‹ Le nouveau ParisChapitre 393 sur 441 · CHAR LOT · texte numérisé non relu

CHAR LOT

CHALONS {Rue de). Du boulevard Mazas à la rue de Rambouillet. 12* A. 48° Q.

Ouverte en 1850. A cause do sa proximité du chemin de fer do Lyon, on lui a donné le nom d'une des villes que traverse cette ligne.

CHAMPAGNY (Rue). De la rue Casimir-Périer à la rue Martignac. 7e A. 26° Q.

Ouverte en 1828. On lui a donné le nom qu'elle porte en l'honneur du duc de Cadore, né en 1756, mort en 1834, qui a été ministre do l'Intérieur en 1804.

CHAMP DE L'ALOUETTE (Rue du). De la rue de Lourcine au boulevard des Gobelins. 13e A. 51° Q.

Ouverte, au milieu du siècle dernier, sous le nom de « ruo Saint- Louis ». Elle passe sur la Bièvre et côtoie une charmante vallée, qui tend à se combler de maisons de jour en jour, et qu'on a appelée pendant longtemps le Champ de l'Alouette.

CHAMP-D'ASILE (Rue du). Du boulevard Montrouge à la chaussée du Maine. 14° A. 52e Q.

Elle n'a que le côté gauche de bâti, et encore ne l'est-il pas complètement, cette rue étant de création récente ; son côté droit est formé par le mur du cimetière Montparnasse, dit Champ d'Asile.

CHAMP-DE-MARS (Rue du). De la rue Duvivier à la rue de La Bourdonnaye, 7P A. 28e Q.

Ouverte en 1851. Elle avoisine l'immense plaine qui a été le théâtre de tant d'événements importants, depuis 1770 jusqu'à nos jours : expériences aérostatiques, fêtes publiques, émeutes, exécutions militaires, courses de chevaux, revues, etc.

CHAMP-DES-CAPUCINS (Rue du). De la rue de la Santé à la rue des Capucins. 5° A. 19e Q.

Ouverte au commencement de ce siècle sur un terrain dépendant du couvent des Capucins.

CHAMP-MARIE (Passage). Chemin des grandes Carrières, à Montmartre. 18e A. 69e Q.

CHAMPS (Rue des). De la rue de Longchamp à la rue Lubeck, 16° A. 64° Q.

A la fin du siècle dernier, c'était la « rue des Carrières ». Comme elle aboutit à des cultures, on lui a donné son nom actuel.

CHAMPS (Rue des). De la rue de Bagnolet au chemin des Partants, à Charonne. 20e A. 79* Q.

CHAMPS-ELYSÉES (Avenue des). De la place de la Concorde au rond-point de l'Étoile. 8° A. 29° Q.

Cette promenade, une des plusïréquentées des gens de Jiùjh et de faskionablc-Ufe, n'a pas toujours été ce qu'elle est aujourd'hui. Avant 1616, l'emplacement des Champs-Elysées était encore en culture. En 1616, on planta, parallèlement à la Seine, trois allées d'arbres réservées aux promenades particulières de Marie de Médicis, alors veuve d'Henri IV, et qui reçurent, à cause de cela, le nom de Cours-la-Reine. Ce sont ces allées qui, étendues dapuis à la plaine environnante, sont devenues les Champs-Elysées. En 1770, on les replanta de nouveau. En 1819, on les exhaussa, affermit et sabla. Puis, chaque année, depuis ce moment, les améliorations se sont succédé, les voies de communications ont été éclairées, des constructions élégantes, les plus élégantes de Paris peutêtre, se sont élevées sur les bas côtés de cette avenue, qui mérite bien, pour les riches, son nom de Champs-Elysées.

CHAMPS-ELYSÉES (Rue des ). De la rue de la Concorde à la rue du Faubourg-Saint-Honoré. 8° A. 31° Q.

C'est une rue du xiii° siècle. Elle s'appelait originairement « Chemin de l'Abreuvoir-l'Évèque », comme faisant partie du territoire où les évoques de Paris faisaient leur séjour de plaisance; au commencement du xvm° siècle elle s'appelait rue de la « Bonne-Morue »; en 1769, elle prit le nom qu'elle porte aujourd'hui et qu'explique son voisinage.

