GUILL. COLLETET
Nous ferons remarquer que GoUetet a commis un contre^^ns en donnant au second mari de Margue» rite les épithétes de vieux et de flétri. C'est tout le contraire qu'il fallait dire, car cet époux (Octave Famèse) était presque un enfant, n'ayant que treize ans lors de son mariage avec la fille de Charles- Quint. FI fut le père du célèbre Alexandre Famèse, duc de Parme et général de Philippe II.
Voici maintenant les vers de La Honnoye :
Imitation de Tépigrainme : Impubes niq»i valido, etc.
A douze ans, veuve de Leandre
Vainement pour moi vigoureux.
A vingt, j*épouse Hylaa, qui, trop jeune et trop tendre, ■ Ne peut sentir encor ni soulager mes feux.
Dans ce bizarre estât, que faut-il que je lasse? Hymen, qui m'as offert tes plaisirs les plus doux
Lorsque pour eux j'estois de glace, Et qui dans mon ardeur me les refuses tous, Helas! si dans ton cœur la pitié trouve place, Rends moi mon premier âge ou mon premier époux.
Page 78. Voyant la splendeur non commune. >— Ce quatrain est de Gombauld. Voir les Poésies de Gambauld. A Paris, chez Augustin Courbé, dans la petite salle du Palais, à la PaUne, MDCXXXXVI (1646), avec
NOTBS. 10»
privilège du Roy, iii-4« de quatre fieulUets ^minaires et 304 pages, plus table (p. 258).
Page 80. Quand vous voudriés faire une amye. ^ Cette chanson est de Clément Marot. Voir l'édition de ses Œuvres donnée par Lenglet Du Fresnoy, 1731 , in-12, t. II, p. 346.
Page 8i . Martin menoit son pourceau au marché. — Est de Clément Marot, édition citée, t. III, p. 146.
Ibid. Frère Thibaust, grand moine gros et gras.— Est de Marot, t. III, p. 65.
Ibid. Un jour d'hyver, Robin tout esperdu. — Épigramme de Marot, t. III, p. 148.
Page 82. Martin estoit dedans un bois taillis. — Est de aément Marot, t. III, p. 147.
Ibid. Tétin refait plus blanc qu'un œuf. — Cette pièce est de Marot, t. III, p. 42-43.
Page 83. Tétin qui n'a rien que la peau. — Ce blason^ qui est la contre-partie de la pièce précédente, est également de Marot, t. III, p. 43-16; ia pièce de Marot est plus complète dans l'édition de Lenglet Du Fresnoy.
Page 87. Je ne puis rieirnonmier, si ce n'est par son nom. — Ces vers sont tirés de la satire I** de Boileau. Rolet n'était pas avocat, comme le titre le dit à tort, il était procureur.
Page 88. Sain d'esprit et de jugement. — Le duc Charles dont il est ici question est Charles IV de Lorraine, né en 1604, mort en 1675. On peut voir par lui l'excellente Histoire de Louis Xlll de M. Bazin. Cette pièce a été reproduite dans le Nouveau portefeuille fdstorique et littéraire, ouvrage posthume de M. Brusen de la Martiniêre^ Amsterdam, 1775, in-8" (p. 30-33), avec quelques vers en plus à l'Epitaphe. Les voici :
Il entreprit tout au hazard.
Il se lit blanc de son epée;
Ls Havittu Pinos» UTTuavE
tu Lecteur , , . . .
Table de^ titres de chM]Ue madrigal
l'remière jutlie du NouveioPjnnase Mtjriqne. . Seconde partie du Noaveiu Parnaise taljrique. , Troi>i£iD« pallie du Nouien l^nasse ut;rique. .