CHAPITRE II
Chaillot. — Étymologie du nom. — Redevance à l'abbe' de Saint- Germain-des-Prés. — Le couvent de la Visitation. - — Mlle de La Valliere. — Sainte-Périne. — Le quai de Billy. — La pompe à feu. — La Manutention. — Le Trocade'ro.
Ces embellissements vont vivifier le vieux village de Chaillot, dont on connaît l'heureuse position sur une colline qui domine la rive droite de la Seine. — Sous les rois de la première race, il n'y avait, dans toute l'étendue de la région comprise dans l'angle formé par le cours de la Seine, au-dessous de Paris, qu'un seul endroit appelé Ùbnio, et qui, plus tard, reçut le nom àeNigeon. Ce fut dans un acte de la fin du xic siècle qu'il fut question pour la première fois de Chaillot. Il était désigné sous les noms de Caleio , Callevio , Challoio, Caloilum, et enfin ChaUoel, qui tous ont pour racine le mot frank Chail (déboisement). Au xrve siècle seulement, on commença à écrire Chailluyau, plus tard ce nom fut changé et devint Chaillau, Chaleau et Chailliau. On le voit, il est facile de rapprocher le nom actuel de cette dernière dénomination. En 1007 Chaillot fut érigé en paroisse et placé dans la circonscription du prieuré de Saint-Martin-des-Champs.
Les habitants de Chaillot devaient tous les ans, le jour de l'Ascension, porter à l'abbé de Saint-Germain-des-Prés huit bouquets, deux gros et six petits, un fromage gras, et un denier parisis par chaque vache qui paissait dans File Maquerelle, qu'on appela plus tard île des Cygnes, et que l'administration a exhaussée pour approfondir le chenal de la Seine.
En 1450 les terres de Chaillot furent acquises au seigneur de Marly-le-Chàteau ; néanmoins, le roi conserve le droit de haute justice, celui d'aubaine et biens vacants appartenant au haut-justicier, droits dont il se démit bientôt en faveur de Philippe de Commines son chambellan. On lit dans les lettres patentes constatant cette donation à Commines, le passage suivant: « Une tour carrée et les prisons qui sont au-dessous, l'hôtel de « la seigneurie qui était alors en ruine , environ sept arpents « de jardin et de cerisaie qui allaient jusqu'aux fossés des égouts « de Paris; trois arpents de vigne en une pièce; seize ou vingt « arpents de terre ; trente livres parisis de gros cens, huit « livres de menu cens ; rouage des vins qui se baillent à ferme, « et six ou sept arrière fiefs tenus de la tour carrée, justice « moyenne et basse, avec mairie et sergent. »
A une époque postérieure, la haute-justice de Chaillot appartint à la couronne. Il est dit dans une sentence de 1033 qu'elle fut donnée au maréchal de Bassompierre. Enfin, ce furent les religieuses de la Visitation qui obtinrent ce droit de
haute-justice. Il est intéressant de connaître quelle fut l'origine du monastère de la Visitation de Chaillot. Ce couvent, situé à mi-côte de Chaillot et à l'extrémité du village qui portait ce nom, était le dernier établissement que l'on rencontrât dans ce quartier au commencement de ce siècle. Il avait été fondé par Henriette-Marie de France, fille de Henri IV, et veuve de Charles Ier, roi d'Angleterre. Cette princesse avait obtenu, par lettres patentes enregistrées au parlement le 19 janvier 1G5'2, l'autorisation nécessaire pour établir dans la paroisse de Chaillot un couvent de religieuses de la Visitation. Dans ce but, elle fit l'acquisition d'une grande maison bâtie par la reine Catherine de Médicis, et qui avait appartenu, après sa mort, au maréchal de Bassompierre. Sous Henri IV on l'appelait la maison de Grammont. Les mémoires du temps rapportent qu'après y avoir installé ces saintes filles, Henriette demeura quelque temps avec elles, se soumettant à toutes les pratiques religieuses, et édifiant la communauté entière par la sainteté de sa vie.
