MéûinismerégvdîeryexécQtiongéemétricpie
Ii*opéffa est donc Tassemblage de toutes les bar*
monies matérielles^ et l'emblème actif de l'esprit de Dieu ou esprit d*unité mesurée. Or, si Uéducalkm de Tenfant doit commencer par la culture eu matériel, c'est en lenrâbuit de benne heure à Topera qu'on pourra le fanûliariser avec toutes les branches if unité matérielle, d'où il s'Aèvera fioilement aux unités spirituelles.
Je n'ign<»re pas combien de dépenses et d'inoon- Téniens causerait l'emploi de l'opéra dans VéàmoÊt* lion civilisée ; ce serait un leyier très*dangane«x : il convient peu de peKr le peuple en végkne d'inihie* trie répugnante : maia aubres temps, autiresmmnra)
iirBOSTiist. 878
il oon^ndrâ eq harmonie que le peuple rivalise en poUtess^ ié okiSQ'dpiil^te aVec qui iï se trouyerà entremêlé dans ies tranraïKx. Un péaple grossier en ferait disparaître le charme ; dés-lors la là' passion dite Componte manquerait d'essor. • '
L'opéra n^étant parmi nous qu'une arène de ga« lanterie, un appât à la dépense, il n'est pas étonnant qn'll "soit réprouvé par les classes morale et religieuse^ maî^ ilesty en^hàrmome, une réunion ami* cale, il ne peut donner lieu à aociine intrigue dangereuse, ei|tre ^^s qui se rencontrent à chaque iBétanl dans «les divers travaux des Séries indusv trieïles. ( Trai^ . de FAssdciation domes^iqae-agrîr cote. ) :
• L'opéra si . dispendieux aujourd'hui, ne coûte prévue Hen aux harnioni^ns; chacun d'eux s'y^h^ tremet.pour la construction, les machihes, la pein^ ture , les chœurs , Torchestre , les danses ; ils sont tous dès le has âge maçons, charpentiers, forgerons, par attraction. Chaque phalange, sans recourir aux oohértes victnnle^ et aux légioïis de passage, aura environ 12 à ISCK) acteurs à fournir, soit en scènes soit h l'orchestre et aux mécaniques. Le plus pauvre tianton sera mieux monté en opéra que nos grandes icapitàles. C'est Thahitude générale de la scène que les htaTmotiiens devront, en grande partie, l'unité de lÂiiigîi^ et de prononciation réglée en c(»igrès ùnivei«el. ''•■.■■.'
Rësuniant sur lès voies et moyens de l'enseigne^
(74 ROOYKAV HOIftB
ment harhioliieHyj^Qbserve qu'il cuaiploie la ftt^Uqoe loaçteBips atant la théorie, et que cette pratique repose sur â séries d&.^feme ooÉtenant ohacone beÀueoup de séries d'éspèees.
L'opéra fournissant d*ani|rie8 séries en nmsique, danse , peinture , ^o. : ( Toyez plua haut ses Q di- Ti»ons).
La Cuisine, également pourvue de séries en tout genre, ustensiles, batterie, mécanique; tout le matériel est distri^ié par sér^ dans Fimmense eoisine d'une phalange ; par exen^e , on peut bien y compter sept degrés de bro<^es , depuis celles o rÔtissmt les plus grandes pièces, jusqu'aux bra* chattes de petits oiseaux qui occupent déjà quelques bambins exer<îés* Quant à la préparatum, j'ai obsca*Té, qu'elle peut entretenir une soixantaine 4e séries lûen intrigvkées et d'exercice permanent.
Mais comment l'enfance pr^i»dra*t^|e parti à ce travail de eubine , si elle n'est pas stimulée par des débats gastronomiques sur les préparation» coli* naires i ees débats ne pourrcmt s'établir qu*autj^ qn^on exercera l'entant dès le plus bas âge aux rafll* nemens de gonrmandiae, penchant dominant chei tous les eafans. Il suffira donc , après avoir bien formé les séries en tous genres , d'abandonner les enCans à l'attraction ; eUe les portera d'abord i b gourmandise, aux partis cabalistiques sur les nuances de goûts ; une fois passionnés sur ce point , ils
tlfUVBTBlSU 175
prendront part! dut cuiâined , et du moment où les cabales graduées s^exerceront sur la consommation et la préparation , elles s'ëïe&dront dès le lendemain aux travaux de production animale et végétale, travaux oè Feulant arrivera fort des connaissances et prétentions éeloses tant aux tables qu'aux cuisines. Tel est Tengrenage naturel des fonctions.
On peut consulter sur oe sujet les chap. de& avftorces que trouve Fenfant aux cuisines sériaires (Traité de l'Association domestiqne<^Rgricole ) ^ des enliitreu enfantines de Tharmonie (idem), de Téduotttion harmonique des animaux (idem) , et tout le traité d^duoation harmon}enne (idem ).
