ménager. La majorité des enfans mâles inclinent pour le genre immonde, rimpodence et la rudesse ; on voit par opposition , la majorité des petites filles incliner pour la parure et les belles manières. Voilà un germe de rivalité bien prononcé ; il reste à le développer, en application & rinduBtricà
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Plas les petiles hordes sont dislingtiées par les Tertus et le dévouaient civique, plus la corporation rivale doit réunir de titres pour entrer en balance dans TopinioM. Les petites bandes sont conservatrices du charme social^ poste moins brillant que celui de soutiens de la concorde sociale affecté aux petites bordes ; mais les soins donnés aux parures collectives, au luxe d'ensemble, deviennent en régime sociétaire aussi précieux que d'autres branches d'industrie. Les petites' bandes interviennent trèsutilement dans ce genre de travail , elles ont pour attribution l'ornement du canton entier en matànel et êpiritueL
Chacun est fort libre en harmonie quant au choix de ses vêtemens , mais lors des réunions cor* poratives , il faut des costumes unitaires : chaque groupe, chaque série en discute le choix , et dans les concours qu'exige l'ornement matériel ou choix et renouvellement des costumes, le goût des poupées est utilisé comme celui des gimblettes citées en éducation de basse enfance* Les petites bandes composées en majorité de filles, sont chargées de la présentation des poupées et mannequins sur lesquels on fera choix, après examen critique.
Opposées en ton aux petites hordes, elles se passionnent pour l'atticisme; elles sont si polies que les garçons y cèdent le pas aux filles ; et c'est une coutume très-utile pour donner aux enfisins le change sur les manières galantes des tribus de dO à SO ans.
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L*enfance n*en soupçonne pas la cause, parce qu'elle voit régner cette courtoisie parmi les petites bandes qui sont composées d*enfans impubères ; elles brillent principalement aux écoles.
En sexe masculin , qui n'y figure que pour un tiers , elles réuniront les jeunes savans , les esprits précoces comme Pascal, ayant pour Téti^de une vo* cation prématurée ; et les petits efféminés qui dès le bas âge inclinent à la mollesse.
Moins actives que les petites hordes , elles se lèrent plus tard et n'arrivent aux ateliers qu'à 4 heures du matin. Elles n'y seraient pas nécessaires plus tôt , ne s'adonnant que fort peu au soin des grands animaux, mais à celui des espèces difficiles à élever et priver, comme les pigeons de cor-^ respondance , les volières , les castors en travail combiné, et les zèbres.
Elles ont la haute police du règne végétal ; celui qui casse une branche d'arbre, qui cueille fleur ou fruit mal à propos, qui foule une plante par négligence , est traduit au sénat des petites bandes qui juge en vertu d'un code pénal, appliqué à ce genre de délits, comme le divan des petites hordes en police du règne animal.
Chargées de l'ornement spirituel et matériel du canton , elles exercent les fonctions des académies françatses et délia crtMca; elles ont la censure du mauvais langage et de la prononciation vicieuse : chaque chevalière des petites bandes a le droit d'à-
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ipr comme la reveoderense d'Athènesi qui badiua Thëophraste sur une locution défeciueufle. Le se- Bat des petites bandes a le droit de censure littéraire sur les pères mêmes , il dresse la liste des fautes de ^ammaire et de prononciation commises par chaque sociétaire, et la chancellerie des petitea bandes lui envoie cette liste, avec invitation de s*en abstenir.
Auront-elles fait des études suffisantes pour exer* çer une critique si difficile , sans doute : mais je brise sur ce sujet qui tient au chap. de renseignement.
Stimulées par les grands exemples de vertu e| de dévoùment social que donnent les petites hordes; elles ont à cœur de les égaler en ce qui est de leuc compétence ; une chevalière fortunée fera dans le cours de sa jeunesse , et lors de son admission à h| cavalerie, (âge de 9 ans), un présent d*un ornement quelconque à son escquade, et ^ Tescadron entier, si ses moyens le lui permettent. Elle serait méprisée si on pouvait la suspecter d*égo!sme, d*espri| civilisé qui entraine les femmes a dédaigner leur sexe , à se réjouir de ses disgrâces , de se« servitudes et privations, ne faire cas d'un colifichet qu'autant que des voisines pauvres en sont privées. Les petites bandes s'honorent de mœurs tout opposées a celles des femmes civilisées, et ne s*adonnent a la parure que pour en foire un ressort d'amitié générale et d'ornement du canton , un levier d'enthousii^sm^
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dans rindiutrie et de f^étkénmié eofifOraliTe.
On devra former aux petites bandes un trésor corporatif pour Texercice de cette générosité. Si l'on accorde aux petites hordes l'emploi d*un 8* de leur patrimoine en service philantropique , on pourra bien accorder aux petites bandes Femploî d'un 16*, et au bçsoin le produit des a|pos de leurs actions, agios que renfanceaocumule, parce qu'elle gagne toujours au-delà de sa dépense.
