CHAPITRE QUARANTIÈME
Bou89ole en étude des passions ; le ralliement aux vues
de Dieu.
Vins des pièges auxquels on a pris la multitude en tons les temps , a été de lui persuader que les vues de Dieu étaient impénétrables, que l'homme ne de* vait pas môme chercher à connaître Dieu. Le bon sens exige tout le contraire ; il veut que notre première étude soit celle de Dieu , Ja plus facile de toutes.
Daus l'antiquité, lorsque la fable travestissait le Créateur, en le confondant avec une cohue de 85000 faux dieux, plus ridicules les uns que les autres f il était assurément difficile d'étudier les vues de Dieu, de les débrouiller a travers cette mascarade céleste ; aussi Socrate et Cicéron se bornèrent-ils à s'isoler des sottises de leur siècle , et adorer le D»d iHcoiniv, sans pousser plus loin leurs recherches qui
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auraient été contrariées par l'esprit da temps : Socrate en fat victime.
Aojoard*hoi que ces flnperstttions lont disiîpëes, et qae le chrisUaniflme noas a ramenés à de saines idées , à la crof ance en un seul Dieu, nous avons une boussole fixe pour procéder à l'étude de la nature. En partant du principe que toute lumière doit Tenir de Dieu^ et que la raison ne peut entrer dans les voies de lumière qu'en se ralliant à l'esprit du Créateur ; il reste à déterminer les caractères essentiels de Dieu, ses attributions , ses vues et ses méthodes sur l'harmonie de l'univers, dont certaines règles déjà connues peuvent nous acheminer aux inconnues.
Il faut dans cette étude procéder par degrés, analyser d*abord un très«petit nombre des caractères de Dieu, en s'attachent aux plus évidens , tels que les suivans.