Je ilevrais un article sur les instituteurs civilfcés, qni iont eu Fart de se placer au dernier rang en cîvi- Itsation , où ils font un métier de forçats mesquinement rétribua , et courbés sout; toutes les espèces de jougs. Le sacerdoce tombe dans le même écueil ^ à part quelques évéques et nn très-petit nombre d# favoris , la niasse des curés et vicaires végète danstttt état voisin du dén Ament , et sans moyens d*âvaiieement. Combien ces deux classes ont besoin de stimoler un honame & Fessai du régime sociétaire où elles vivront dans la grande opulence ! ( Voyez le* Traîlé de l'Association domestique-agricole. ) -
376 IfOUVBAtI VOHD*
CHAPITilE VINGT-QUATHIÈME.
Éducation de Renfonce fmxte.
. Noos en sommes à la partie dâtcate de rédttcation, à rage de transition amoureuse, point sur lequel échouent toutes nos mëtbodes répressives qui ne savent établir en relations d'amour que Thypocrisie aniVerselle, dès le début Comme dans tout le cours de la vie galante. >
Il est fatigant d'avoir sans cesse des reprœhes dlmpéritie à adresser aux sciences ; mais il est force d'en redoubler la dose en affaires: d'amour où elles se mOlit)rent plus inhabiles qu'en toute autre partie. ~ Sur îles abus de l'admiiiistrAtion , 4e la finance, de là chicane ^ les philosophes ont dutnoins es$ayé quelques antidotes ; mais rien en amowr où ils: doivent pourtant être cbnfùs de leur ouvrage , car ils a'y ont établi que la fausseté générale et la rébellion secrète aux lois; l'amour n'ayant pour se satisfaire d'autre voie que la fausseté, il -devient un cohspiratéur permanent qui travaille sans relâche à désorganiser la société , fotder tous les préceptes. :
La- nécessité d'abréger me réduit ici à donaér seulement le sommaire du sujet qui est exposé assex amplement au Traité de TAssociation domestiqueagricole. J'y ai prouvé que la civilisation n*a sur l'amour que des lois inexécutables , assurant partout
mDvsTftict. 877
Wmpniittë* lliypocrîsîe , protégeant les ihfractenw en raison de leur audaœ.
An lien 4e ces scandales qu'engendre la lé- Sblatiofi coëreîtÎTe des civilisés , il faut que rhar- «ronîe saciie , d une pleine liberté en premier «mou)* , faire naitre ;
I. L'entratnemeRt des divers âges à Hndustrie. % La ooncuroenoe âe bonnes mœurs entre les sexes. S. La rëconipeme aux vertus réelles, 4. L'emploi de ees vertus au bien public dont elles •ont isolées en ctvilisatîon.
Attirer à l'industrie les 2 âges opposés , celui auilessotts et celui au-dessus de la puberté , tel est le plus important des rôles réservés aux première «wours de l'état sociétaire. On y organise , dans U ^Ikn des jouvenceaux et jouvencelles, deux cory poratîoRs qui forment, comme les petites hordes et les petites bandes , concurrence d'instincts et de sexes. Je donne à ces deux eorps les noms de
ViSTAiAT, contenant 2^ vestales, 1/8 vestels.
I>AKefstLLAT , 1/8 damoisefles , 2/8 damoiseaux.
Le corps du vestalat pratique la chasteté jusqu'à nn âge convenu, 16 ou 19 ans. Le corps du damoiaellat se livre plus tôt è famour : l'option est libre à <*acmi , Ton peut s'engager à volonté dans Fun ou Tautre corps , et en sortir à volonté; mais il fout , tant^u'on y %ure, en observer les eoutumes ; virginité au vestalart , fidélité au damoisellat. Les harmomens ont sur ce point des garanties suffisantes,
$78 IfOQTIAD HOHDB
ia^iii0>çr la fidélité des. hommes pli^ fiu^pec^ encore que celle des femmes*
Les Jepaes g^fsns on^peu dUnolii^ation ^ hnUer le clui^te J[o3çpli; U est daps Tordre qu'ils soient en Qiinorité au eorps du vestaiat ; encore faudrû*t-il que ce corps présente de grands avantages , pour qu'up jeune homme se soumette jusqu'à 18 ou Id ans, , à une chasteté hi^n constatée. Dissertons sur ces avantages . que présentera le rôie vestalique, et répétons que les usages queje vais décrire ne pourront pas s'étahlir au début de rharmonie; on ne les introduira partiellement qu'au bout de 10 ans, et pleinement qu'au bout de 40 ou 50 ans, lorsque la génél*ation élevée dans Tordre civilisé sera éteinte.
