‹ Le nouveau ParisChapitre 392 sur 441 · CHALABRE · texte numérisé non relu

CHALABRE

ment sous le nom de rue Apentier, ou Arpentier, ou Charpentière. Le premier num semblerait être le seul vrai : il viendrait alors d'un appentis — appendarht , ou plutôt penUliitm, suivant Ducange, — qui se trouvait là, adossé aux murs du couvent des Filles-du~Précieux-Sang.

CARRIÈRE (Rue de la). Du boulevard Roehediouart à la place Saint-Pierre. 18e A. "70e Q.

Ainsi nommée parce qu'elle conduisait, il y a quelques années encore, à la grande carrière, aujourd'hui comblée, qui se trouvait là.

CARRIÈRES (Rue des). De ïa Grand'-Rue de Batignolles à la rue du C he m in-d es-Dames. 18e A. 69* Q.

CARRIÈRES ( Rue des). De la rue du Dépotoir à la rue de Meaux. 19* A. 76* Q.

Son nom lui a été donné parce qu'elle a été longtemps un chemin conduisant aux carrières de Belleville.

CARRIÈRES (Rue des). De la rue des Portants à la rue de Ménilniontant, à Belleville. 20* A. 79* Q.

CARRIERES (Rue des). Delà Grand'Rue à la rue do la Tour, àPassy. 16* A. G2*-64c Q.

CARRIÈRES (Rue des). De la rue de la Procession aux carrières de Vaugirard. 15e A. 57e Q.

CARRIERES (Rue des). Rue de Meaux, à La Villette, 19e A. 70e Q.

CARROUSEL (Place du). De la place Napoléon aux Tuileries. 1" A. 1"Q.

C'était, il y a quelques siècles, un terrain vague existant entre le palais des Tuileries et les anciens murs de Paris. En 1600, on y traça un jardin qui fut détruit en 1658. Les 5 et 6 juin 1662, Louis XIV, alors très-jeune, y donna une fête composée de courses et de ballets, ladite fête appelée Carrousel. En 1780, par suite de la translation des Quinze- Vingts à l'hôtel des Mousquetaires de la rue de Charenton, et, par conséquent, de la démolition des bâtiments qu'ils venaient de quitter, des rues furent ouvertes, les rues de Chartres, de Valois, de Beaujolais, de Montpensier et de Rohan. En 1808, on perça une large rue pour mettre en communication les Tuileries et le Louvre, en attendant que l'on fit disparaître toutes les maisons qui existaient entre les deux palais : on la nomma « rue Impériale », d'abord, puis « rue du Carrousel ». Napoléon voulait réunir les deux palais, mais ce projet trouva la Restauration indifférente. Louis-Philippe fit déblayer en vue de cette réunion; mais il se heurta contre VHùlel de Nantes, qui voulait rester au milieu de la place, et qui y resta jusqu'en 1852, époque à laquelle furent commencés les travaux d'achèvement du Louvre, décrétés par la République de 1848. La place du Carrousel se compose aujourd'hui de tout l'espace que n'occupent point les constructions du Louvre et des Tuileries.

CARROUSEL (Pont du). Du quai du Louvre au quai Voltaire. l*r 7a a. 25* Q.

Construit en 1834. Son voisinage de la place du Carrousel lui a fait donner le nom qu'il porte. On l'appelle aussi « Pont des Saints-Pères h, parce qu'il aboutit presque en face de la rue de ce nom.

CASCADES (Rue des). De la rue de la Mare à la rue de Ménilmontanl. 20* A. 77«' Q.

CASIM1R-PÉRIER (Rue). De la rue Saint-Dominique-Saint-Germain à la rue de Grenelle. 7* A. 26e Q.

Ouverte en 1828. Comme elle avoisine le Ministère de l'Intérieur, on lui a donné le nom de l'homme d'État, né en 1777, qui occupa ce poste de 1831 à 1832, époque de sa mort.

CASSETTE (Rue). De la rue du Vieux-Colombier à la rue de Yaugirard. 6* A. 23* Q.

