THEO DUKE
Pensez-y «Jonc, Messieurs; un préteudu de Limoges, et qui se nomme Al. de lloulignac.
». TOUS
De Rouligiiac! . . .
JULES
De lloulignac!... Voilà qui rime terriblement bien à Pourceau guac. lit «|uel bomiue est-ce !*. ..
THÉODORE
C’est ce qu’on ne sait pas pi écisemeut. . . Mais songez de grâce qu il arrive aujourd'hui , et «ju’il n’y a pas «te temps à perdre.. .
JULES
Voyons donc quelque moyen bien extravagant. Si nous.. . N ou, cela ne vaut rien.. .
THÉODORE
Nous pourrions.. . Oh! ce serait trop fort.
LÉON
Je le tiens.. . Nous u’avous qu’à.. . Nou , cela pourrait Compromettre.. .
JULES
Allons, voilà «le beaux moyens! Lli! Messieurs... au lieu «le nous creuser la tête à chercher dis inventions nouvelles, d«*s farces ingénieuses pour éconduire uu préleudu, U avons-nous pas sous la main ce «ju il nous faut ? Nousavons tous assisté ce soir à lu représentation de M. de l’ourceauguac : voila nos moyens tout trouvés : les farces de Molière eu valent bicu d autres.
THÉODORE
Laissez donc. . . C’est trop usé. . .
JULES
Bah! arec des changcmeus et des additions, /voilà Comme on fait du neuf. . . C’est la mode d’ailleurs , et l'on • trouve plus commode de refaire Molière que de l’imiter. Ai K : Un homme pour faire un tableau.
Des Colins qu i! peignit si bien Nous voyons la race renaître. ,
Mais d’un crayon tel que le sien Nul encor ne s'est rendu maître.
Des hypocrites et de- sols On craindrait moins le caractère,
Ni tous nos Tartuffes nouveaux ^
Faisaient naitre un nouveau Molière.
THÉODORE
Ma foi ! faute de mieux, teuous-uous-en donc à Molière.. . Va pour M. de Pourceaugnac. . .
TOUS
Va pour M. de Pourceaugnac.
JULES. . '
Adopté ?i la majorité’. — Aujourd’hui l’arrivée du futur» demain son départ, et nous marions Théodore le mardi gras.
THÉODORE
Comme tu y ras !
Air : Il ri* est pas temps de tous quitter*
Se marier un mardi gras !
Vit-on jamais rien de semblable ?
JULES
Eh ! mon cher atni , pourquoi pas ?
L'i- propos me semble admirable.
Ce mardi gras qui voit la gailé fuir
D‘un jour d'hymen ro'uflre l'emblème.
C'est encor un jour de plaisir;
Mais c’eat la vrille du Carême.
Il ne reste plus qu’à ‘distribuer nos rôles. . . Au moins si nous avions ici notre cher Futct et sa digne épouse ! ce sont eux qui nous seconderaient merveilleusement... Mais ce cher percepteur des contributions est à Paris depuis ce matin. Quel dommage ! lui qui passe sa vie à faire d<;s tours, des malices... Quelle fête pour lui! Il sait pourtant lasituation où nous nous trouvons ; il avait promis de nous seconder. . . Eh ! qu'cntcuds-je ? le voici !