BELLEFOND
BASTILLE ( Place de la ). De la rue St-Antoine à la rue du Faubourg- St-Antoine. 4e A. 15e Q.
Formée en 1790 sui l'emplacement de la vieille forteresse commencée en 137U, .suus Charles V, et achevée en 1382, sous Charles VI. Cette Bastille, élevée d'abord pour la défense de Paris, servit bientùt de prison d'État : elle fut assiégée, prise et détruite le 14 juillet 1789.
BATAILLES (Rue des). De la rue Gasté à la barrière Sle-Marie. 16« A. 64e Q.
C'était à la fin du siècle dernier la « rue Marie » ; un plan dressé en 18U8 la désigne sous le nom qu'elle a aujourd'hui, à cause de sa situation qui permet d'admirer les mouvements de troupes au Champ-de-Mars.
BATIGNOLLES (Boulevard des). De la Grande-Rue à la rue de Lévis. 17e A. 67e Q.
Il sert de frontière à l'ancienne commune de Batignolles. L'étymologie de ce mut se perd dans la nuit des chartes. Notre savant collaborateur au Nouveau Paris , Emile de La Bédollière, après avoir cherché et trouvé, a déclaré que la seule possible devait être liatifolle , de l'italien buttfolla, formé de batifulium, mot qui désignait tantôt une tour de bois élevée sur les remparts où les jeunes gens allaient s'ébattre, tantôt aussi un moulin à vent : nous ne nous y opposons pas.
BATTGNOLLAISES (Rue des). Du boulevard des Batignolles à la rue des Dames. 17e A. 67e Q.
BATTOIR (Rue du). De la rue Lacépède à la rue du Puits-l'Ermite.
Bâtie vers le miUeu du xvic siècle sous le nom de « rue Saint-Réné ». Son nom actuel lui l'ut donné en 1603, à cause d'une enseigne qui s'y voyait alors et qui a disparu depuis.
BAUCHES (Rue des). De la rue de Roulainvilliers à la rue de la Glacière. 16e A. 62* Q.
Son nom lui vient sans doute des petites maisons qui y étaient autrefois semées : du vieux français bouche^ bauye , boye , de la basse latinité btiyia. Mais c'est là une bien vieille étymologie pour une rue qui date d'hier à peine !
BAUDELIQUE ( Rue). De la petite me St-Denis à la rue des Poissonniers. 18° A. 70e Q.
Tracée récemment.
BAUDOYER ( Place ). De la rue des Barres à la place du Marché- SUIean. 4e A. 14e Q.
C'est tout ce qu'il reste de ce vieux souvenir parisien qui s'appelait la « Porte desBagaudes, ou des Bagauds » ( lia y awl arum porta ) , qui donna son nom à la place bâtie sur ses ruines. L'abbé Lebœuf est d'un autre avis que nous à ce sujet : il pense que liaudoyer vient de Baudacharius f défenseur de Paris, magistrat dont les fonctions étaient très-importantes. De Buudaeharhts on aurait fait, par contraction, Baudarias , Baudaire, Baudaier,et enfin liaudoyer. Voilà bien de la poudre étymologique tirée aux moineaux , à ce qu'il nous semble : pourquoi liaudoyer ne viendraitil pas tout simplement de Bamlroyer, corroyeur? D'autant plus qu'il y avait, à peu de distance de là, à la môme époque, une « rue de la Baudroyerîe a .
1JAUER (Cité). A Plaisance. 14e A. 56CQ.
BAUME (Rue de la). De l'avenue Percier à la rue de Courcelles. 8* A. 32e q.
Nous en ignorons l'étymologie. Est-ce un nom de propriétaire? Est-ce parce qu'à l'endruit où cette rue a été tracée, il y avait autrefois une grotte, une baume, balma ?
BAYARD (Impasse). Rue Bayard. 15e A. 59e Q. Même étymologie que ci-dessous.
