‹ Le nouveau Pourceaugnac, comédie-vaudeville en un acteChapitre 14 sur 31 · TOUS. ERNEST · texte numérisé non relu

TOUS. ERNEST

Embrassons-nous mon cher cousin. Embratsons-uousmon cher cousin. Bravo ! c'cst notre cousin. Y oup, youp quel heureux destin I

( 1 ) L'entrée d'Ernest doit être la même que celle de Pourceau* jnac; elle doit être accompagnée des mêmes lazzi.

ERNEST

Maÿ voyez donc comme ça se rencontre !

THEODORE

Ou n’attend qne vous pour la noce.

ERNEST

Ah! ah!

JULES

II j aura longtemps qu’on n’aura rien vu d'aussi beau.

* ERNEST

Oh! oh!

JULES

Ah ! ah! oh! oh ! le futur n’est pas fort sur les reliques.

ERNEST , riant comme d' inspiration.

Eh ! ch ! eh !

THÉODORE

Qu’avez-vous donc à rire ?

• ERNEST

C’est une idée qui me vient... Est-ce que vous ne corap* tez pas me faire quelque drôlerie pour mon mariage ?

THEODORE

Nous y avions bien déjà pensé.

ERNEST

Oh! mais ... il faut des farces... Est-ce que vous ne faites pas de farces ici ?... Oh ! à Limoges, les jours gras, on en fait ... on en fait.

JULES

Je suis sûr que Monsieur est un des plus malins. . .

Ah ! ah ! c’est vrai . . .Tel que vous me voyez , je ne suis pas bête.

THÉODORE

• « y a comme cela des physionomies bien trompeuses.

ERNEST

Mâis pâr exemple , faut avoir l’esprit bien fait, et ue jamais se tâcher . . . Moi , d'abord , on m'aurait assommé que ja urais toujours ri.

THÉODORE , à part»

Il y a vraiment conscience de duper ce pauvre diable-là i « ’ ERNEST.

Et même, pour que cela finit plus gaimen^, c’étaient Ceux qui avait été pris pour dupes qui payaient un graud souper aux autres.

[JULES

Très-bien vu.

THÉODORE

On a de très-bounes idées à Limoges.

ERNEST

N’est-ce pas ?

JULES

Va doncpourle grand repas... Mais trembler, Messieurs : avec un adversaire tel que M. de Roufignac , vous m’avea bien l’air d’en être pour vos tirais... Moi , 'd’abord , je parie pour lui.

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