CHAPITRE II
EGLISES d'orient.
§ 1. — Églises de la Grèce.
AthénsLgore. — Vers l'an 176, un Athénien, Athénagore, philosophe chrétien, écrivit une apologie du christianisme, llpeciêsta Trspl x^putiavcov, Legatio pro christianisy adressée à l'empereur Marc-Aurèle et à son fils Commode. Faisant allusion à des paroles du Christ citées dans saint Matthieu, V, 44, 45, il déclare que ce sont les paroles avec lesquelles ils sont nourris. Il emprunte à saint Jean sa doctrine du Verbe : Leg. XII :=z Jean, XVII, 3; ib. X = Jean^ 1, 3, etc. Dans son traité De Resurrectione, 18, il emprunte des arguments à l'apôtre, lesquels se trouvent dans la épître aux Corinthiens, XV, 53. On remarque encore, dans ces deux écrits d'Athénagore, des allusions plus ou moins claires aux épîtres aux Romains, aux Galates, à la à Timothee, ainsi que des préceptes sur le baiser de paix qu'il attribue au Verbe : TfAtv XsyovTo; xoZ Wyou\ et qui soat empruntés à un apocryphe que nous ne connaissons pas.
Saint Denys de Corintbe. — Nous apprenons par l'exemple de saint Denys, évêque de Corinthe vers