Quelques années après leur établissement à Chaillot, les religieuses de la Visitation, déjà reconnues dames du lieu, obtinrent l'amortissement du château de ce village, de la maison du jardinier, jardin et bois clos de murs, sans être tenues de payer finances. Ces droits leur furent accordés par lettres du mois de septembre 1656.
Leur maison fut depuis considérablement augmentée; et, dans l'année 1704, ÏNicolas Frémond, garde du trésor royal, et Geneviève Damond , sa femme , firent rebâtir entièrement l'église dans laquelle le cœur de cette dame fut conservé. Du reste, l'architecture de ce bâtiment était de fort mauvais goût. Le comble n'avait aucune proportion avec le reste de la construction. L'effet était d'autant, plus choquant que par sa situation même on l'apercevait de très-loin.
Dans la chapelle dite de Saint-François-de-Sales, au monastère de la Visitation, se trouvait autrefois un tableau de Restout, représentant M™e de Chantai et ses religieuses en prières, devant l'image de ce saint.
Dans le chœur de l'église étaient déposés le cœur de Henriette de France, reine d'Angleterre, fondatrice de cette maison; ceux de son fils, Jacques Stuart II, roi d'Angleterre, et de Louise-Marie Stuart, fille de ce prince, morte au château de Saint-Germain-en-Laye, le 7 mai 1718. Ce couvent, qui fut détruit pendant la révolution, rappelle l'un des épisodes les plus touchants de la vie de la duchesse de La Valliere pour laquelle La Fontaine semble avoir dit :
« Et la grâce plus belle encor que la beauté, n
Ce ne fut pas sans de terribles combats que M"e de La Valliere céda au sentiment qui lui fit accepter les hommages du roi, jeune alors, et doué d'avantages qui l'eussent fait remarquer, lors même qu'il n'eut pas été environné du prestige de la couronne de France. Plus d'une fois Mlu de La Valliere avait fait de vains efforts pour se soustraire au danger. Saint-Simon ne raconte-t-il pas comment, à deux reprises différentes, elle voulut s'enfuir de la cour! La première fois elle se, rendit aux Bénédictines de Saint-Cloud, où le roi alla- en personne se la faire rendre, sur le point de commander de mettre le feu au couvent si l'on n'obéissait à ses ordres.
La seconde fois, la jeune fugitive se retira précisément à Chaillot, auprès des filles de Sainte-Marie. Le roi y envoya M. de Lauzun, son capitaine des gardes, avec maiu-forte pour enfoncer le couvent. MHe de La Valliere en fut encore ramenée. Enfin elle céda. Elle fut accablée lorsqu'elle sut que ses relations avec le roi étaient connues, et, à ce propos, on se rappelle le mot de M™' de Sévigné : « Sur cette petite violette qui se cachait sous l'herbe, et qui était honteuse d'être maîtresse, d'être mère, d'être duchesse, jamais il n'y en aura sur ce moule. » Bientôt survinrent pourelle de cruelles déceptions : elle avait dans M"10 de Montespan une rivale redoutable. On comprend ce qu'elle dut dévorer d'amères souffrances pendant trois ans, combattue entre le penchant qui l'attirait vers le. roi et les tortures d'une trop légitime jalousie â la vue du triomphe de celle qui lui était préférée. Au mois de février 1671, elle tenta de se retirer du monde, et alla habiter Chaillot, voulant abandonner la cour et faire pénitence. Le roi s'émut de ce départ, et envoya Colbert, son ministre des finances, la prier instamment de venir à Versailles pour qu'il pût lui parler encore. Colbert la ramena. L'entrevue fut touchante, des pleurs furent
versés de. part et d'autre. 'Une réconciliation eut lieu; mais bientôt M"c de La Vallière ne tarda pas à remarquer combien le roi la négligeait.
