CHAPITRE L V
Furies de Guillotine.
Femelles des hommes des 2 et 3 septembre ( voyez septembriseurs ) , elles ne désemparoient pas les tribunes lors des deux sanglans comités ; elles environnoient les échafauds , elles vociféroient dans les groupes, elles retroussoient leurs manches le 4 prairial pour assassiner les conventionnels. C?étoit-là le bataillon sacré de Philippe d'Orléans.
Tandis que les directeurs passoient en carrosse sur le quai du Louvre, pour se rendre à l'Institut national , des furies de guillotine hurloient toutes les imprécations de l'enfer contre eux et contre la constitution de 96. On regrettoit hautement Robespierre et Dumas.
Un
Pu honnête homme, effrayé de ceshurlemens , arrêta un journaliste patriote , et le forçant de venir les entendre avec lui , afin qu'il ne pût en douter, lui dit ensuite : Eh bien ! vous ne tremblez pas ?. . . Le journaliste répondit : Je crains encore plus un roi que cette canaille.