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mandes et les fers du Borinage contre les soies de Lombardie les laines d'Angleterre et les épices de l'Orient. Mais quan même les salles qu'elle assignait pour rendez-vous aux société, et factoreries commerciales auraient porté le nom d'une fa, mille, le mot Bourse dérive simplement du grec pùpra (cuir] et les édits de Henri II et de Charles IX indiquent suftisamj ment par quel motif il fut appliqué au lieu désigné pour 1( rassemblement des spéculateurs.
Ils tinrent d'abord leurs séances au Palais-de-Justice. En vert
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d'une ordonnance royale du 1er août 1720, la Bourse se loglLx , j .... i -ci....* „.. i — * ,j,. :....j:„ a~ itka+^1 j~ c~:„,. — 1^
dans un hangar élevé au bout du jardin de l'hôtel de Soissoim maison princière dont les derniers débris ont disparu, à l'a ception de la colonne qui servait aux observations astrologiqu de Catherine de Médicis. Les spéculateurs sont autorisés faire, à la Bourse, commerce des papiers royaux et autre effets, tous les jours, depuis onze heures du matin jusqu une heure, excepté les jours de fête. Les portes de ce premii asile de l'agiotage sont gardées par deux suisses à la livre du roi , huit archers, deux exempts et un lieutenant. La fou s'y rue; le gouvernement s'effraye du mouvement qu'il a fave risé; par un arrêt du 25 octobre 1720 il ordonne que la Bour; sera fermée , et défend à toutes personnes de s'y assembler l'avenir, ni aux environs, ni en aucun autre quartier, à pcii de prison. Le même arrêt institue soixante agents de chang avec défense à tous courtiers et autres di^ se mêler d'aucunj
LA BOURSE
négociations, et à tous banquiers et marchands, de se servir de l'entremise de ces derniers, à peine de trois mille livres d'amende.
Les Mémoires de la Régence, imprimés à La Haye, chez Jean Van Duren, racontent que les agioteurs résistèrent. « Malgré la leine de la prison et l'amende de mille écus contre les contre- .euants, plusieurs d'entre eux s'assemblaient souvent aux entrons de la Bourse et y jouaient jusqu'à minuit. En vain les uarchands et le guet leur donnaient la chasse, ils s'attrou- >aient au coin des rues, sans se décourager à la vue de leurs ompagnons entraînés par les archers. » N'avons-nous pas vu écemment la répétition des mêmes scènes?
Les plaintes des spéculateurs furent entendues, et un arrêt lu conseil d'État, le '24 septembre 1724, leur rendit la Bourse, [ui fut logée dans l'hôtel Mazarin. On lui fit l'honneur, en 784, d'une façade, porte monumentale, œuvre de M. de Boullée, rchitecte, et située rue Neuve-des-Petits-Champs. Les agents e change, courtiers, banquiers, actionnaires des fermes et de i compagnie des Indes, et autres négociateurs d'effets publics, e réunissaient dans la galerie du rez-de-chaussée.
Un arrêté du directoire exécutif, le 18 nivôse an iv, transféra i Bourse dans l'église des Petits-Pères. Lorsque celle-ci eut té rendue au culte, les spéculateurs se réfugièrent au Palaistoyal : enfin, en 1808, le 24 mars, sur les ruines du couvent, es Filles-Saint-Thomas, l'architecte Brongniart , dont on a esjyé de populariser le nom en le donnant à une petite rue adjaente,jeta les fondements du palaisde la Bourse; il le continua îsqu'à l'époque de sa mort, le 8 juin 1813, et fut remplacé par 1. Labarre.
L'édifice fut inauguré le 4 novembre 1826. C'est un temple ériptère d'ordre corinthien , qui couvre une superficie de ,500 mètres ; sa longueur, de l'est à l'ouest , est de 72 mètres, ; sa largeur de 50. Il repose sur un soubassement massif où >nt ménagés çà et là quelques couloirs, des bureaux, et une uvette. De larges fenêtres à plein cintre éclairent les étages ipérieurs; autour du monument règne un péridronie étroit, rmé par des colonnes de 1 mètre de diamètre et de 10 mètres 3 hauteur. Aucun fronton ne rompt la monotonie de l'entableient. Aux deux extrémités sont des escaliers qui montent ître des assises que Duret, Dumont, Seurre et Pradier ont icorées des statues allégoriques de la justice consulaire, du immcrce, de l'agriculture et de l'industrie. Suivant un critique compétent, « on ne peut pas dire que ?t édifice ait le caractère précis d'une bourse : il faut l'avouer, ', n'est pas là le type d'un pareil monument, tel qu'on peut le mceVoir dans un port de mer ou dans une grande ville comerçante ; mais aussi ce n'est pas la Bourse de Bordeaux, du avre ou A; Lyon que l'on a voulu faire, c'est celle de la ■ance, et, en quelque sorte, de l'Europe. La première pensée : ce monument naquit à une époque où l'on voulait justifier ir des résultats surprenants un grand mouvement imprimé l'univers entier. Tout ce qui appartenait à la capitale du onde devait porter l'empreinte de la puissance, du savoir et î goût, afin de recueillir au profit du peuple conquérant )béissance, le respect et l'admiration. Tel était le but qu'il liait atteindre avant tout, et M. Brongniart, bien pénétré de •tte idée, s'attacha d'abord à donner un grand caractère à idifice qui lui était confié. Personne n'osera nier qu'il ait paritement réussi , car depuis l'antiquité jamais monument ne t enveloppé d'une décoration plus imposante, plus brillante, us majestueuse. Si cette ordonnance extérieure, qui imposait s conditions très-rigoureuses, a porté quelques obstacles dont s distributions intérieures ont eu à souffrir, on ne s'en aperlt que dans quelques parties infiniment accessoires. Au surus, ces faibles inconvénients sont bien rachetés par la facilité :s abords intérieurs, par l'effet heureux que produit la grande Ile, enfin par toutes les beautés d'un ordre supérieur que renrme ce monument, u
Sans partager l'enthousiasme que le palais de la Bourse spire à l'auteur que nous citons, M. E. H., nous devons dire îe ce monument est parfaitement approprié à sa destination, en qu'il ait l'apparence d'un temple dédié aux- dieux païens, 'intérieur est à la fois commode et imposant : c'est une salle gantesque, longue de 32 mètres, large de 18, à l'extrémité de quelle est ménagée la fameuse corbeille que l'on peut regarder mime la capitale de la spéculation européenne.