‹ Le nouveau monde industrielChapitre 49 sur 53 · Absence d'attraction matérielle · texte numérisé non relu

Absence d'attraction matérielle

1° Contre-sens de marche : elle place la théorie avant la pratique: tous lefe systèmes civilisés- tont^ bent dans cette erreur : ne sachant pas amorcer Fenfant au travail , ils sont obligés de le laisser en ^ vacance jusqu^à 6 où 7 ans , âge qu'il aurait dû employer â devenir uii habile praticien ; puis à 7 ans, ils veulent Tiriitier à la théorie , aux études^ à des connaissances dont rien n'a éveillé en lui le désir. Ge désir ne peut manquer de naître chet l'enfant harmonien qui , à 7 ans, pratique déjà une trentaine de métiers différens , et éprouve le besoin •dé s'étayer<le Tétude des sciences exactes. Voilà l'éducation civilisée en contre-sens de marche, pla-çant la théorie avant la pratique , vrai mande à re^ bours comme tout le système dont elle fait partie.

2** Simplisme d'action. L'enfant est limité à un seul travail qui est d'étudier, pâlir sur le rudimefrt et la grammaire , matin et soir, pendant 10 à 11. mois de l'année , peut-il manquer de prendre les acides en aversion? c'est de quoi rebuter ceux même qui ont l'inclination studieuse. L'enfant a besoin d'aller dans la belle saison travailler aux jardins , aux bois , aux prairies ; il ne doit étudier

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qu'aux jours de pluie et de morte-saison , encore doit-il varier ses études. 11 n*y a point d*unité d'action là où il y a simplicité de fonction.

Une société qui commet la faute d*emprisonner les pères dans des bureaux , peut bien y ajouter la sottise de renfermer Tenfant toute Tannée dans un pensionnat où il est aussi ennuyé de Fétude que des maîtres. Si nos faiseurs de systèmes connaissaient les passions , je leur demanderais comment cet assujétissement des enfans à la réclusion, à la solité d'emploi , peut s'accorder avec les deux passions dites Papillonne et Composite (chap. Y)? Nos auteurs politiques et moraux parlent sans cesse de la nature et ne veulent pas la consulter un instant : qu'ils observent les enfans amenés en vacance, lorsqu'au nombre d'une demi-douiaine , et revêtus de blouses , ils vont se rouler sur le foin , s'entremettre joyeusement aux vendanges, aux cueillettes de noix, de fruits, aux chasses d'oiseaux, etc. ; qu'on essaie en pareil moment d'offrir à ces enfans d'étudier le rudiment, et on pourra juger si la nature de Tenfant est d'être enfermé tout le jour pendant la belle saison, avec un entourage de livres et de pédans.

On relique : ne faut-il pas qu'ils étudient dans le jeune âge , pour se rendre dignes du beau nom d*bommes libres , dignes du commerce et de la charte? £h ! quand ils étudieront par attraction et rivalités cabalistiques, ils en apprendront plus en cent

leçons d'hiyer, borRëes à deux heures de séance , qu'en trois cent trente journées qu'on leur fait passer dans la réclusion nonimée>pensionnat.

30 F^ice de fond dans Temploi de la contrainte. L'enfant civilisé ne peut être façonné à l'étude qu'à l'aide des privations , des pensum , des fouets , des palettes de cuir. Depuis un demi-siècle seulement, la science , confuse de cet odieux système , a cherché à le farder par des procédés moins acerbes ; elle s'étudie à masquer l'ennui des enfans aux écoles, à créer un simulacre d émulation chez les élèves, et d'affection pour les maîtres ; c'est-à-dire, qu'elle a entrevu ce qui devrait être , mais elle n'a trouvé aucun moyen de l'établir.

L'accord affectueux des maîtres et élèves ne peut naître que dans le cas d'instruction solUcilée comme faveur: c'est ce qui n*aura jamais lieu en civilisation où tout l'enseignement est faussé par le contre- sens de placer la théorie avant la pratique , et par l'action simple ou perpétuité d'étude.

On trouve quelques enfans , tout au plus un huitième, qui accep/enH'instrnction avec docilité, mais qui ne l'ont pas sollicitée. Les professeurs concluent de là que les sept huitièmes sont vicieux: c'est argumenter sur des exceptions prises pour règle ; illusion habituelle chez tous les chantres de perfectibilité. Il est dans toutes les classes un huitième d'exception qui déroge aux habitudes générales , et qu'on peut aisément ployer à de nouvelles mœurs,

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mais le cliangemetit n*est réel <(a*aatânt qail s'applique à la grande majorité , aux sept huitièmes , et c'est ce que ne font pas nos systèmes ; j*ai observé qu'ils n'amènent l'élève qu'à accepter et non pas solliciter renseignement. Quant aux sept huitièmes d'enfans formant là majorité, ils sont ce qu'ils ont été de tout temps , fort ennuyés de l'école et n'aspirant qu'à en être délivrés. J'ai vu et questionné des enfans sortant des écoles célèbres, conmié celle de Pestalozii et autres, je n'ai trouvé en eux qu'une médiocre dose d'instruction, une grande insou- <îiance pour l'étude et les maîtres.

4** P^ice de forme , méthode exclusive, opérant sur les élèves comme si leurs caractères étaient- tous uniformes.

J'ai décrit , dans le Traité de rÂssociatîoa domestique-agricole ) une série de 9 méthodes auxquelles on pourrait en ajouter bien d'autres.- Toutes sont bonnes pourvu qu'elles sympathisent avec le caractère de l'élève, et ce ne serait pas trop d'une série de 9 ou 12 méthodes sur lesquelles un enfant aurait l'option.