Les petites bandes s'adjoignent parmi Tâge pubère des coopérateurs titrés de corybans et corybantes , par opposition aux druides et druidessas des petites hordes. Même contraste règne dans leurs alliés voyageurs qui sont les grandes bandes de chevalières errantes et chevaliers errans voués aux beaux arts. D'autre part les petites liordes ont pour alliés voyageurs, les grandes hordes d'aventuriers et aventurières vaquant aux travaux publics.
La nature a ménagé , dans la répartition des caractères , une division fondamentale en nuances fortes ou majeures et nuances douces ou mineureê^ distinction qui règne dans toutes les choses créées; en couleurs , du foncé au clair ; en musique , du grave à l'aigu; etc., etc. Ce contraste forme naturellement chez l'enfance , la distinction des petites hordes et petites bandes , adonnées à des fonctions opposées.
Les fonctions des petites hordes opèrent le grand prodige de la fusion des classes; on obtient despe-
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tiles bande» un sermè non .moîn» émînëDt, qui efet le raffinage des scrtes dès Le. plus ba)B âge, c'est le, but do réducatioti.
On a vu^ chapitre Y et.YI, qu une Série indue* Irielle serait défectueuse si elle «manquait de oom* paciié ; pour la rendre compacte, il faut mettre en jeu la distinction minutieuse des goûta en Yariétés, ténuités ^ minimités. On habituera de bonne beuri^ les en fans à ces distinctioes de nuances en passion. C'<^st la tâche des petites bandes qui réunissent les enfans enclins aux raffinemeus minutieux sur les parares , controverse familière aux petites filles et AUX' femmes ; elles voient , con^ne nos littérateurs et nos peintres, des effets choquans là où un homme vulgaire n apercevra aucun défaut.
Les petites, bandes ont Taptitude à établir des scissions sur les nuances de goût, classer les finesses de Tart y et opérer ainsi la compacité des séries , par le raffinement des fantaisies et la graduation d^échelle. Cette propriété règne bien moins chez les petites hordes, excepté ^n gastronomie.
Ainsi l'éducation harmonienne puise ses moyens d'équilibre dans les â goûts opposés, celui de la saleté et celui de Télégance raffinée ; penchans condamnés tous deux par nos sophistes en éducation* Les petites hordes opèrent en sens négatif autant que les petites bandes en sens positif; les, unes font disparaître l'obstacle qui s'op]^ oserait à Tharmonie, elles détruisent Tesprit de caste qui naîtrait des
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tr«iTaiix rëpugnans ; les avtreg e/ëent le ^k;me dea séries par leor aptUadé à organiser les éohefles de goûts, los scissions: nuancées entre divers groupes ; de là il est évident qae
Les petites hordes vont an beau pat la route da bon, par rimmondioité spéculative.
Les petites bandes vont au bon par la rojute du beau ; par les parures et ks efforts studieux.
Cette action contrlistée est loi universelle, de la nature; on trouve, dans tout son système , les pontre-poids et balances de forces en jeu direct et •îji'* verse , en vibration ascendante et desèeatdante ; en mode réfracté et réflecté, majeur «t mineur; ei^ ibrce centripète et centrifuge , etc. ; c?est partout le jea direct et inverse , principe absolofcnent in« connu dans rinstitutîoa civilisée qui, toujours simple et simplbte en méthode j veut façonner toute la: masse des enfans à un moule unique ; à Spatle elle les vent tous amis du brouet noir ; à Pai^is , toila amis du commerce, sans contraste ni concurrence des instincts.
D'autre part elle emploie le mode confus an lieu du composé ; elle assujétit les énfans i différentes morales selon les castes, à différons principes selon les changemens de ministère ; on les élève aujourd'hui selon Brutus et demain selon César, C'est dire qu'au lien deTunité de système , .on cmploté la monotonie quant anx ciraotères^ la confusion quant aut méthodes 2 et nulle part on ne trouve dans
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rëdacfttion oîfiltsëe ancane trace de là méthode natatelte ou contraste des instincts et des sexes , dont nous examinerons plus loin Temploi sur l'âge qui entre en puberté. Préalablement il faut traiter da systètne d'enseigttemeilt seotétaire dont les ressorts et les méthodes u*oni aucun rapport avec les nôtres.
J*ai donné peu de détails sur les petites bandes : (Voyez le Traité de l'Association domestique^gricote.) Quant aux preuves, elles seraient les mêmes que sur toute autre disposition ; il s'agît de Vérifier si ou a formé la série et donné plein cours aux S passions inécaftisantes» La séirtese formera aax petites bandes comme aux petites hordes, par S di- YtsiofciB, dont S sur fonctions de genre contrasté , et nne sur fonctioh mixte , le tout en contraste avec leto eàiplôis des petites hordes* Si cette règle est bien observée les d passions 'auront un développeiaeni plus faeile que celui décrit plus haut, au sujet de la fonction la plus ingrate de toute l'éducation. Réser«> vous ces détails pour la fin de la section.