‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 11 sur 259 · SIGNIFICATION DU TERME CANONIQUE · texte numérisé non relu

SIGNIFICATION DU TERME CANONIQUE

termes dérivés de xavojv : xavovtxoi, xavovi^o{ji£voi, appliqués aux saintes Écritures dans des écrivains beaucoup plus anciens. Origène s'en sert plusieurs fois : « In Scripturis canonicis nusquam ad praesens invenimus ^ » — « Multa exempla... Novo Testamento inserta, quae in his Scripturis, quas canonicas habemus, nunquam legimus 2. » — « Nec enim scimus in libris canonizatis historiam de Janne et Jambre resistentibus Mosi^. » Ces phrases se trouvent dans des ouvrages dont nous n'avons plus le texte grec, mais seulement la traduction latine de Rufm ; il est possible que les termes canonici, canonizati ne répondent pas aux termes xavovixoi, xavovi^ofxsvot. Cependant, Westcott fait remarquer que dans un autre passage d'Origène , nous avons le terme regularis pour exprimer la même idée que précédemment : In nullo regulari lihro hoc posiiiim in^enitur il s'ensuit donc que probablement les termes cités traduisaient littéralement xavovixot et xavoviÇofxsvoi , qui devaient se trouver dans le texte grec d'Origène. Il ne semble pas que ce terme xavwv ait été beaucoup employé avant le IV® siècle. Lors de la persécution de Dioclétien, 303-311, les Ecritures sacrées furent recherchées pour être détruites ; elles sont appelées « les Écritures de la Loi ». Mais, vers 363, le synode de Laodicée ^ décida que les livres non canoniques ne devaient pas être lus dans les églises, mais seulement les (livres) canoniques de l'Ancien et du Nouveau Testament. Dans son épître festale, 39, en 363, saint Athanase écrit : « J'ai pensé qu'il serait bon de placer en ordre les livres canonisés, transmis par la tradition, livres qui ont été

Page 1