En outre, elle ne ressentait que trop l'humiliation de se voir traitée en rivale hautaine par M°" de Montespan. C'était alors qu'elle songeait à embrasser la vie religieuse, et souvent il lui arrivait de dire à M'"' Scarrpn : « Quand j'aurai de la peine aux n Carmélites, je me souviendrai de ce que ces gens-là (le roi « et M"" de Montespan) m'ont fait souffrir. »
Enfin, en 1074, elle prit irrévocablement le parti de quitter la cour. Elle avait alors trente ans. Au mois d'avril, elle vint prendre publiquement congé du roi, et dans cette entrevue, une dernière torture lui était réservée : le roi se montra presque indifférent pour elle, et la vit partir d'un œil sec. Elle fit les adieux les plus touchants à la reine, qu'elle avait toujours respectée, et lui demanda humblement pardon, prosternée à ses pieds, devant toute la cour. Le 3 juin 1075, elle fit profession au couvent de Chaillot, fondé par Henriette de France, et reçut le voile des mains de la reine. M"c de Sévigné dit à ce sujet : « Elle fit cette action, cette belle et courageuse personne, comme toutes les autres de sa vie, d'une manière noble et charmante; elle était d'une beauté qui surprit tout le monde. Mais ce qui vous étonnera, c'est que le sermon de M. de Condom (Bossuet) ne fut pas aussi divin qu'on l'espérait. » La duchesse de La Vallière devint la sœur Louise de la Miséricorde.
A Chaillot fut longtemps la maison de retraite de Sainte- Périne, qu'on s'occupe de transférer sur le territoire de l'ancienne commune d'Auteuil. C'était autrefois une abbaye de chanoinesses de l'ordre de Saint-Augustin, établie originairement à Nanterre en 1638, sous le nom de Sainte-Geneviève, et transférée à Chaillot en 1650, où elle prit le nom de Notre-Dame de la Paix, titre qu'elle changea en celui de Sainte-Périne en 1746, époque où les religieuses de l'abbaye de Sainte-Périne de la Villette furent réunies à cette communauté. L'abbaye de Sainte-Périne fut supprimée en 1790. Vers 1800, M. Duchayla fonda et établit dans ces bâtiments une institution en faveur des personnes honorablement élevées, et tombées dans l'adversité. C'est une maison, où, pour 0,000 fr. une fois payés, ou au moyen d'une pension annuelle de 600 fr., les vieillards septuagénaires de l'un et de l'autre sexe trouvent une chambre convenable, une bonne nourriture, et tous les égards qu'ils peuvent désirer. En cas de maladie, le traitement est fourni gratuitement. L'institution de Sainte-Périne compte cent quatrevingts lits.
Plusieurs personnes remarquables ont terminé leurs jours à Sainte-Périne : le marquis de Chambonas, marchai de camp, ministre de la guerre sous Louis XVI, v est mort en 1 807 ; Chàteauneuf, auteur d'une Vie des grands capi'aines de la République et de l'Empire, de la traduction de l'École du scandale de. Sheridan, y est mort en 1842, à l'âge de soixante-dix ans; Colombel de la Meurthe, député aux États-Généraux, membre du conseil des Cinq-Cents et du conseil des Anciens, qui s'opposa avec une grande énergie, le 18 brumaire, au renversement de la Constitution, y a fini sa carrière le '25 janvier 1841 ; Flamen Grétry, neveu et exécuteur testamentaire de Grétry, est décédé à Sainte-Périne en 1843.
Chaillot et le XVIe arrondissement sont bornés au sud par le quai de Billy. 11 s'appela successivement quai des Bons- Hommes, de Chaillot, de la Savonnerie, du chemin de Versailles. Napoléon envoya de Varsovie, le 13 janvier 1807, un décret qui portait que le pont construit sur la Seine, eu face du Champ-de-Mars , s'appellerait pont d'iéna, et que le quai s'appellerait quai de Billy, en mémoire d'un général tué dans cette bataille. En le descendant, nous voyons la pompe à feu que les frères Perrier firent établir, en 1778, pour élever l'eau du fleuve et la distribuer dans Paris.
