STANCES
Ces petits c... dont Ion fait feste, Où le V.. ne met pas la teste, N'assouvissent point mon désir :
J'ayme les c... de belles marges, Les grands c... qui sont gros et larges Ou je m'enfonce à mon plaisir.
Les c .. si estroits de closture.
Mettent un v.. à la torture.
Et le laissent sans mouvement :
J'aymerois mieux branler la Pique Que de f..tre en paralytique, Le plaisir gist au remuement.
SATYRIQVE. SI
Dans le grand c. de ma maîtresse, Mon y., peut montrer son adresse, Aller le trot, aller le pas, Chercher partout son avantage, Et monter d'estage en estage, Maintenant haut, maintenant bas.
Gomme le monarque des Perses, Jadis par les saisons diverses, Avoit de diverses maisons, D'un V.. la majesté suprême, Dans un grand c. peut tout de môme, Se loger en toutes saisons.
F..tre des c... de ces pucelles, Serrés comme des escarcelles^ Ou le y. . n'est en liberté, J'ay dans lec. de ma voisine.
Ha chambre, antichambre et cuisine.
Logis d'hyver, logis d'esté.
AVTRE.
Contemplés ce portrait de mon cœur qui ne vit Qu'en peine et qu'en soucy par la rigueur du vostre; En lisant ce quatrain pour sçavoir ce qu'il dit, Prenons du premier vers, vous un bout et moy l'autre.
AVTRE.
Votre beauté sans seconde, Vous fait de tous appéller, La perle unique du moude, Il vous faut donc enfiler.
52 LE NOVVEAU PARNASSE
AVTRE.
Je croyois que Marthe deut estre, Bien parfaite en tout ce qu'elle a, Mais à ce que je puis congnoistre, Je me trouve bien à cela, Car bien parfailte elle n'est pas, Touioiu^ on besoigne k son cas.
ATTRE.
On dit qu'Alix est arrogante, Et je dis qu'elle ne l'est pas, Bien que souvent elle se vante, Et conte en mardiant touts ses pas, Elle est bien d'une autre nature, Que ne disent les faux menteurs, Car souvent elle prend pasture, Au dessous de ses serviteurs.
AVTRE.
L'autre jour madame Françon, Se voyant estime soubçonnée, S'est par une estran^c façon, Publiquement abandonnée, Afin qu'on n'eust plus de sopbçon.
AWRK.
Si vous admirés ses deux yeux, Ses deux geôliers délicieux.
SATTRIQVE. 53
Admirés aussi tout le reste, Son corps est un ciel proprement.
Et pour monstrer qu'il est céleste, Il est toujours en mouyement.
AVTRE.
Jeane cajolant ma franchise Discourt des humeurs d'un chacun, Et tranchant de la bien apprise, Fait deux morceaux d'une cerise, Mais d'un ▼.. elle n'en fait qu'un.
SOKNET.
Je l'ayme extresmement, il a Inrave apparence, Il est fort honneste homme, infiniment discret. Je meure si je n'ay un extrême regret.
Voire un mal infini d'éloigner sa présence.
Cet autre n'est qu'un fat, tout gonflé d'arrogance. Qui se croit fort scavant, et dit plus qu'il ne sçait, Jesu qu'il est badin, ô mon Dieu qu'il est laid, Il tranche fort du grand, qu'il est plein d'impudence.
Que vous estes jaloux, mais ie tous prie, monsieur, Vrayment il tous sied bien, tous faites le seigneur, Je ne vous yeux plus voir, vos propos sont profanes,
Dieu vous gard mon esprit, bon iour mon bien acquis. Je vous baise les mains, ce sont les motis elquis, Qu'ont ordinairement les dames courtisanes.
51 LE NOVTEAY PARRASSE
AVTRB.
L'autre jour de ma Janeton, J'allois baisottant le teton Luy secouant un peu sa cotte, Mais de luy donner une cotte, Elle m'importunoit touiours.
Enfin ie luy dis : Mes amours, Qu'avez-Youâ fait de la première.
Je Yois qu'il tous en faut souvent?
C'est bon 1 dit- elle en se levant.
Je les use par le derrière, Et vous les usés par devant.