Efi général, ce soqt les cars^ctères de forte trempe qui optent pour le vestalat et s*y maintiennent jusqu'au terme ; les caractères de nuance douce pré* feront communément le damoisellat ou précocité en exercice amoureux. Pour la décence, une jeune fille, sortant du chœur des gymnasiennes, commence d'ordinaire par entrer au vestalat et y passer au ^qinjs quelques mois.
. Les damoiselles et damoiseaux qui ont cédé à la tentation , sont obligés de déserter les a^emblées matinales de Tenfance,. car fréquentant Tune des salles de la cour galante qui tient séance de 9 à 10 heures du soir, ils net pourraient pas se lever de honne heuf e , comme renfance. et le corps du vestalat qui: j^e cQuchent à 9 heures ça hiver* Par âuite
.iHBurriniL. S7d
^ ceito dësortioh et d'antk^s inoideiis, le corps da- - Wois#l èstdëcoaaidéréparim Fenfance qui ne révère ^p»\& corps vestaliqoe. Tontes les jeunes tribus ont poUr les vestales FaffectîoQ qu'on a pour un parti resté fidèle ^près une scission. Les petites hordes envisagent les damoiseaux comme les anges rebelles de Satan, elles escortent le char des hautes vestales. . liCS tribus supériciures , âgées de 20 , 80, iO ans , ont pour la vestalité et virginité réelle une considération fondée sur d'autres motifs^ en sorte que le corps vestalique réunit au plus haut degré la faveur de ren£ance et de lage viril. C'est un ressort trèsprécieux pour Ic: sujM^ès de Tindusirie locale et des travaux d*armée.
La chasteté des vestales et vestels est d'autant UEÛeux garantie qu'ils sont pleinement libres de quitter le corps en renonçant aux avantages du rôle ; d'ailleurs cette chasteté , qui dure tout au plus jusqu'à 19 ou 20 ans, peut finir légitimement à IB et 17 ans, si le sujet trouve une alliance convenable dans «on séjour aux armées dont je parlerai plus loin.
Les logemens vestaliques sont disposés de mar nièire à donner pleine garantie sur les mœurs se^ çrètes : la civilisation n'a de garantie que sur les moeurs visibles , corporation vestâlique ne peut ioccuper que deux quartiers affectés à chacun de ses dcHX sexes. On ne voudrait pas se fier aux pères et filières sur cette surveillance \ ils sont trop aveu -
^lek tor les nMHUMrrret de qui sait les fltttar. Ba reste les vestales et Vesteis ne sont point en récInMea hors rheure da «oucker; la fréquentation jovnmliére du nrcmde est indwpensalile poor tes Testâtes, ràlij^ées de sairro leurs tniTSux liabituelsdaBs TÎagt et trente groupes d*un et d'autre sexe.
£Ues ont leurs sëanees de comt et leurs pounuî- Tsns titrés^ Les vesteis ont aussi leurs f^oursairanles. Le titre de/MNfrtncfvafi/Mlmrprocure Ta^nlage d'être reçu i la proohaiitte oampagoe, dans Taraiee oà figai>era la personne ^eeurtisée. Ce titre est oonoédé par le corps vestaliqoe , assisté de dignitaires féminins et masculii^de la oo«r d'«nour. Si o'est un homnra qui postule , sa conduite est scrutée ; on ne Im fiît fMs un crime 4e rinconstaiMse, car elle a son utilitë en harmonie ^ mais ou examine si dans ses liaisens il a fait preuTe de déférenœ et de lofauté at^eo les lemmes. Ceux qu*on appelle en Franee d'aimables roués , faisant trophée de duper le sexe &ibfe, seraient refusés , eit de même ces aigre^os moraux , dont la. feinte discrétion n'est qu'une ruse pour engeoler femmes et filles : ces caffards sentlmen* taux sontsoarent pires que les roués; e^ix-oi ne efaercbentque le plaisir, les autres en veulent à la bourse ^ leurs rertus ne sont qu'une comédie pour happer une riche héritière. Il est mîtile d'a jom er qu'une femase sera soumise au même esumen , si elle sollicite le titre de poursuivante d'un veetet ; on n'y admettrait pas oelle (fui aurait fiiit de ses
eblinnei .^ut trafic direct , ou inUreoi selon- la mode emkséa qoi alloue le titre d'honnêtes et comme il faut, a des femmes aussi yénales que les courtisanes.