Ouverte au xv* siècle sur une partie de l'emplacement de l'Hôtel-C'assel, — d'où, par altération, « Cassette ».

CASS1NI (Rue). De la rue du Faubourg-Saint-Jacques à la rue d'Enfer. 14* A. 53* Q.

Ses premiers noms furent « rue Maillet, rue des Deux-Maillets et rue des Deux-Anges ». En 1790, sur la proposition de Lalande, on lui donna le nom du célèbre astronome, né en 1625, mort en 1712. Cassini continua la méridienne de l'Observatoire de Paris , commencée par Picart.

CASTELLANE (Rue). De la rue Tronchet a la rue de l'Arcade.

Tracée en 1825 sur des terrains appartenant au sieur Gouin et au comte de Castellane ; elle prit le nom de ce dernier.

CASTEX (Rue). De la rue de la Cerisaie à la rue Saint-Antoine. 4* A. 15* Q.

Tracée en 1805. On lui donna le nom du colonel du 13* régiment d'infanterie, tué cette année-là à la bataille d'Austerhtz.

CASTIGLIONE (Rue). De la eue de Rivoli à la rue Saint-Honoré. l*r A. 4* Q.

Ouverte au commencement de ce siècle sur une partie de l'emplacement du couvent des Feuillants. Elle porte son nom en souvenir de la bataille gagnée par les Français sur le général "vVurmser le 5 août 1796.

CATINAT (Rue). De la rue de la Vrillière à la place des Victoires. 1er a. 3*Q.

Ouverte en 1685, sous le nom de « rue Percée »; plus tard, on lui donna celui de « Petite-Rue de la Vrillière », puis celui de « rue de la Banque », qu'elle conserva jusqu'en 1851, année où elle reçut celui du maréchal de France, né en 1637, mort en 1712.

CAUCHOIS (Rue). De la rue de l'Empereur à la rue Sainte-Maric- Blanche, à Montmartre. 18e A. 71e Q.

Tient son nom du propriétaire sur les terrains duquel elle a été ouverte il y a quelques années.

CAUMARTIN (Rue). De la rue Basse-du-Rempart à la rue Saint- Lazare. 9* A. 34* Q.

Ouverte en 1779, Lefebre de Caumartin étant prévôt des marchands.

CAVE (Rue). De la rue des Cinq-Moulins à la rue des Gardes, à La Chapelle. 18* A. 71e Q.

Ouverte vers 1839.

CÉLESTINS (Quai des). De la rue du Petit-Musc à la rue Saint-Paul. 4e A. 15* Q.

Son nom lui vient des religieux qui s'y établirent en 1352. Il fut refait et pavé en 1705. C'était autrefois l'entrée de l'hôtel Saint-Paul, bâti en 1361 par Charles V, et détruit en partie en 1519 par François I".

CELS (Rue). De la rue de Vanves à la rue Neuve-de-la-Pépinière, à Montrouge. 14* A. 53* Q.

Ouverte récemment sur les terrains d'un particulier qui lui a donné sou nom.

CENDRIER (Rue du). De la rue du Marché-aux-Chevaux à la rue des Fossés-Saint-Marcel. 5M3* A. 49*-18e.

C'était autrefois le lovas chierum du quartier, l'endroit aux cendres, qui fut remplacé par les rues de Poliveau et du Marché-aux-Chevaux. La rue du Cendrier date du commencement de ce siècle.

CENDRIERS ( Rue des). Du passage Rivière à la rue des Amandiers, 20* A. 79* Q.

CENSIER (Rue). De la rue Geoffroy-Saint-Hilaire à la rue Moufletard. 5* A. 18* Q.