CHANALEILLES (Rue). De la rue Vanneau à la rue Barbet-de-Jouy. 7e A. 26° Q.

Ouverte en 1844 ; elle a reçu son nom du comte de Chanaleilles, alors capitaine de hussards.

CHANGE (Pont-au-). De la place du Chàtelet au quai de l'Horloge. 11° A. 13° Q.

C'est le plus ancien des ponts de Paris, puisqu'il remonte à la domination romaine ; il servait , avec le Petit-Pont, de passage aux habitants de Lutèce pour aller dans la campagne. On l'appelait alors le Grand- Pont, En 1141, on l'appela le « Pont-aux-Changeurs Jou au Change », à cause des changeurs qui y avaient boutique. En 1621, le feu ayant pris au Pont-Marchand et le vent poussant avec violence les flammes sur son voisin le Pont-au-Change, celui-ci fut réduit en cendres. On le reconstruisit en 1639, mais cette fois en pierre, et il dura jusqu'à, l'année dernière, où on le démolit pour le reconstruire dans l'axe du boulevard de Sébastopol.

CHANOINESSE (Rue). De la rue du Cloître-Notre-Dame à la rue des Marmousets. 4° A. 16e Q.

C'est une des vieilles rues de la vieille Cité, bien que Guillot n'ait pas jugé à propos de la faire entrer, du moins sous ce nom-là, dans son DU des rues de Paris. C'est dans une maison de cette rue, née à l'ombre de la cathédrale, que se connurent et s'aimèrent ces deux amoureux immortels qui s'appellent Héloïse et Abélard, puisque c'est là que demeurait le trop cruel chanoine Fulbert.

CHANTIER (Passage du). De la rue du Faubourg-Saint-Antoine à la rue de Charenton. 12e A. 48° Q.

CHANTIERS (Rue des). De la rue des Fossés-Saint-Bernard au boulevard Saint-Germain, 5e A. 17e Q.

Ouverte en 1849 sur des chantiers de bois qui eux-mêmes occupaient l'emplacement de l'ancienne église des Bernardins.

CHANTRES (Rue des). Du quai Napoléon à la rue Chanoinesse. 4° A. 16° Q.

Elle date du xv° siècle. Son nom lui vient des chantres de Notre- Dame, qui l'habitaient.

CHAPELLE (Rue de la). De la rue Lafayetto au chemin de ronde des Vertus. 10" A. 37e Q.

Elle date du commencement de ce siècle et doit son nom à l'ancien village vers lequel elle se dirige.

CHAPELLE (Rue delà). De la rue do Flandres à la route d'Aubervilliers, à La ViUette. 19» A. 73° Q.

CHAPELLE (Boulevard de la). De la Grand'Rue de La Chapelle à la rue des Poissonniers. 18e A. 71° Q.

CHAPELLE (Avenue de la). De l'avenue de la Santé à la rue de la Tombe-Tsoire. 14° A. 55e Q.

Doit son nom au voisinage d'une chapelle.

CHAPON (Rue). De la rue duTemploàlarue Saint-Martin. 3" A. 12PQ.

Au xme siècle, c'était la ruo « Robert-Bégon ». Qu'était ce Robert Bégon? Un capon. Qu'est-co qu'un capon? C'était un terme do mépris qu'on employait, au temps de Philippe le Bel, pour décrier les Templiers. On donnait ce nom aux juifs. De capon on a fait chapon,

CHAPTAL (Rue). De la rue Pigallo à la rue Blancho. 9e A. 33° Q.

Ouverte en 1825 sur les terrains appartenant aux sieurs Alexandre Delossert, Lavocat et Chaptal.

CHARBONNIÈRE (Rue de la). Du boulevard de La Chapelle à la rue Jessaint. 18° A. 71e Q.

Ainsi nommée à cause d'un dépôt de charbon qu'y avait le chemin de fer du Nord, son voisin.