Des beaux esprits Tont répondre : u On laissera ▼os réunions restaliques s'il y règne tant de bégueulerie. Quel homme voudra se fauâler avec un cotsàié de fenmies qui se donneraient les airs de cen- •arer en plein conseil ses actions , ses habitudes , son caractère? Le v«udeTille ferait justice de leur prudotte synagogue* » Voilà des objections de ciri* lise; mais en hanponie un homme ne trouverait pas son Compte à être mal dans Topinion des vestales ; il serait le l^idemain rayé du testament d'une cinquantaine de vieillards de qui il attend des legs et porèioBA d'koûries : (voyez sect. Y' les hoiries disséminées :) h. viellesse fondera son bien-éitre et ses plaisirs $ur Fdppui .de 4 corporations , vestales , petites bordes ^ faqûiresses et fées sympathistes ; et commeç elle.nQ sera pas tentée de retomber à la triste condition dosivleillards civilisés, elle saui^a bien pro* téger les quatre appuis dé son bonheur. D'ailleurs^ le lustre des vestales sera fondé sur le besoin d*idor latrie qui est uisie passion, de tous les âges.
Lès Romains, à part leur atrocité envers les ves^ taies s^uites, eurent. une idée heureuse en faisant de ces prêtresses un objet d'idolâtrie publique , une olasse intermédtaireentre Thomme et là divinité. Les harmoniens leu^ confient de même la garde du fiut saeréj non pias d*un feu matériel , oly|et de vaine
88Jt novviAv aoRU
Miperstitioii , mait du feu vraiment saeré^ céhû ^s mCMira loyales et géùër euses ei de r«ttractioQ industrielle*
Chez déjeunes fiUea de 16 À 18 ans, rîeo ne comwande mieux restime qa'uae f ir^ttiié non don-* teu^e , un détournent ardent aux travaux utiles et aux ëindes* Qil^i^t aux travaux , Im vitales aosi OQopératrioe» de9 petites liordes^ exiefepié pour lo ge^re immonde ; mais Ic^aquW sonne le ban d'nr-* gence , comme pour enlèvement de récolte par immincnoe d'orage., le corps vestaliqne et les petites bordes #ent les premiers au pbste.
: Cbaque pbalange s'efforce de produire les pbis ^lèlHres vestales, et pour mettre en évidence les divers ganifes de mérite, on les distingue en vîergies :
1° D'apparat ou beanté« â« Dé talent.
3* De cbarité on dévodment. 4® De faveur.
Sur cet assortiment , les moralistes diront qu'on ne doit rien donner à la faveur ; c'est en ne lui aecmv dant rien que nos lois aboutissent à foi tout donner. Il faut, avec la faveur, agir comme avec le feu , à qui on fiiit sa part dans un ineendie , a<2n 'qu*îl ne dévore pas tout. L'harmonie aura même dès trônes, donnés spécialement à la faveur« Ceux qui prétendent Texclure sont bt^i ignares en mécaniipie àe passions.
Chaque mois les vestales âîsent un quadrille de Résidence qui occupe le char dans les cérémonies; et fait aux jours de gala les honneurs de ta phalange,
niirasTfttBt,. S88
dans te repas et assemblëes d*ëciqii^te. Lorsqu^un moaariqtie y arrive , oh se garde bien de Tobsëder oonime chez nous par im envoi de disooarears e)a* ciak, pérorant sur les beautés du commerce et de la cbarte, sur leurs transports d*amour pour les pennoBS et les sinécures. An lieu de cette escorte insipide, chaque phalange lui députe ses pins aimables ▼estales qui ronk le recevoir aux ci^onnnes du ter« ri toîre, ou ses vestek si c'est une princesse.
Lors du rassemblement d'une armée, ce sont les vestales qui lui remettent roriflomme et qui y tiennent le premier rang dans les fêtes, coraroe dans les séances d'industrie : la réunion des plus fameuses restales est une des amorces qui attirent les jeimes gens à ces armées, où le travail exécuté sous tente mobile n'a rien de fatigant. Gomme on y donne chaque soir àen fêtes magnifiques , on n'a pas besoin d'y amener les jeunes gens la chaîne an cou , à Finstar de tios conscrits fiers du beau nom d*homme libre. L'anqée industrielle étant composée par tiers de bacchantes, bayadères, faquiresses, paladines, héroïnes, fées, magiciennes, et autres emplois féminins, on trouve pour ce service beaucoup phis déjeunes gens et de jeunes femmes qu*on n'en veut* C'est pourquoi l'admission est une récompense et les vestales sont le premier corps qui doit y participer. On y admet toutes celles qui sont à leur S* année et même à la l'« en cas que la phalange y voie matière à spéculation.
