GoDtre-sens de Hiarclie» — - 8é Vice de fond
S« Simptisoié d'action.' -^ 4. Vice de forme.
5* Absence d'attraotion matérielle*
l** C(mlre-iMê de vêarcke : elle place la théorie airant la pratique : tous les systèmes cirilisés.tom* béai dans cette erreur : ne sachant pas amorcer Tenfant an traTail, ils sont obligés de le laisser ^en ▼acance jusqu'à 6 en 7 ans , âge qu'il aurait dû employer à-derenirun habile :praticien ; puis à 7 ans, ils Teident l'initier à la théorie , aux études, à des oonnaissanoes dont rien n'a éveillé, en lui le désir. Ge désir ne peut manquer de naître chex VeaSud harmonien qui , à 7 ans, pratique déjà une trentaine de, métiers diflTérens , et éprouve le besoin de s'étayerde 1 étude des sciences exactes. Voilà réducation civilisée en oontre^sens de marche, pla« çant la théorie avant la pratique , vrai m&nda à rs^àoiirf comine tout le système dont, elle lait partie.
¥ SimpUime tTaetiam. L'enfant est limité à. un seul travail qui est d'étudier, pâlir sur le rudiment et la grammaire , matin et soir, pendant 10 à 11 mois de Tannée , peut^il manquer, de prendre les études en aversion? c'est de quoi. rebuter ceut même qui ont IHaclination studieuse* L'enfMit a besoin d'aller, dans, la belle saison trtivailler aux , aux bois , aux prairies; il ne doit étudier
M6 ivontiJkV «owBi
qu'ans jours de pluie el de morleHnitteii , «noerè doit-il rarier ses études. Il n'y a point d'unité d'action U où it y a simplicité de fonotàon«
Une société qui commet la faute d'ernprîAuiner les pères dans des bureaux , peut bien y ajouter la sottise de renfermer l'enfant toute l'année dans un poifliotinat où il est aussi ennnyé de Tétude que des niaitrai. Si nos faiseuk*s de systèmes conaais- «aient les passions , je leur demanderais comment eet «Mujétissement des enfans à là rétdnsion) à la èoUié d'emploi , peut s'accorder avec les deox passions dites Papillonne et Composite (cbàp. V) ? Noa auteurs politiques et moraux parlent sans œsae die la nature et ne Tentent pas la consulter un îaataot : qu'ils observent les enfans amenés en tacance) lorsqu'au nombre d'une demi-dou«aine ^ el l^vètnfe de blouses , ils vont se rouler sur le foiii , s'entremettre joyeusement aux Tendanges, aux cueillettes de noix, de firoîts, aux chasses d'oiseaux, etc. ; qu*on essaie en pareil movnent d'offrir à ces enAins d'étudier le rudiment, et on poorra jug;er si ki nature de l'enfant est d'être enfermé tout le jour pendant la kelle saison , aToc un ènteunige de livres et de pédans.
On r^iîqne : ne faut-il pas qu'ils étudient dans te jeune âge , pour se rendre dignes du beau nom d'hommes libres , dignes du commerce et de la oliarte? Eh ! quand ils étudieront par attraction et rivalités odiaUstlques, ils en apprendront plus en cent
YRMITIIIEl. n7
l«çm* inii^iir, bornées i éénx bearm i)è séEmm , qu'en trois cdnt trente joarnëes qu'on leur fait passer dans iji rëokision nonmée pensionnat.
80 F'îcê de fimd dans Templûi de la contrainto* L'enùnt civilisé ne pent être façonné à i'étndé qn'à Taide des privationB , des pensum « des fouets , des palettes de cuir. Depuis un demi-siècle senlenkent ^ ia Bcidnoe ^ confese de eet odieux système , a cher<thé i le farcbr par des procédés moins acerbes ; eiie sVeadie a mas^oer l'ennui des enisns aua écoles, a créer nn simulacre d'émulation chee les élèTcs, et d'affection pomr les maitres ; c'est-à-dire» qu'elle a entrâTu ce qui devrait être , mais elle n'a tronvë aucun moyen de l'établir.