lin canal de sept pieds de large, construit sous le chemin de Versailles, introduisait l'eau de la Seine dans un bassin eu pierre de taille, dans lequel on plongeait le tuyau d'aspiration des pompes. Ce bassin, ainsi que le canal, était creusé de trois pieds au-dessous des plus basses eaux. Aucun égout ni ruisseau ne pouvait nuire à la salubrité de l'eau que les pompes élevaient. Un bâtiment solide, construit sur le bassin même, contenait deux machines à feu de la plus grande proportion, connue en 1778. Chaque machine faisait monter, en vingt-quatre heures, environ 4110,000 pieds cubes d'eau, composant 48,600 muids, dans les réservoirs construits sur le haut de la montagne de Chaillot. Leur élévation, de 110 pieds, per-
mettait a la compagnie de répartir de l'eau dans tous les quartiers du nord de la ville, sans exception.
Quoique les machines fussent faites pour se suppléer en cas de réparation, on avait eu néanmoins l'attention de donner assez de diamètre au tuyau qui montait au réservoir, pour pouvoir les faire marcher ensemble en un besoin extraordinaire, comme en un cas d'incendie.
La création de la compagnie, des frères Perrier fut accueillie comme un bienfait, et offrit à la capitale les avantages immenses d'avoir à bon marché dans tous les temps de l'année, et sans interruption, de l'eau saine, en telle quantité qu'on voulait ;
D'avoir les secours toujours prêts pour arrêter un incendie naissant, où il suffit souvent d'être, au premier instant du mal, à portée d'une très-petite quantité d'eau ;
D'arroser abondamment les rues pendant les sécheresses de
l'été;
Dfi verser, l'hiver, une assez grande quantité d'eau pour entraîner dans les égouts les glaces à demi-fondues, qui séjournaient dans les rues, et les rendaient impraticables.
L'eau que fournissait cette compagnie s'élevait, dans la plupart des quartiers, à 12 et 15 pieds au-dessus du pavé.
Les souscripteurs étaient servis tous les deux jours et à des heures réglées. Enfin , cette compagnie n'avait rien négligé pour donner à son établissement toute l'étendue et la perfection qu'exigeait l'entreprise.
L'abonnement était de 50 livres par an, pour 1 muids d'eau par jour.
Les machines de la pompe à feu de Chaillot, si admirées et si utiles, furent bientôt jugées insuffisantes. Elles furent remaniées à plusieurs reprises et remplacées, en 1857, par de nouvelles machines qui n'élèvent pas moins de 1,200 litres d'eau à chaque coup de piston. Ce volume d'eau, qui pourrait être encore considérablement augmenté, se répartit entre cinq bassins dont la hauteur au-dessus de l'étiage de la Seine, varie de 30 à 36 mètres. Le dernier bassin, construit en 1858 sur le point, culminant.de Chaillot, a pour destination spéciale d'alimenter les nouvelles conduites de distribution dirigées vers les points supérieurs aux anciens bassins, et, par suite, aux réservoirs d'eau du canal de l'Ourcq et de ses affluents.
La distribution des eaux, provenant des bassins de Chaillot, se fait par quatre conduites : les trois premières desservent la rive droite de la Seine; l'une, par les boulevards, va se terminer à la place de la Bastille; la seconde suit le faubourg Saint-Honoré et finit à la rue Saint-Denis; la troisième part du bassin supérieur et se bifurque au nord et à l'ouest. Le premier embranchement alimente les quartiers élevés des faubourgs Saint-Denis, du Temple et Saint-Antoine; la seconde bifurcation dessert le bois de Boulogne. Enfin, pour les quartiers situés sur la rive gauche de la Seine, une quatrième conduite, posée en 1853, remonte le quai de la Conférence, passe la Seine au quai de la Concorde, et après un parcours d'environ 5 kilomètres, amène ses eaux au bassin de la place de l'Estrapade, qui reçoit également une partie du débit du puits artésien de Grenelle, et qui était également autrefois alimenté par les eaux de la pompe Notre-Dame.