884 ROOYIAJOIIOlfDIt
L'an des s^nrioes rendiiis par le eorps vesidiqiie , est de faire briguer l'admission à Tarmée : là sedëddent.les choix et unions arec les ponrsuÎTans, on avec des monarques de divers degrés, masculins et féminins, qui viennent à Fai^mée pour y faire chc^x d'une épouse ou d'un époux à leur goil^; car les monarque ne sont pas esclaves en ha^mop^ comme en civilisation Ou on les! marie oppressiv^nent , se^ Ion la mode chinoise, à femme ou homme quHls n')Onfc jamais vu. . ;
Recommandé par tous les tituesà- la faveur de TenCattce et de l'âge mûr, ii n'est pas étonnant qne le corps. vestàlique soit Tobjet d'une idolâtrie sociale, d'un culte semi-religieux. Le genre humain aime à se <îréer des idoles^ et par suite de ce besoin géaécal, le corps vestàlique devient eii mas^e l'idole de la phalange : il a rang de corporation divine, ombre de JOieu^ liCs petites hordes qai n^aoc^dent le premier 93}^t à.ai^cuQe puissance de Ifi teiT'e , inclinent ]e^r drapeau devant Je corps testal&inç révéré comme opibre de Dieu, et lui servent de garde d'honneur.
Les plus beilles c«^rrières oupreprNs ^ eette cor« poration sont les se^tres gradués , et l'héfrédité princiçro; j'en vaiS'donner .un0 définitioii ;suOcincte.
.1'' Les [sceptres gmdués^ L'han^onieçï^ a de tous degrés , dj^puis les eOuples régnjsiyit sur une seule phalaug«, juiqu'i ceu;x^i»r^gn!snt #ur le globe^enlier : cette échelle nécei^aite en équilibre de pas<-
sions,forâiel8de|;;Fé8delioaveraitieté, (l^etle pivo- Ul : (voyez le Trailé 4^ TÂss. dom.-agricole.) . Si dans «haoïm^^. des 1 S degrés Ton n'établissait qa'iuï ooèipie de monarques , ce serait exciter les foreurs de Tanibitioq, comme dans Tétat civilisé; il faudra pour satisfaire cette passion^ au moins seise et peptêtre vingtrquatre coupleade souverains dans chacun des li degi^s;
Encore ipanrmi ces couples , établit-oa^des régies très-distinctes t, de manière que le sexe masculin n'empiète pas sur les attributions du féminin, qu'une Reine, une Impératrice, «ne Césarinè, une Omniarque, ne soient pas souveraines de nom , et esclaves défait, comche en.civiiisation. où elles n'ont nicomnandeméot, ni pouvoir poi^tif ; elles sont réduites ai^^r&l&^iervile d6 iSoLLiciTEosis, r^e que dédaignerait des femmes bar m oniennes élevées au véritable bonneur, à la vraie liberté, Gbez nous madâïttc la présidente ne préside rien, madame lamaréchalô ne eemmande rien ; leur rang n'est qu'une fumée boiMMnfique. Une barmonienne exerce les fonctions qu'indicjue son titre; une présidente préside tel conseil, telle cour ; une maréchale commande telle armée. Lesf femmes figurant en tiers aux armées îndus^rjielles, si la réunion est de 800,000 légioniiAlres, il s'y trouve cent mill^ femmes, bacchantes, bayadères , paladinos , fées , magiciennes^ etc., qui hè veulent point d'hommes pour les commander j elles ont leurs maréchales et officières de tous degrés.
i;86 II0UYI41I KMaK
n eo est de inénie dans lei 16 couples 4e àoinre** rainetéëchelomiéeen 12 degrés; sur ces postes dont J A sont ëlectîfe, Tun appartieaé aa corps Testalique. Ainsi une Tcstale, pendant la courte durée do ja chasteté, peut être âne en degré sapréaae^ Oanuat QOB do globe ou
En 1*' degcë Aoeosn^ régnant sur on tiers du globe) â« degré Césâriiis, sur un 1^ du globe | i* degré ImïKràtbics, sur ua48* envirott; 4* degré Gaufs, sur un 144« environ ; 5* degré SosHahb» sur nn 576"^ euTiron f 6* degré Reuik, sur un 17â8* environ ; 7* degré Gacioub, sur un 691â« environ.
Ces divers sceptres eompertent de beaôx traite^ mens et offrent de vastes chances ée gioîre â une vestale. Lesi^cepères de 8i*,9% 10% 11* et 1^ degpré devenant trop nombreux , n*ont de traitemeat ^pte celui des irais qui sont presque inaennUes, malgré le £aste énorme des dignitaires* (i }
(1) Gommeat nn lasie énorme ooûters^t-ilfort pea de < qoand «n voit U eitiliasU^n dépenseï* énotmémesA pour iia faite mesquin? c'est que le luxe sociétaire est combiné avec riadustrie dont il est isolé aujourd'hui ; par exemple , dans toute pbalange, les vestales primates vont en char à 12 chevaux blancs , trîjugoés, et panachés de rose ,avec un cortège brillant de fanfores, cavalerie et chars^ elles portent les pierreries da trésor, formé des dons que lui ftàt en nonrtat ehaquesociéfaireopuMint; leur cortège, que je ne m*arrélf pas à décrire, est plus &stueux que celui d'un roi de France , allant au Tk Dedm en voitures de gala.