L'accord affectueux des maitres et élèves ne peut itidtre que dans le cas d'instruction wUicUèe comme fè^mi/rz c'est «e qui n*aura jamais lieu en civilisation tHà tout l'enseignement est faussé par le contre- sens ék placée la tbëori9 avant la pratique , et par Tac* tton simple ou perpétuité d'étude.
On trouve quelques enfans , tout au plus nn huitième, qui acceptent l'instruction avec docilité, mais qn» ne ToAt pas êctUckée. Les professenns concluent do là que les sej[>t huitièmes sont ticieux: c'est argu** menter sur des exceptions prises pour règle ; iUu-* «ion faaintoelle chei tous les chantres de perfecti-» biiité. 11 est dans toutes les classes un huitième d'ezeeiptiOn qui déroge aux habitudes générales , et qu'on pent aisément ployer à de nouvelles moeurs,
S68 irooTti* aMw
maifl le otaangemeiit n'est réel qu'aatioii'qikril'ft^ap* pliqufi a la* grande majorité-, aax sept huitièmea , et c'est^ ce que ne font pas nos- systèmes ; j'ai obserré qa*ils n amènent Télèye qu'à aœepler et non pas êotticiier l'enseignement. Quant aux sept huitièmes d'enfans formant la majorité^ ila sont oe qu'ils ont été de lottt temps , fort ennuya de récole et n'as* pnrant qu'a en ètce déUvrés, J*ai tu et questkuitté des enfans.sortant des éooletf célèbres^ eomme oolle de PestaloBii et autres, je n'ai trouvéi .en eoji <|a*une médiocre dose d*instruction ^ une grande . inteu* oiance pour l'étude et les jDMttrea.
A"" Viee de form^y méthode exolusÎTe, opéraitt lur les élèves comme si leurs caractères étaient; loua uniformes.
J'ai décrit, dan»' le Traité de rAséociattOQ domestique-agricole, une série de 9 méihodçs auxquelles on pourrait en ajouter bien d'autres. Toutes sont bonnes pourvu qu'ellea sympalhÀfent aTec le caractère de l'élèye, et ce ne serait pas trop 4'ui9e série de 9 ou 12 méthodes sur lesquelles un enfant aurait l'option.
J'ai fait obseryer , dans le Traité de rAssooiatîon domestique:*, agricole, que d'Alembert fut i^llé lorsqu'il osa proposer, en éti^de de l'histoire, .b synthèse mverse .qui procède à eontre-sens de l'éschelle chronologique ; elle remonte du présent au passé, par opposition à la 8yn$hè»e directe qui va du passé au : présent • On reprocha à d'Alembert de. .vçmloir
déirmr$ie charme de Vhistêireei porter la sécheresse nuthéiiiaCîqne dans les mélhodes d'enseignement: étratifie sophisme ! aucune des méthodes ne porte k sécheresse ; elles sont toutes fécondes, sauf application diix carUdèrea faiis pouf les goÂter» Si on né p^^senlo pas aux enfans une série de méthodes k ^hoÎKi beaucoup de baractères HO pourront pas prendre goùi A Tétàde. Les eontif'asles sdraîeili forl ^[oûtés : au livre adulateur, intitulé BemUés de Vhi$^ ioire de France ^ qu'on oppose ^n pkirai&èle Un é^it sinoere aUr ke duperie* de h poKliqûe franfaiee, même sooA Looîa XIY eC Bouaparte, deux rèf nés ê\ homogènes, OR Terra l'étude des duperies aéduira dix foia' plus que toelle des pré46tfdues beoutésv
J*ai dotiné sur renseîgnemieui harmonien , S chap«9 toai> II du Traité de TAssociation domeatique-agricole, on peut les conaulter pour la marche à suivre dans la phalange d'essai, où il faudra tenter l'approximation des méthodes ootiçurrenten , ^'nuilgré rimpossibilité de les employtsr pleinement au début.
K"" jibeenùk de feêsortê M "aHro&ioii matMèlh. OU a vu plut haut que noa méthodes knal^ueht du r:6s* sort affectueux oA: épîrilUél i ellos manquoat de ^éme des resaorta d'Uttrait BOMitériel^ l'opéra et b Semrmtmdiêe af^hquée.
