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BERGERS

BIEVRE.

d'une des abbesses de ce monastère, Bernardine-Thérèse Gigault de Bellcfond, née en 1659, morte en 1717.

BELLES-FEUILLES (Rue des). De l'avenue de St-Gloud au Carrefour des Sablons. 16e A. 63e Q.

Elle est de création récente, et doit son nom à des plantations.

BELLEVILLE (Boulevard de). De la rue des Trois-Couronnes à la rue du Temple. 20e A. 77° Q.

C'était la frontière de la commune de Belleville.

BELLEVILLE (Rue de). De la rue Basse-St-Denis à la route d'Allemagne. 19e A. 75e Q.

BELLEVILLE (Rue de). De la rue de Bagnolet à la rue de Charonne. 20" A. 79* Q.

BELLEVUE (Rue de). De la rue Basse-St-Denis à la rue des Lilas. 19<-A. 75e Q.

Doit son nom à sa situation.

BELLEVUE-PASSY (Rue de). De la rue du Bel-Air à la rue des Bouchers. 16e a. 64c Q.

Même ét}-moIûgie.

BELLIÈVRE (Rue). Du quai d'Austerlitz à la rue de la Gare. 13° A. 49° Q.

Ouverte à la fin du siècle dernier. Comme elle est dans le voisinage de la Salpêtrière, à la fondation de laquelle avait contribué Pomponne de Bellièvre, on lui donna en 1819 le nom de ce premier président du Parlement de Paris, mort en 1657.

BEL-RESPIRO (Rue du). De l'avenue des Champs-Elysées à la rue Beaujon. S" A. 30e q.

Ouverte sur une partie du jardin Beaujon. Son nom est celui d'une habitation de plaisance qui s'y trouve.

BELZUNCE (Rue). De lame Magentaà la rue de Rocroy. 10* A. 37CQ.

Ouverte en 1826 derrière le chevet de l'église St- Vincent-de-Paul, dont elle porta d'abord le nom. En 1844, on lui donna celui de l'évêque de Marseille, Fr. -Xavier de Belzunce de Castel-Moron, né eu 1671, mort en 1755, si célèbre par son dévouement pendant la grande peste de 1720 et par son acharnement odieux contre les jansénistes.

BÉNARD (Rue). De la rue des Damesàlarue d'Orléans, à Batignolles. 17e A. £7e Q.

Elle doit son nom à un propriétaire riverain.

BÉNARD (Rue). De la chaussée du Maine à la rue Terri er-aux-La pins, à Montrouge. I4e A. 56e Q.

Même étymologie.

BÉNÉDICT (Rue). De la rue Gabrielle à un jardin public de Montmartre. 18e a. 70e Q.

BENJAMIN -DELESSERT (Rue). De la rue des Batailles à la rue Francklin. 16e A. 62e q.

Elle doit son nom à un riche propriétaire de Passy, frère de l'ancien préfet de police sous Louis-Philippe.

BENOIT (Rue). De larue Boileau àla rue de la Réunion. 16e A. 61e Q.

C'est le nom d'un des maires d'Auteuil, M. Benoit ; chose rare à noter, il resta pendant 24 ans, de 1789 à 1813, chargé des affaires de cette commune.

BÉRANGER (Impasse). Grande rue de Clichy à Montmartre. 18e A. 69e Q.

Son nom lui a été donné en mémoire du chansonnier populaire, né en 1780, mort le 17 juillet 1857.

BÉRANGER (Impasse). Rue de Vaugirard. 15e A. 58e Q.

Même étymologie.

BERCY (Boulevard). De la rue de Bercy à la rue de Charenton. 12e A. 47° Q.

BERCY (Pont de). Du quai de la Râpée au quai de la Gare. 13e a. 49* Q.

BERCY (Quai de). Des fortifications au quai de la Râpée. 12e a. 47* Q.

BERCY -St- ANTOINE (Rue de). De la rue de Rambouillet au boul. de la Contrescarpe. 12e A. 48e Q.