BAYARD (Rue). De la rue Kléber à la rue Duguesclin. 15° A. 59e Q. Ouverte au commencement de ce siècle. Son nom lui a été donné en mémoire du chevalier sans peur et sans reproche, Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, né en 1476, mort en 1524.
BAYARD (Rue). Du cours la Reine à l'avenue Montaigne. 8e A. 29e Q. Même étymologie que précédemment. Ouverte en 1823. BEAUBOURG (Rue). De la rue Maubuée à la rue Réaumur. 3e A. 12e Q-
Elle allait autrefois de la rue Simon4e-Franc à larueMichel-le-Comte, ettenaitson nom d'un beau bour y qui fut enclavé dans Paris sous Philippe- Auguste, de 1190 à 1210. Une moitié de cette rue, qui se trouvait hors la ville, se nommait «rue Outre-la-Poterne-Nicolas-Hydron»; la moitié comprise dans Paris se nommait «rue de laPuterne». Voici comment Guillot la nomme :
« Par la rue des Petits-chans Alai droitenient en Qiaubourc, Ko ebassoio cliièvre no bouc... >.
Depuis 1851, on a compris sous le nom de rue Beaubourg, les rues Beaubourg, Transnonnain, St-Huguos et le passage Aumaire.
BEAUCE (Rue de). De la rue d'Anjou à la rue de Bretagne. 3e A. 10e Q.
Ouverte en 1626, à la môme époque que la rue d'Anjou; elle porte le nom d'une ancienne province de France. LaBeauce faisait partie de l'Orléanais ; elle forme aujourd'hui, avec une partie du Perche, le département d'Eure-et-Loir.
BEAUCOURT (Impasse). Rue du Faub.-St-Honoré. 8e A. 30e Q.
Bâtie en 1825 sur les terrains d'un propriétaire riverain.
BEAUJOLAIS (Rue de). De la rue de Bretagne à la rue de Forez. 3p A. 10e Q.
Tracée vers 1625, comme les rues d'Anjou et de Beauce.
BEAUJOLAIS (Rue de). De la rue de Valois à la rue Montpensier. 1"A. 3^ Q.
Ouverte en 1784 sur une partie de l'emplacement du jardin du Palais-
Royal, appartenant alors au duc d'Orléans, dont l'un des fils portait le titre de comte de Beaujolais.
BEAUJOLAIS (Passage). De la rue Montpensierà la rue de Richelieu. I" A. 3e Q.
Môme étymologie.
BEAUJON (Boulevard). De la rue Mironiesnil au chemin de ronde du Roule. 8e A. 30e Q.
Doit son nom à sa proximité des terrains de l'ancienne Folic-Beaujon, bâtie à la fin du xvaie siècle par le conseiller d'État Beaujon. BEAUJON (Rue). De la rue des Écuries au boul.de l'Étoile. 8eA. 30e Q. Ouverte en 1842 sur les terrains de l'ancienne Folie-Beaujon. BEAUMARCHAIS (Boulevard). De la place de la Bastille à la rue du Pont-aux-Choux. 4e A. 15e, 42e et 43e Q.
Établi en 1670 sous le nom de « boul. St-Antoine », à cause du voisinage de la porte St-Antoine. Le nom qu'il porte lui fut donné en 1831, en mémoire de l'auteur du Barbier de Séville, né en 1732, mort en 1799. BEAUNE (Rue de). Du quai Voltaire à la rue de l'Université. 7e A. 25e Q.
C'était autrefois la « rueduPont-Rouge», parce qu'elle aboutissait à ce pont, supprimé depuis. Son nom actuel lui vient d'un hôtel particulier. BEAUNE-BELLEVILLE (Rue de). De la rue de Paris à la rue St- Denis. 19e A. 75e Q.
BEAUNE-BERCY (Rue de). De la r. d'Orléans à la r. de Bercy. 12<-' A. 47e Q.
BEAUREGARD (Impasse). Rue St-Denis. 19e A. 75'' Q. BEAUREGARD (Rue). De la r. Poissonnière au boul. Bonne-Nouvelle. 2c A. 8e Q.
