‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 113 sur 259 · Leg. c. XVIII · texte numérisé non relu

Leg. c. XVIII

â22 FORMATION DU CANON DÛ NOUVEAU TESTAMENÎ.

l'an 166-175, que l'usage d'envoyer des épîtres aux églises, tel que l'avaient pratiqué saint Paul et saint Ignace, se continuait dans l'Église chrétienne. Eusèbe ^ , F qui possédait un recueil des lettres de saint Denys, nous donne une brève analyse de sept d'entre elles. Dans sa lettre au pape Soter^, saint Denys lui dit que Tépître du pape Clément, écrite aux Corinthiens, est lue d'après un usage antique dans l'assemblée des fidèles. Il en sera fait de même pour celle que Soter vient d'écrire aux Corinthiens. De ces paroles de Denys, nous devons conclure que, puisque Tépître de saint i Clément Romain n'est pas entrée dans le canon, la lecture dans les assemblées chrétiennes n'est pas un critérium suffisant de canonicité. Saint Denys nous apprend^ encore que, de son temps, on falsifiait les j écrits, même ceux du Seigneur. « Des frères m'ont ! prié d'écrire des lettres et je l'ai fait; mais les apôtres du diable y ont mêlé de l'ivraie, et ils ont tantôt retranché et tantôt ajouté. Sur eux repose la malédiction : Malheur à vous. 11 n'est pas étonnant qu'ils aient al- \ téré les enseignements du Seigneur, puisqu'ils se sont attaqués à d'autres qui n'ont pas leur importance. »

g 2. — Église d'Asie.

La controverse pascale. — La controverse qui s'éleva vers la fin du ii® siècle dans les églises d'As ic au sujet de la Pâque, nous apprend de quelle autorité j jouissaient les évangiles à cette époque. Les quarto-' décimans s'appuyaient sur les évangiles pour justifier leur pratique, tandis que leurs adversaires en appelaient au témoignage du lY^ évangile. Saint Polycrate ,

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