Ce n'était encore, sous Louis XIII, que le chemin du village de Bercy. Quelques plans du siècle dernier lui do.ment le nom de « rue de la Râpée»,à cause de son voisinage duquaide la Râpée, qui lui est parallèle. Bercy était autrefois un château appartenant à Charles-François Olier, marquis de Nointel; mais avant d eue un château c'était une bergerie, du vieux français bercil, d'où, l'on a fait Bercy, pour la plus grande commodité de la prononciation.

BERCY-SAINT-JEAN (Ruede). De larue Vieille-du-Temple à la rue Bourtibourg, 4e A., 14e Q.

C'était en 13501a «rue duHoqueton»; àla fin du xive siècle la «rueLambert-de-Chelles»;plus tard, «ruede la Réale». Son nom actuel lui vient sans doute de ce qu'elle se dirige vers Bercy, — à moins que ce ne soit parce que quelque seigneur de Bercy y a fait passagère demeure.

BERGÈRE (Cité). De larue du Faub. -Montmartre à la rue Bergère. 9e A. 35e Q.

Bâtie en 1825. Elle doit son nom à l'une des rues dans lesquelles elle aboutit.

BERGÈRE ( Rue ). De la rue du Faub .-Poissonnière à la rue du Faub.- Montmartre. 9e A. 35e Q.

C'était au xvnc siècle le « clos des Halliers ». Il y avait là des champs comme il y en a aux portes de Paris, et même, aujourd'hui encore, dans Paris. Champs supposent herbages, herbages supposent moutons, moutons impliquent l'idée de bergers, — d'où «rue Bergère». Ce dernier nom lui fut donné en 1652, bien qu'elle n'eût encore que trois maisons.

BERGERS (Rue des). De la rue de Javelle à la rue St-Paul, à Grenelle. 15e A. 60e Q.

Même étymologie.

BERLIN (Rue de). De la rue de Clichy à la place de l'Europe. 8e A. 33e Q.

Tracée en 1826. N'a commencé à être habitée que vers 1840. A cause du voisinage du chemin de fer qui mène à l'une des extrémités de la France, elle porte, comme la .plupart des rues adjacentes, le nom d'une capitale, celui de la capitale de la Prusse.

BERNARDINS (Rue des). Du quai de laTournelle à la rue St-Victor. 5" A. I7« Q.

Ouverte en 1246 sur le clos du Chardonnet. Elle doit son nom au couvent dont elle longeait les bâtiments, et qui avait été fondé en 124-1.

BERRY ( Rue de). De l'avenue des Champs-Elysées à la rue duFaub.- St-Honoré. 8* A. 30e Q.

Ouverte, au milieu du xvmc siècle, sous le nom de « ruelle de l'Oratoire», parce qu'elle longeait les terrains appartenant aux Pères de l'Oratoire de la rue St-Honoré, supprimés en 1790. Élargie en 1778, aux dépens de terrains appartenant au comte d'Artois, elle reçut depuis le nom duiïls de ce prince, Charles Ferdinand, né à Versailles en 1778, assassiné par Louvel le 13 février 1820.

BERRYER (Cité). De la rue Royale à la place de la Madeleine. 8e A. 31e Q.

Autrefois, passage du Marché-d'Aguesseau. Le nom qu'elle porte lui a été donné en 1S37, en l'honneur du grand avocat légitimiste.

BERTAUD (Impasse). Rue Beaubourg. 3e A. 12e Q.

En 1273, c'était le « Cul-de-sac-sans-chef », — comme tous les culs-desac. En 1342, on la nomma « rue Agnès-aux-Truyes », parce qu'elle communiquaitavec unautre cul-de-sac situé rue GeorTroy-l' Angevin. En 1386, c'était la «rue aux Truyes» ; puis le «grand cul-de-sac de la rue Beaubourg» ; puis enfin, le « cul-de-sac Berthaud». Quelques étymologistes prétendent que ce dernier nom était celui d'un particulier qui tenait là un jeu de paume. Nous inclinerions plutôt à croire que ce mot Bertaud, qui, en vieux français, était synonyme d'eunuque, indiquait une profession et non un individu. Bertaud, eunuque; bertauder, brétauder, bertouder, tondre inégalement. Là, sans doute, demeurait un perruquier.