On la connaissait déjà au commencement du xvie siècle. Elle doit son nom à sa situation au sommet de la butte Montorgueil, d'où l'on jouissait d'une belle vue, ou d'un beau reyard, pour parler comme autrefois.
BEAUREGARD (Rue). De l'avenue Trudaine au boul. Rochechouart. Tracée en 1805. Vient seulement d'être bâtie depuis la suppression du mur d'enceinte. Môme étymologie.
BEAUREPAIRE (Rue). De la rue des Deux-Portes à la rue Montorgueil. 2^ A. 8e Q.
En 1255, on la désignait sous le nom Belliis locus; en 1275, sous le nom de Bellus reditus, d'où l'on a fait, en 1313, «Beau-Repaire»; repaire, en vieux français, signifiant belle demeure, belle retraite. Nous le voulons bien. Toutefois, nous ferons remarquer que Le Duchat fait venir Beaurepaire du latin barbare rapatria, heu où l'on se réfugie.
BEAUSÉJOUR (Boulevard).' Du chemin de la Muette à la rue de l'Assomption, à Passy. 16e a. 62e Q.
BEAUTREILLIS (Rue). De la rue des Lions à la rue St-Antoine. 4e A. 15e Q.
Bâtie vers 1552 sur l'emplacement du jardin de l'hôtel St-Paul, qui avait, paraît-il, de fort belles treilles.
BEAUVEAU (Place). Du F.-St-Honoré à la rue Miromesnil. 8e A. Ainsi nommée parce qu'elle est en face de l'hôtel du marquis de Beauveau, bâti par Camus de Mézières.
BEAUVEAU (Place). De la rue de Charenton au marché Beauveau, 12e Arrondissement.
BEAUVEAU (Rue). De la rue de Charenton au marché Beauveau. 12e A. 48e Q.
Ouverte en 1778 sur les dépendances de l'abbaye St-Antoine-des- Champs, dont l'abbesse se nommait alors Mme de Beauveau-Craon.
BEAUX-ARTS (Rue des). De la rue de Seine à la rue Bonaparte. 6e A. 44e Q.
Ouverte en 1825 sur l'emplacement de l'hôtel de la Rochefoucauld. Aboutit vis-à-vis de l'école des Beaux-Arts.
BECCARIA (Rue). De la rue des Charbonniers à la rue Traversière. 12e A. 48e Q.
Ouverte il y a quelques années le long de la prison Mazas. Beccaria, économiste politique, célèbre par son Traité des délits et des peines, est né à Milan en 1735, etmurt en 1793.
BEL-AIR (Avenue du). De l'avenue de St-Mandé à la place de la barrière du Trône. 12e A. 45e Q.
Doit son nom à sa situation dans un lieu élevé et découvert. BEL-AIR (Rue du). De la rue du Moulin-des-Prés à la rue Militaire. 13c A. 54« Q.
BEL-AIR(Rue du). De larue de Longchamp au rond-point de l'Étoile. 16e A. 63e et 64e Q.
Même étymologie.
BELHOMME (Place). De la rue de la Nouvelle-France à la rue Belhomme. 18*1 Arrondissement.
BELHOMME (Rue). De la rue des Poissonniers à la rue de la Nation. 18e A. 70e Q.
BELLECHASSE (Rue de). Du quai d'Orsay à la rue de Varennes. 7e A. 25e et 26e Q.
Percée à la fin du siècle dernier, elle n'allait que jusqu'à la rue St- Dominique. En 1805, elle fut prolongée sur les terrains du couvent de Bellechasse jusqu'à la rue de Grenelle, et en 1851 jusqu'à la rue de Varennes, en absorbant la rue Hillerin-Bertin.
BELLEFOND (Rue). De la rue du Faub. -Poissonnière à la rue Rochechouart. 9e A. 36e Q,
Ouverte sur un terrain relevant de l'abbaye de Montmartre, elle porte, ainsi que plusieurs autres voies publiques de ce quartier, le nom