L'opéra forttie l'enfant à l'Unité mesu)rée qui devient pour lui source de bénéfice et gage dé san0é ; il est donc .la voie des deux luxes interne et externe,
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qai sont premier but en atlraotioii ; il entrftiaè les enfans , dès le plus bas âge ^ a tous les exercices gymnastiques et chorégraphiques. L'attraction les y pousse fortement , c'est la qu'ils acquièrent la dextérité nécessaire dans les travaux des Séries passionnées , où tout doit s'exécuter avec Taplomb, ta mesure et l'unité qu'on roit régner à l'opéra ; il tient donc le premier rang parmi les ressorts d'édn-. cation pratique dii bas âge.
Sous le nom d'opéra je coroprefids tous les exercices chorégraphiques, même ceux du'fosil^t db Fencensoir. Les enfans sociétaires enchéwront beaucoup' sur nos manoeuvres en ce genre ; nous ignorons souvent les plus élémentaires, telle que lu série de pas combinés ; par exemple , chaque phalange forme pour le service divin , un corps de 144 figurans à pas gradués , savoir : ' '
THDBTftRAIRBS. ' FlBUAlSTiÈS. TAS.'
Gymnasiens, 24* Gymnàsiennes , 24, Le coupé. Lycéens, 20. Lycéennes , iO, Le mi-piein. Séraphins, 16. Séraphines , IQ. Le piein. Chérubins , 12. Ghérubines , H. Le daùb!ê.
Ce nombre de dooie doutaines oonvenant merveilleusement à la variété d'évolutions, la procession religieuse sera beaucoup plus pompeuse dans un canton d'harmonie que dans nos grandes capitales où elle est fort mesquine , surtout a Paris* ' Les évolutions chorégraphiques de renceasoif, dnfasil, de ropérà, plaisent «xoessiremeni aux en<>
£|ns; o*«iiit po4iP:6ux mie.hwaWfftToiir.qae.d'yètrd adiw. L'opéra râônit .U>ns ce» genres d'exèrcioes^ et e'est ^re jgnornot sur la nature de rhomme, qsè de M pas f^cer J!opérà en première liffne pormî les ressorts d'éducation du bas âge, qu'on ne peut attiret qu'aux études matérielles»
Lëducation 80.ciétaire eqyif âge .dans l'enfant le corpa-oomme aecessoire et oo-adjuteur de Tâme: elle considère l'âme, «oinme un grand seigneur qui n'arriva ^u phâteaa qu'après que aon intendant a préparé les voies ; elle débute par façonner Je corps, dans son.jeune:â(ge, à tous les services qui conviendront à l'àme harmomenne, c'est*àrdire, â la justesse^ à la mérité , aux oombiaaisans , : à .l'unité mesurée. EV>iir Jbabîtuer le corps à toutes les perfections avant d'y façonner l'àme , on met en jeu deux ressorts bien étrangers à nos métbodes Amorales f ee. sont Vopéra et ia cutnae ou gourmandise appliquée.
L'enfiMit doit exercer
Deux sens aotifs , goût et odorat, par ta cfiûtna
. Deux sens passifs, vue et ouïe, pari'opérii. et le:.s«is dju tact dans :1qs travaux où tiadividu excelle.
La . cuisine et l'opéra ' sont les deux, points où le conduit L-attractiop, .dans le régiïné des. Séries pas./: la magie de l'opéra .et dâ féeries entraîne fortemej^it le bas; âge» Aux cuisihes d*une phalange dislribuéep en mode progressif, l'enfant acquiert la dextérité,
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l'intelligenoe en raentis traranx «nr les prodaiU de deux règnes aaxqueU il s'est intéressé dens les débats gastronomiqaes à table , et les dâiats agitmO" niques an jardin, anx étables ; la eaisioe es| le lien de oes fonctions*
L'opéra est la réonion des accords matériels , on j en trouve nne gamme complète.
Iniervên$ion oKoré^pkique de Umi âgm tî 9eife$. 1 . Chant ou yoix humaine mesurée, d. Instramens eu sons artificiels mesurés.
5. Poésie ou pensée et parole mesurées. 4. Pantomime on harmonie du geste.
i&. Danse ou mouFement mesnré.