J'ai fait observer , dans le Traité de l' Association domestique - agricole , que d-Âlem1;>ert fut raillé lorsqu'il osa proposer, en étude de l'histoire, la syti-^ thèse inverse qui procède à contre-sens dé l'échelle chronologique ; elle remonte du présent au passé, par opposition à là synthèse directe qui va du passé au ; présent. On reprocha à d'Alembert de vouloir

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âéêrtdrek charme de Vkistéire et f^orter ta déchereUM mathématique dans les méthodes d'enseignement! étrange sophisme ! aooune des méthodes ne porte la sécheresse ; elles aont toutes fécondes, sauf appiication auic car tictères faits paur lès goûter. Si on ne présente pas aux enfans une série de méthodes à ehoix, beaucoup de caractères lie pourront pa« premhre goût à Tétude. Les contrastes seraieikt iart goûtés : au livre adulateur , intitulé Beautéê de rhiftaire de France ^ qu'on oppose en parallèle un écrit sinoère sur lea duperiei de la poiHique fran^uiêe, même aoua LoUû» XIY et Botiaparle, deux règnes si homogèiiets, on rerra Fétude dea duperiea aéduire dix fota plus que celle d^s prét^âdueS he«fut黫

J'ai cbttné sur renseignement harmdnien^ S chap-Y tom^ H du Traité de TAssociation domestique-agricole, Qnpeut les <}0Siaulter pour la marohe à suivre dans la phalange dressai, où il faudra tenter rapproxiœation des méthodes concurrentes, .[malgré ritnpessibilité de lea employer pleinement au début*

ë"" Abéencê de ressorts en attiacHon matérielle. Oil a vu plus haut que noa méthodes manquent chi rids- 4ort affectueux où spirituel ; ellea manquent de même des ressorts d*attrait matériel, l'opéra ^la geurmandise appliquée.

L'opéra forme Fenfant à l'unité mesurée qui devient pour lui aource de bénéfice et gage de santé ; il est donc la voie des deux luxes interne et externe.

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qui sont premier but en attraction ; il entraîné ieti enfe^ns, dès le plus bas âge, à tous les exercicei gyninastiquôs et chorégraphiques. L'attraetîon les y pousse fortement ^ c'est là qu*ils acquièrent la dextérité nécessaire dans les travaux des Séries passionnées , où tout doit s'exécuter avec Taplomb, la: mesurer et l'unité qu'on Toit régner à l'opéra ; il tient donc le premier rang parmi les ressorts d^éda-* cation pratique du bas âge.

Sous le nom d'opéra je comprend» tous les exercices chorégraphiques, même ceux du fusil et de l'encensoir. Lés enfans sociétaires énchéi^ront beaucoup sur nos manœuvres en ce genre ; nous ignorons souvent les plus élémentaires, telle que la. série de pas combinés ; par exemple , chaque phalange forme pour le service divin, un corps dé 144 figurans à pias gradués , savœr : '

■ THURIFiRÀIRES. FLEURISTES. JASi*

Gymnasiens, 24. Gymnâsiennes 9 94, LeéOupêi Lycéens^ ^. Lycéennes , âO. Le mi-plein.

Séraphins, 16. Séraphines , l^^ Le pleine Qhérubins , i% Ghérubines , 1'^. Le doublé.

Ce nombre de douie douzaines oohvenant mervetllettsement à la variété d'évolutionsvla procession religfie^se. sera beaucoup plus pompeuse dans nn canton d'harmonie que dans .nos grandes capitales' où elle est fort mesquine '^ surtout à Paris;

Les évolutions chorégraphiques de renoensmr, du fusil, de l'opéra, plaisent excessivement aux eu*

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fUns $ c'«At poiir. eux une hauie faveur que d'y être admis. L'opéra réunit tous ces genres d'exercioes^ eie'e^tétre ignorant sur la nature de Thomme, que deinépas placer Topera en première ligne pormi les ressorts d'éducation du bas âge , qu'on ne peut attirée qu'aux éludes matériellei.

L'éducation sociétaire envisage dans i'enfanl le co|^ comme accessoire et co-adjuteùr de Fâme: elle considère, l'âme comme un grand seigneur qui n'arri?èau châèéau qu'après que son intendant a préparé les voies ; elle débute par Seiçonner le corps, dans son. jeune. âge, à tous les services qui conviendront à l'âme harmoni^ane , c'esti-à^ire, à la jus* tesse, à la vérité, aux combinaisons^, à l'unité mesurée. Pour habituer le corps à tout^ les perfections avajdt d'y façonner l'âme, on met en jeu deux ressorts bien étrangers à nos méthodes mo- Pâles, ce séi^ l'opéra et lacuitine ou gourmandise appiUquée. - >

- L'enfant doit exercer.

Deux sens actifs ^ goût et odorat, par la cuisiné,

* ... jDeiix sens passifs, vue et ouïe, par l'opéra. ' et :1e sens: dtt tact dans: les travaux où l'im&vids excelle. . ■ . *

• : La . cuisine et -Topera sont les deux petits où le c(mdiutTattraction,:dan8 le régime des Séries pas. : là jnagie de Topéca et desiéeries entraîne fortement le. bas; âge; Àù^ coisihes d'uàe phalakige disIrîbiAees en mode progressif, l'enfant acquiert la dextérité.

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FifitelUgaioe en raenna traTanx sar les prodaits de deux règnes auxquels il s'est intéressé dans les débats gastronomiques à table , et les débats agrono- BÛqiMs au jardin, aux étables : la euisine eat le lien de ces fonctions*

L'opéra est la réunion dea aeeords matériels , on y en trcave une gamme complète.

lutervêfiti&f^ dkwé^rapkiqm de tous âgeê êi serves. 1 • Chant ou yoix humaine mesurée, â» Instruraetis eu sons artificiels mesurés*

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