Tant de ressources aquatiques n'ont pas empêché un établissement contigu à la pompe de Chaillot, la Manutention, d'être détruit par un incendie, le 18 novembre 1855. C'était un dimanche, et la nuit tombait, quand des clartés rougeàtres flamboyaient sur Paris. Les habitants se demandèrent avec anxiété d'où elles provenaient. Les terrasses, les toits mêmes se couvrirent de curieux , interrogeant avec anxiété l'horizon. Les bruits les plus sinistres couraient : les uns indiquaient tel embarcadère de chemin de fer; les autres la compagnie générale des omnibus; quelques personnes parlaient même du Palais de l'Industrie. — A Auteuil, à Passy, on battait la générale.
Ce ne fut que vers sept heures que la foule qui se déversait par les rues, les quais et les boulevards fut fixée sur le théâtre du sinistre. Il s'agissait de la Manutention des vivres militaires.
L'incendie avait éclaté vers les cinq heures du soir dans la partie des bâtiments qui est occupée par la machine à vapeur ou dans un des fours. Après avoir été d'abord comprimé, il reprit une intensité telle qu'il n'aurait plus été possible d'espérer le contenir sans un déploiement immense de moyens et de forces. Tous les postes de pompiers, tous ceux des casernes
PÀSSY.
principales, les pompiers mêmes qui étaient en permission furent aussitôt requis, et l'on coupa le feu de manière à préserver les grands établissements voisins.
Des régiments entiers, parmi lesquels la gendarmerie, les grenadiers, les cuirassiers de la garde, des détachements de presque tous les régiments en garnison à Paris, les chasseurs de Vincennes, les guides, portèrent des secours où il en fallait.
Les grenadiers arrachèrent aux flammes de nombreux sacs. On réussit également à sauver les papiers de la comptabilité et les farines. Les brigades centrales des sergents de ville se distinguèrent particulièrement.
Les autorités principales de Paris, le ministre de l'intérieur, le préfet de police et le préfet de la Seine, les généraux commandant la place et la garnison de Paris, le commandant des pompiers de La Condamine, le maire du I" arrondissement, le commissaire de la section des Champs-Elysées, M. Collomb, et plusieurs de ses collègues des quartiers contigus accoururent des premiers.
D'immenses chaînes s'organisèrent.
A dix heures, une foule de tapissières furent mises en réquisition pour enlever ceux des amas de vivres qui purent être sauvés, et peu à peu on se rendit maître de l'incendie en l'isolant dans un foyer déterminé. Des trois corps de logis de la Manutention, un seul fut brûlé avec les grains et les moulins qu'il renfermait. La perte fut évaluée à près de deux millions, quoiqu'on eut sauvé la plus grande partie des approvisionnements de l'administration en blé et en farine.
Sur l'emplacement de la Manutention était jadis la Savonnerie. Un peu plus loin, dans un petit hôtel d'un aspect mystérieux, conspirèrent, en 1804, Georges Gadoudal, Armand de Poliguac, Pichegru et le général Moreau.
En continuant à descendre la Seine, nous arrivons devant une rampe qui monte à Chaillot, et où les jours de grande revue s'échelonnent des milliers de spectateurs. Il est question de disposer pour eux un amphithéâtre plus régulier, plus vaste, et que dominerait un monument nouveau où viendrait s'installer l'École polytechnique. Mais ce projet recevrait-il son exécution? Que de plans ont été faits déjà pour utiliser cette belle position, d'où les yeux planent sur le cours de la Seine, sur le Champ-de-Mars, sur les pittoresques hauteurs de Meudon et de Saint-Cloud ! Napoléon I" songeait à y placer le palais du roi de Rome: Louis XVUI en fit le Trocadéro, et voulut y mettre un monument dédié à l'armée d'Espagne. En attendant qu'elle soit chargée de constructions, cette pente reste ombragée d'arbres verts, et cela vaut peut-être mieux.