mtotmii. 887
^'^L'.kérèdké prindère, id lâle de fénhrice dioi* 4ie par un prinoe xio rtin des treize degrés*
Les pÂnoes en tkre lamiluil , qui sont les mémeé «pie nos vois et seigneurs aeta^ se rendent à Vai^ mée pour j foire choix d'une génitrice , oit d*un> gë* ftiteur si e'est uàe princesse* D'ordinaire c'est aux Tes taies et vestels qu'ils donnent la préférence, quoi» que bien libres dans leurs choix* ( Voyex S* section aux harmonies de paternité, pourquoi ils sont tenus
Cependaiu U en coûtera Fort peu : cet attirail, au sortir de là, sera employé au travail ; des chevaux blancs travailleront aussi bien que des noirs ; cette horde brillante, ces (aquirs et paladins^ qni forment le cortège, seront une heure après aax jardins, aux ateliens. Le aumarqiie raèni* qa*<m fstallé r^e^voir, «^entremettra 4ans ^euip des iraysux pour lesquels il est passionné 5 il voudra connaître les procédés de ceue phajange oà il séjourne , les comparer avec ceux de sa phalange.
' Quant I la dépense d^ttpparat, (^hars et costumes, eVsf OQf.ponioRdu mobyierde la phalaog^ ; un l^aail char aer* vira consécutivement à toutes les vestale&j on n'est p^ obIi{;é, comme en civilisation , d*acheter un mobilier d'apparat pour chaque individu, tenir des. chevaux, des gardes et des valets oisf fil hors desmomens de représentation. Nos coutumes "ne «réent que des oisifs payés chèrement par le peuple; eJB harmonie, les fonctionnaires sont productifs, oe sont tM^gensquiy au sortir d'un cérémonial très*-court, exercent et soutiennent des travaux utiles pour lesquels ils sont passionnés cabalistiquement^ de là vient qu'on créera vingt fois pTus de dignitaires qu*en dvilisation , au lieu de les supprînMTselim faris de nos politiques.
S88 ROUYBàQ luni»!
d'allm* {airèil^ ekoix à rarnoëe, et ciommetif. cette formalité faroi^îse . leu rs {laosidiiB , ea leur tlonnant la dètible faculté de choix d'ùae épouse et d'an sûccesiieur, deux Ubertés dont u^osmonarques^^ civilisés sont dépouillés).' Le titre de 'génitrice peut conduite au :titFe'd épouse de sourerain, si la vestale deviez&t mère : nos rois foiit cette distinction , rompent im mariage stérile. Il fiittdraitde longues explications sur cet ordrié que La phalange* d'essai ni la généra* tion présente n'auront pas hesoin de connaître. (Traité de l'Association domestique-agricole.)
Remarquons que le rôle vèstaliqùe doit, comme tout autre, donner cours aux 8 passions dites Gaha* liste, Papillonne, et Composite. 11 doit cbnipenser quelques retaitb en anwuv pardes chances de lustre imilEiense et de haute fo^ttiVie : à défaut, il ne serait plus rôle passionné, mais poste morial, fastidieux, accablant, comme celui de nos demoiselles, réduites à être toutes.philo«ophei»)>ià (firodérer leurs passions, étouier leurs penclians ' affectueux, sans aucune indemnité pour cette pénible privation.
Au tableau des honneurs accordés en harmonie à ja virginité, il conviendrait de joindre un parallèle des mépris qu'elle recueille en civilisation , où la faveur n'est que pour le simulacre de virginité, pour les jongleries de libertines qui, dans le cours de plusieurs liaison^ galantes, ont appris l'art de traire les hommes, imposer aux dupes, et se faire des prôneurs parmi les ai^efins qui dirigent l'opl*
IflBOBTIUBl. 289
Bkm; (Traite de rÂBSOciation âomdsdque^agrtcole.) Quel encourageiiieiit trouve parmi nous une fiUe éiceoie^ à «oniserTw sa vir^iië au-delà de 1^ «as ? si elle est paurre, elle n'engeolera pas les ë[^ouséurs lods bons arifhinéttoiens, sachant que les rertus kie sool plis dés proirîsions pour le ménage. Ses parenr seront réduits a spéculer sur quelque sexagënamre, oa quelque dérergondé qui la prostituera par spé* oulatton ; elle ne trouTera pas môme un honnête bomme de moyen âge ; sa beauté deviendra un so)et dniquiétiide maritale, sa Terta sera suspectée poiir Taveair.
Jouiteile d'une fortune moyenne? elle sera pendant longtemps lobjet d*un sordide négoce entre lés courtiers et courtières de mariage, puis enfin Hwée À quelque homme pétri de vices ^ car ii y a beaweoup plus de mauvais maris que de bons.