BERTHE (Rue). De larue du Télégraphe à larue du Poirier, à Montmartre. 18e A. 70e Q.

BERTIN-POIRÉE (Rue). Du quai de la Mégisserie à la rue de

Rivoli. 1er a. 1er Q.

C'est une rue du xne siècle, par le nom du moins, car, par l'aspect, c'est une rue toute moderne, surtout par le bout qui donne sur le quai de la Mégisserie, et qui a été formé en 1839 par la démolition d'un îlot de maisons situé entre deux ruelles. Autrefois, elle commençait rue St-Germain-l'Auxerrois et finissait rue Thibault-aux-Dés.

« En près rue Jfihan-Lointier Là ne fu je pas trop lointier De la rue Eertin-porée... »

BERTRAND (Rue). De la rue Éblée à la rue de Sèvres. 7e A. 27e Q.

Ouverte en 1790, sous le nom de la «rue des Acacias». Son nom actuel lui a été donné en 1851, en mémoire du fidèle général, né en 1773, mort en 1844, qui avait accompagné Napoléon en exil.

BERTRAND (Impasse). Rue St-Maur. IIe A. 42e Q.

BÉTHTJNE (Quai de). De la rue St-Louis à la rue des Deux-Ponts. 4e A. 16e q.

Construit en 1614-1646, sous le nom de «quai du Dauphin». A porté le nom de « quai des Balcons », puis enfin celui sous lequel il est actuellement connu, par suite du voisinage de l'Arsenal, en mémoire de Maximilien de Béthune, duc de Sully, né en 1560, mort en 1641.

BEURRIERS ( Rue ). De la rue du Four-St-Germain à la rue du Vieux- Colombier. 6e A. 25e Q.

C'était, au xuie siècle, la «petite ruede la Corne»; puis, plus tard, «Petite rue Cassel» , d'où l'on a fait Cassette. Son nom de Beurrière doit être une altération du vieux mot français buère, bevère, beveov, biberon, ivrogne, du latin btberius. Il y avait par là, en effet, au temps jadis, de nombreuses popines où le peuple venait oublier et faire tapage.

BICHAT (Rue). Delà rue du Faub.-du-Temple au quai de Jemmapes. 10e a. 40e Q.

Ouverte en 1824; elle allait alors jusqu'à la r. Alibert. Prolongée en 1836 jusqu'à l'avenue de l'hôpital St-Louis; prolongée encore, en 1810, aux dépens de larue Carême-Prenant et de la rue des Récollets. À cause du voisinage de l'hôpital, on lui a donné le nom du célèbre physiologiste Xavier Bichat, né en 1771, mort en 1802.

BICHES (Rue des). De l'avenue de St-Cloud à l'avenue Dauphine, à Passy. 16e A-, 63e q.

BIENFAISANCE ( Rue de la ) . De la rue du Rocher à l'avenue de Plaisance, 8e A. 32e Q. ■

C'était, à la fin du xvine siècle, une ruelle sans nom qui aboutissait dans les champs. On lui donna en 1813 le nom qu'elle porte, en l'honneur de la bienfaisance exercée par un médecin inoculateur, le docteur Goëtz, qui y demeurait.

BIÈVRE (Ruede). Du quai de la Tournelle au boul. St-Germain, 5° A. 17e Q.

Elle existait déjà au xiiic siècle, ainsi que le témoigne Guillot : a En la rue de Bièvre tîds, Illueques i petit m'assis... »

Elle tenait son nom de la petite rivière de Bièvre qui, à cette époque, passait auprès pour aller se jeter dans la Seine par la rue des Grands- Degrés, en face de la pointe de l'île de la Cité, et dont le cours fut changé vers la fin du xnie siècle.

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