CHARBONNIERS (Rue-des). De la rue de l'Arbalète à la rue des Bourguignons. 5° A. 19e Q.

En 1540, c'était déjà le chemin des Charbonniers.

CHARBONNIERS-SAINT-ANTOINE (Ruo des). De la rue de Châlons à la rue de Charenton. 12» A. 48° Q.

C'était autrefois la « rue du Port-au-Plàtre », puis la « rue Clochepain ». Elle se trouve indiquée sous sa dénomination actuelle dans le plan de Verniquet.

CHARDONNIÈRE (Rue de la). Du chemin des Poissonniers à la rue de la Procession. 18° A. 70° Q.

Elle n'est encore que tracée : les maisons lui viendront plus tard. Son nom lui a été donné à cause des chardons qui la bordent.

CHARENTE (Quai de la). Du chemin de ceinture aux fortifications. 19" A. 74° Q.

Comme La villette est un vaste entrepôt de toute sorte de marchandises qui lui arrivent par le canal de l'Ourcq et par le canal de Saint-Denis, elle a donné des noms do rivières aux quais qui bordent les bassins do des deux canaux et des noms de villes aux rues qui les avoisinent : d'où quai de la Sambre, quai de la Marne, quai de la Charente, etc.

CHARENTON (Rue de). De la rue du Faubourg-St- Antoine à la barrière de Charenton, 12° A. 48e Q.

Elle se nommait autrefois « rue de la Planchette » à partir de la petite rue de Reuilly à celle de Montgallet , et « rue de la vallée de Fécamp » de la rue Montgallet à la Barrière. Son nom actuel lui a été donné à la fin du siècle dernier, à cause du village vers lequel elle se dirige.

CHARENTON (Chemin de ronde de la barrière de). De la rue de Charenton à la rue de Reuilly. 12e A. 48e Q.

CHARENTON -BERCY (Rue de). Du boulevard de Bercy à la rue Militaire. 12e A. 46° Q.

CHARENTON (Boulevard de). De la rue de Charenton au chemin de Reuilly. 12e a. 46° Q.

CHARLEMAGNE (Passage). De la rue Charlemagne à la rue Saint- Antoine. 4e A. 14° Q.

Ouvert en 1825. Il doit son nom au voisinage du Lycée Charlemagne.

CHARLEMAGNE (Rue). De la rue Saint-Paul à la rue de Fourcy. 49 A. 14° Q.

Au commencement du xnie siècle, c'était une partie de la « ruo do Joy ou de Jouy » dont elle portait le nom; plus tard, ce fut la « rue de la Fausse-Poterne, » parce qu'elle aboutissait à une fausse porte de l'hôtel St-Paul ; plus tard encore, ce fut la «rue des Prêtres, à cause des prêtres de l'église Saint-Paul, qui y demeuraient. Ce dernier nom lui resta jusqu'en 1841, époque où celui qu'elle porte aujourd'hui lui fut donné, à cause de sa proximité du lycée Charlemagne.

CHARLOT ( Rue ). De la rue des Quatrc-Fils au boulevard du Temple. 3° A. 10°-11°Q.

Percée en 1626 sous le nom de « rue d'Angoumois » , nom d'une province do France. Ce nom était celui imposé : le peuple le changea contre celui de Claude Chariot, riche financier, qui avait acheté là une grande partie de terrains et qui non-seulement avait fait bâtir la rue qui porte son nom, mais encore quelques-unes des rues voisines.

CHARLOT-MONTROUGE (Rue). De la rue Neuve-du-Maino au boulevard de Vanves. 14° A. 53e Q.

Doit son nom à un particulier sur les terrains duquel elle a été tracée.

CHARLOT (Impasse). Rue de Vaugirard. 15° A. 58° Q.

CHARLOT-NEUILLY (Rue). Du boulevard de l'Étoile à la rue de la Plaine. 17° A. 65° Q.

CHARLOT ( Passage). De l'avenue des Ternes à la rue de l'Arcade, à NeuiUy. 17« A. 65° Q.

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