CHAPITRE LXV
Contre-révolutionner.'
Dans le temps que les Monarchiens faisoient courir le bruit que les troupes autrichiennes menaçoient nos frontières d'une invasion , un plaisant disoit que les courtisannes ou les dames de la cour ( c'est tout comme ) attendoient avec impatience les Talpaches et les Pandours allemands , pour se jeter dans leurs bras et y contre-répo~ lutionner à leur aise.
On se doute bien que ce mot n'a pas toujours le sens qu'y attachent les dames de la cour, dans l'ardeur de leur aristocracisme. Il signifie dans le dictionnaire des anti-patriotes, former le projet et tenter le moyen d'anéantir la révolution qui les anéantit.
( i6g ) CHAPITRE LXVL
Sonnette*
C'est l'instrument avec lequel le président d'une assemblée en rappelle les membres à Tordre , quand ses gestes et ses cris ne suffisent pas pour imposer silence. La sonnette ne^réussit pas toujours à ramener le calme qui devroit régner parmi des hommes chargés de la plus importante et de la plus auguste de toutes les fonctions, celle de créer des loix pour la gloire et le bonheur de toute une nation.
On a fait cette épigramme contre les députés d'un département où les mulets abondent.
Quand Foucaut , Chabran , Rochebrune
Sont une fois à la tribune ,
Rien ne peut les en rappeler.
En "vain la sonnette les presse ;
Le trio s'obstine à beugler.
Ces Messieurs-là sont d'une espèce
Que la sonnette fait aller,
( 170 ) CHAPITRE L X V I t
Drapeau national.
I l n'est maintenant personne en France qui ne sache ce que c'est. Je desire pour le bonheur de l'humanité que toutes les nations le sachent bientôt aussi , comme nous l'avons appris.
La plupart de nos drapeaux portent des devises. En voici quelques-unes :
sur celui du district des capucins de Paris , on lit ces mots : Nul ne nous fera la barbe. Une inscription moins plaisante, mais plus civique ., est celle du drapeau d'un autre district : Plus de noblesse que dans le cœur.