Si elle obôme dix ans sans époux, eHe est en butte au persifflage public : dès qu'elle atteint t5 ans , on commence à gloser sur sa virginité comme denrée suspecte ; et pour prix d*une jeunesse perdue dans les privations, elle recueille, à mesure qu'elle avance en Age , une moisson de quc^ibets dont toute vieille fiUe est criblée ; injustice bien digne de la civilisa- Son f eUe avilit le sacrifice qu'elle a exigé : ingrate comme les népublicatns , elle paie le dévoûment des jeûnes filles par des outrages et des vexations. Faut* il s'étonner après cela qu'on ne trouve cfaei toute demeiaetie peu surveillée , qu'un masque de dias*
S90 IfOOTlAV «ONDB
leté; qi^ le sinuiktcre d'utie obéissance dont tonte Tîerge serait pùnîe dans sa vieiliesie , par Topinion méiBe 4ni exigé le sacrifice de sa heVkf jeuDCSse au préjuji^él. . /
• . Quoi: de plus iQutdie qu'une virginité perpétuée ! o*est un frdît qu'on laisse corrompre ao lieu de s'en nourrir ; monstruosité digne dé pei ordre "civilisé qui prétend à la sagesse et^ à Téconomie ! Et quand an garatiUroit à la fille décente un mariage pour prix de sa chasteté^ sera-ce ubc reeompénse? elle risque fort de rencontrer un mari bhital, qmnteux, joueur, débauché ; une honnête fille a rar«aaent assez de> finesse pour discerner les hypocrisies dC/Sés prétendans, leur délicatesse fEirdce, dont une femme urt peu manégée ne serait pas dupe : d'ailleurs • s'il y,a u» bon parti en hpmme, il ser^ enlevé par qiiel^ que intrigante exercée à l'art d!ensorceler des amans; la fille décente y échouera ^ eHe. n'obtiendra qù^un stérile tribut d'estime , et vieillira dans le câlibat-
• Je devrais ici un chap« spécial sur les vestela, un autr^ sur les da^oiselles et damoiseaux; maison ypfxt un abrégé qui ne peut se faire qu'en frailchisn sa^t beaucoup d'articles nécessaires ; ceux qui touchent aux r^a tiens d'amour ae peuvent pas être Qfileurés.,' ce sont, des sujets qui de prime-abord bl0sseut Je préjugé; il faut donc les traiter: à fond, pour démontrer que l'indécencç , l'hypocrisie et les mauvaises mœurs sont du côté des coujtumes civilisées; et que les coutumes d^harmpnie^ quoique ohor
tlSOUSTRlBL. S91
quanles au premier aperça , font naître toutes left vertus que rêve inutilement la civilisation.
J'ai dû disserter préfërablement sur le régiihede Tenfance harmonienne, parce que les^ dispositions dont il se compose ine contredisent que des systèmes, et rarement dés préjugés; pat exemple, si je décris les fonctions de lionnins et faonhines, de mentorins et mentorinès, faisant éclore les vocations indtistrienëa deFehfant, le dirigeant au mieux dans les voies do santé, de fortune , d'émulatâoh , de bonhes. moeurs y et saiw fraiS) tout père à cette lecture s'écrie, voilà e^ que je voudrais pour mes enfans : raai^ si j'enn treprends de décrire des coutumes aiw>,upeuse8. autres- que la vestàlité , des moralistes hargneux vont crier que je blesse les convenance» : elles seront nécessairement blessées dans tout parallèle; par exemple dans celui des mariage^ vestaliques avec leamatiages civilisés, où la morale n'établit que des coutumes indécentes et scandaleuses : l'union des conjoints est précédée de cétémonie^s obscènes app^elëes noces, ou l'on entremet les calembourgeois et kis ivrognes du quartier , qui viennent godailler,, dégoiser quelques bordées de mauvaises plaisanteries sur la inariée* ^
Ces: coutumes de dévergondage ne saurfiient convenir à une société décçnte comme celle- des ves7 taies; elles ont des métbodes pour consommer les; uoions avant d'en informelles calembourgeois et les ivrogjr^ps qui ne l'appi^pnnent que le lendjCrnaift
in ROCYCAU lOff»!
k>rsq[tt^il tie reste plus de marge ni pour leurs éternels jeux de roots, ni pbar leur goinfrerie morale.
YsfiTEiB. (hi ne commettra pas, en harmonie, Fineonsëqnoice de créer des vestales sans créer des Testels ; ce serait imiter la contradioticm de nos coutumes, qui prescrivent la chasteté aux filles, et tolèrent la fornication chex les garçons. G*est pro* Toquer d*an côté ce qu'on défend de l'autre : duplt* cité digne de la civilisation.
Quelle sera la classe déjeunes gens qui prendront parti au vestakt? ce seront ceux qui, comme le fils de Thésée, entraînés par des fonctions actives, inclinent peu k Tamotir. Si la chasse À elle seule, suffisait pour distraire Hippolyte de l'amour, que sera-ée d'un ordre social où tout jouvenceau sera préoccupé d'une trentaine d'intrigues industrielles et amhitieoses , plus intéressantes que n'est le médiocre plaisir de la chasse?
