‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 13 sur 259 · Arnobe, Adv, Génies^ Y · texte numérisé non relu

Arnobe, Adv, Génies^ Y

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

jusqu'à la fin des temps, XII, 4, 9. Son livre serait donc le premier livre caché. Bientôt s'éleva chez les Juifs toute une littérature dont les écrits portaient en tête les noms des anciens patriarches ou des prophètes et se donnaient comme des livres cachés de ceux-ci. Tels furent les livres d'Hénoch, l'Assomption de Moïse, les Testaments des douze patriarches, etc. Josèphe nous apprend que les Esséniens possédaient des livres, toc ts Trjç atpeceoiç aÙTwv pt6X(a, que les adeptes s'engageaient par serment à ne pas faire connaître ^ . Tout en n'acceptant comme officiels que vingt-deux livres, les Juifs prétendaient avoir une loi orale qui, donnée à Moïse, fut transmise par les prophètes, par les hommes de la grande synagogue aux docteurs de la loi, et fut écrite plus tard dans la Mischna et le Talmud.

Nous ne savons par quel terme on désignait chez les Juifs les livres qui n'étaient pas dans la collection officielle. Dans le Talmud, les livres appelés genouzim ou aTToxpu^poi. cachés, étaient d'abord les rouleaux trop usés de la Loi, que les autorités de la synagogue ordonnaient de cacher dans la genizah des synagogues parce qu'ils ne pouvaient plus servir à l'usage public. Mais on se demandait aussi si, pour diverses raisons, certains livres : le Cantique, FEcclésiaste, Esther ne devaient pas être genouzim, c'est-à-dire cachés. Quant aux livres qu'on pourrait appeler profanes ou hérétiques comme ceux des Samaritains, des Sadducéens, des chrétiens, les Juifs les appelaient sepharim hiçonim, livres extérieurs, en dehors.

Au premier et second siècle du christianisme parurent des écrits divers, évangiles, épîtres apostoliques, Actes des apôtres, épîtres d'auteurs post-apostoliques, Apocalypses, etc.

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