‹ Le nouveau Parnasse satyriqueChapitre 3 sur 79 · LES AÂ.GES · texte numérisé non relu

LES AÂ.GES

En vain l'uii et l'aulre s'excite.

De ces deux jeunes Innocens, Leims plaisirs ne sont que naissans, Dans une force si petite, Tous leurs efforts sont impuissans :

Entre ses jambes l'un anime ce qu'il a, L'autre voudroit étendre sa raquète, Cet âge en doit demeurer là.

D'un squelette vives copies, Nez à distiller des roupies, Qui sans forces avés du cœur :

En vain vous vous prêtés aux peaux, et aux fourrures. Pour triompher de la froideur;

12 LE KOVVEAT PARNASSE

ViTei sans mouyement dessous vos couvertures, Votre byver a trop de rigueur, Pour vous laisser de la vigueur.^

Quand ie vois les embrassemens D'une belle et tendre jeunesse, Je ne sçaurais, je le confesse, Dire assez en faveur de l'ftge des amans ; Ce sont fruits meurs que demande la bouche,

Dans cet exemple que voicy, Ils sont si meurs que si peu qu'on les touche, L'on les verra tomber icy.

▲VTBE.

De tout ce que le peintre à mes yeux représente,

Si je voulois un seul corps dessiner, Selon que je le puis le mieux imagmer, Ses pieds seroient légers et sa teste pesante,

Et justement dans le milieui

Toute la force auroit son lieu.

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