14 est pour la vestalité masculine bien d'autre* chances ; d'abord, ^amou^ pour une vestate dont on est poursuivant , et par suite admissible avec eHe aux grandes armées : les armées sont dé l^ degréa en harmonie, et une campagne vestaliqne j est comptée pour double, môme aux poursiitvantes de vestels. Douze campagnes donnent le r»ng de paladin et paladine , officiers de l'unité universelle*
Les vestels tant soit peu distingués, tmt aux armées une belle chance d'alliance monareale ; ils
iIfDVSTB^l4 398
yeuLY^xt être crhoisis par quelqïie hante èauTeràine; oomiae géDÎteiirs d'héritiers tituiaûre»^ et parveniF au titre d'ëpouît , sih surrient progéoUute vivante Qu'une souveraiae perde son héritière, elle yien* aux armées choisir un géniteur;. et c'est d'ordinaire sur ug^yestel que. porté son choix. .
La wit^mié des vestels sera applaudie même def femmes , qui aujourd'hui s'en moqueraient ; elles •pécuileront bien différemment des dames ciyiliâéea qui y incertaines des jouissances futures^ se presseï^ d'user les jeunes gens. 0» pourra voir à- l'article Faquirat, que. les femmes .hàrmohiennes ont dea moyens deoens de iHMirlroîr a leurs plaisirs , et què Fessor de passions est assuré dan» oet ordre à tou» le» âges, Klaiis chaque serè.
Rappelons que ces coutamel qui, à la lecture^ penyent sembler ro^aixliqaes, ont pour but de qua*« dffupler la ^chesse effective, de ving^upler et qùa*raatup^r la richesse relative,, en .faisait coopéarei* l'amour, dans toutes ses variétés, au progrès âpïm-t dustrie. La riehesse s'élèvera en proportion du libre essor de toutes les passions ; c^çsi poi^* cela que les vieillf^rds'qui^en harnlonie, aimeron|t les richesses et lés pkrtsûfs plits' qu'on ne le» aime à présent, sér roni fes premiers a demander l'établissement de lai liberté atoo^n^ebse; à l'épaqne où Tharmonie sooié^ UAte sera parvenue au degré nétiessaire pour fohder rëgtslièremèïitee genre de liberté, rétayier de touâ lev'cetitte-poîcis qliî peuvent le garantir d^atnn» dansî
S94 iiOQVK&ir loifw
les direnrs âgdi , let le coordMiner en toât éens 9^^ sontiirai de Fiiidustrie* Ces contre^poids se composent d'un grand nombre de corporations dont je ne pevx pas traiter, et qoi établissent la concurrenœ des în^ stincU et des sexes.
D'autre part le» Tietilards s^àpereevront bien vite qu'ils sont les dopes du régime coërcittf et des astuoes de oivilisation. Les lois civilisées ayant ééé de tout temps l'ouvrage de la vieillesse , il est bizarre qu'elle les ait faites entièrement à son désavantage^ et que nos vieillards aient organisé les aûiours et le» relations de famille de manière à se faire baïr, per-* 8Σ9er et pousser dans la tombe par la jeunesse 9 quelques rares exceptions confirment la règle : on voit , je le sais , des familles xm les en£aui6 ne sou*baitent pas la mort dos vieillards^ mais combien eette affection est rare , surtoui ptrini le peuple ! or je ne peux pas daàs.cet ourrage, supprimer , en faveur de quelques gens vertueux , la critique das vides généralement réghaus*
Je reviendrai sur ee sujet ^ car noas aurons , sur lamour , un grand problème à résoudre , celui de procurer aux pères et mères les jouissances de pater^ nité dont ils 4sont presqu'entièrement privés dans Fétat civilisé , en dépit ^es illiisioAS dont ils se repaissent. Les barmonies de paternité 4taat intimement liées avec celles d'amour i il foudra traiter simultanément les deux $igets , ^ d'abord expliquer las barmonies de famille eon?oitées par loua lee
lll»9<STtIll. tM
pères civilises qui sont loin d*y pârT^eHir : lorsqu'ils HUront été convaincus que les accords d'amour et dd (amilla sont inséparables , ils deviendront tolérans s^r les innovations en régime amoureux , sans le»* quelles il leur est impossible d'atteindre aux jouis* tances de famille où ils voudraient placer leur bon* heur. Je renvoie à lu 5" section pour dissiper leurs illusions et leur duperie , bien expliquées dans le Traité de l'Association domestique-agricole. Il n'est fias de classe plus froissée , et plus fondée à se plaindre de la civilisation.
Fin de la 3« section.