TOUS. ERNEST
Embrassons-nous mon cher cousin. Embratsons-uousmon cher cousin. Bravo ! c'cst notre cousin. Y oup, youp quel heureux destin I
( 1 ) L'entrée d'Ernest doit être la même que celle de Pourceau* jnac; elle doit être accompagnée des mêmes lazzi.
ERNEST
Maÿ voyez donc comme ça se rencontre !
THEODORE
Ou n’attend qne vous pour la noce.
ERNEST
Ah! ah!
JULES
II j aura longtemps qu’on n’aura rien vu d'aussi beau.
* ERNEST
Oh! oh!
JULES
Ah ! ah! oh! oh ! le futur n’est pas fort sur les reliques.
ERNEST , riant comme d' inspiration.
Eh ! ch ! eh !
THÉODORE
Qu’avez-vous donc à rire ?
• ERNEST
C’est une idée qui me vient... Est-ce que vous ne corap* tez pas me faire quelque drôlerie pour mon mariage ?
THEODORE
Nous y avions bien déjà pensé.
ERNEST
Oh! mais ... il faut des farces... Est-ce que vous ne faites pas de farces ici ?... Oh ! à Limoges, les jours gras, on en fait ... on en fait.
JULES
Je suis sûr que Monsieur est un des plus malins. . .
Ah ! ah ! c’est vrai . . .Tel que vous me voyez , je ne suis pas bête.
THÉODORE
• « y a comme cela des physionomies bien trompeuses.
ERNEST
Mâis pâr exemple , faut avoir l’esprit bien fait, et ue jamais se tâcher . . . Moi , d'abord , on m'aurait assommé que ja urais toujours ri.
THÉODORE , à part»
Il y a vraiment conscience de duper ce pauvre diable-là i « ’ ERNEST.
Et même, pour que cela finit plus gaimen^, c’étaient Ceux qui avait été pris pour dupes qui payaient un graud souper aux autres.
[JULES
Très-bien vu.
THÉODORE
On a de très-bounes idées à Limoges.
ERNEST
N’est-ce pas ?
JULES
Va doncpourle grand repas... Mais trembler, Messieurs : avec un adversaire tel que M. de Roufignac , vous m’avea bien l’air d’en être pour vos tirais... Moi , 'd’abord , je parie pour lui.