Quelques historiens, tant anciens que modernes, veulent que son nom actuel soitune altération de son nom primitif, qui était « rueSans-Chief » parce qu'à l'origine ce n'étaitqu'une impasse. Ainsi on aurait eu d'abord « Sans-Chief, Sensée, Censée, Sentier» et enfin « Censier». Pourquoi son nom ne lui viendrait-il pas, ou de ce qu'elle faisait partie du domaine d'un seigneur censier, ou simplement d'un censier de l'abbaye Saint-Viutor, par exemple, — à moins que ce ne fût d'un censier du seigneur d'Ablon ? Ablon est le territoire sur lequel a été bâtie une bonne partie du quartier Saint-Marcel ; on vantait même au xii8 siècle l'excellent petit vin qu'il produisait. Rien donc, à nos yeux du moins, n'empêcherait la rue Censier d'avoir été dans la « Censive » d'Ablon.

CENTRE (Rue du). De la rue de l'Oratoire du Roule à la ruo Balzac. 8* A. 30* Q.

Ouverte, en 1842, au centre des terrains de l'ancien jardin Beaujon.

CENTRE-BATIGNOLLES (Ruo du). De l'avenue de Clichy à la rue de l'Entrepôt. 17? A. 68e Q.

Ainsi nommée à cause de sa situation au milieu de l'ancienne commune de Batignolles.

CENTRE-CHARONNE {Rue du). De la rue de Paris à la place de la Réunion. 20* A. 80* Q.

Même étymologie.

CERISAIE (Rue de la). Du boulevard Bourdon à la rue du Petit- Musc. 4e a. 15* Q.

Percée vers 1519, à l'époque où François I*r vendit une grande partie des bâtiments et des jardins de l'hôtel Saint-Paul. Ces jardins, au lieu d'être plantés d'arbres verts, mais inutiles, comme l'ont été depuis les jardins royaux, étaient plantés de poiriers, de pommiers, de vignes et de cerisiers; de sorte qu'on réunissait ainsi l'agréable à l'utile, le plaisir des yeux et de la bouche, les feuilles, les fleurs et les fruits. C'est une allée de cette demeure royale qu'a remplacée la rue de la Cerisaie.

CHABANNAIS (Rue). De la rue Neuve-des-Petits-Champs à la rue Rameau. 2e A. 6* Q.

Ouverte en 1775, sur l'emplacement de l'hôtel Saint-Pouanges, appartenant au marquis de Chabannais.

CHABROL (Rue de). De la ruo du Faubourg-Saint-Denis à la rue Lafayette. 10e A. 37*-38«.

Ouverte en 1822, M. de Chabrol étant préfet de la Seine.

( II.VBROL (Rue de). Du boulevard des Vertus à la Grand'Rue de La Chapelle, 18* A. 72* Q.

Même étymologie.

CHABROL (Rue de). Du boulevard de Javel au quai de Grenelle. 15" A. 59* Q.

CHA1LLOT (Rue de). De laruo de Longchamp à l'avenue des Champs- Elysées. 8*- 16* A. 64*-29* Q.

Elle a été la première, et, pendant longtemps, la principale rue de ce village du xi* siècle, qui fut enclavé dans Paris par la clôture de Louis XVI. Il s'appelait alors tantôt « Callevio », tantôt « Challoio », tantôt « Caleio », tantôt « Caloilum h, tantôt « Challoel », lesquels mots avaient tous pour racine le mot celtique « ehail » ou i chai », — c'est-àdire abatis d'arbres, — parce qu'en eflet longtemps auparavant ces hauteurs avaient été couvertes de bois faisant partie delà forêt du Rouvret (aujourd'hui le bois de Boulogne). A partir du xiv* siècle, on écrivit «Cahilluyau, Challuyau, Chailleau, Chailau », et finalement « Chaillot ».

CHAISE (Rue de la). De la rue de Grenellc-Saint-Germain à la rue de Sèvres, 7* A. 25* Q.

Autrefois c'était le « Chemin ou la Petite-Rue de la Maladrerie, ou rue des Teigneux », à cause de sa proximité de l'hôpital où. l'on recevaitles personnes attaquées de la teigne. Sauvai dit qu'elle portait son nom actuel — qui venait d'une enseigne — avant celui de rue des Teigneux.

CHALABRE ( Rue). De l'avenue de Clichy à la rue de l'Entrepôt. 17* A. 68* Q.

Récemment ouverte sur les terrains d'un particulier qui lui a donné son nom.

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