‹ Le nouveau Parnasse satyriqueChapitre 78 sur 79 · TROISIÈME LIVRE · texte numérisé non relu

TROISIÈME LIVRE

Page 72. Que penses-tu faire de moy?— Cette épigramme est de Maynard (voir l'édition in-i*>de 16 Î6, p. 85).

Page 72. Il est vray, Denis, ie prétends. — Est de Maynard, édition in-4% p. 90.

Page 73. Jean le borgne, ce grand goulu. — Est de Maynard, p. 148.

Ibid. Cy gist Paul, qui baissoit les yeux. — Voir les Œuvres de Maynard, 1646, in-4*>, p. 1.49.,

Ilnd. Soit par caprice ou vanité. ^— Cette épigramme est, à peu de chose près, la même que celle reproduite plus haut, p. 64.

Page 74. Je déteste le nœud fatal. — Pièce de Maynard, et reproduite dans ses (Eu^Tes, p. 160.

IMd. Ce roy des fols mélancoliques. — Voir les Œuvres de lilaynard, 1646, in-4<*, p. 166.

Ibid. Catherine ne me plaist point. — Œuvres de Maynard, p. 185.

Page 75. Çà, cher Pierre, le verre en main. — C'est une pièce de Maynard (voir ses Œuvres, p. 192); mais le premier vers est ici changé, le texte de Maynard porte :

Çà, Haresse, le verre en main, ete.

laid, Amy des morceaux délicats. — Œuvres de Maynard, p. 209. Âu lieu de ce vers :

Que tout le monde le couronne.

on lit dans Maynard :

Que le grand Flotte le couronne.

Page 76. Toi qui meurs avant que de naistre. — C'est ici le célèbre sonnet de V Avorton, composé par Jean Hesnaut à Toccasion de la mort de Mademoiselle de Guerchy, fille d'honneur de la reine mère Anne d'Autriche, qui succomba aux suites d'un avor-

tement en Tannée 1660. Voir à ce sujet le DicL historique de Bayle, édition Beuchot^ au mot Patin (Guy), note G, t. II, p 449-453.

Page 78. Durant mes premiers ans que j'estois incapable. — Cette c^pigrarome; imitée d'une pièce latine de JacquesBouju, Angevin, reproduite dans le Mtnagiana (édition de 1715, t. III, p. 312), fait allusion, suivant l>reux du Radier (Récréations historiques, 1767, t. n, p. 22(V224) à Varguerite d'Autriche, ûUe naturelle de Charles -Quint, mariée à onze ans à Alexandre de Médicis, qui en avait vingt-sept, et en secondes noces à Octave Farnëse, qui en avait treize. Voici au surplus cette pièce :

Impubes nupsi valido, jani firmior annis

Exsucco et molli sum sociata viro.

nie fatigavit teoeram, hic aetate valentem,

Intactam totâ nocte jacere sinit.

Dum noUem licuit, nunc dum volo, non licet uti :

hymen, aut annos aut mihi redde virum.

Plusieurs poètes ont traduit en vers français Tépigramme de Jacques Bouju; parmi eux nous indiquerons Régnier, Guillaume Golletet et La Monnoye. Nous domions ici, conune étant peu connues, les imitations qu'en ont faites Guillaume CoUetct et La Monnoye.

SUR LES DEUX MARIAGES D UNE GRAXDE PRINCESSE. (Imité do latin de Jacques Bouju, Angevin.)

Alors que j'estois incapable De gouster les fni'ts de l'amour, J'avoiâ un n.ari désirable Qui me caressoit nuit et jour.

Mais maintenant que je svài grande Et capable d'un si doux fruit,

Mon second mary ne demande Qu'à reposer toute la nuit.

L'un fut jeune et plein de courage, L'autre est Iftdie, Tîeux et flétri :

Hymen, rends moy mon premier âge, Ou rends moy mon premier mary.

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