‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 14 sur 259 · Guerre juive, II · texte numérisé non relu

Guerre juive, II

SIGNIFICATION DU TERME APOCRYPHE

Quelques-uns de ces écrits furent déclarés Écriture sainte; ce sont nos livres canoniques. D'autres, tenus pour inspirés en certains lieux, ne furent pas définitivement inscrits dans les listes générales officielles; d'autres furent neutres ; d'autres enfin, œuvres des sectes hérétiques du ii® siècle, furent rejetés par l'Église comme entachés d'hérésie. Nous distinguerons, par conséquent, trois classes d'apocryphes. Dans l'une se rangent les écrits qui ont été en instance de canonicité comme l'évangile des Hébreux, l'évangile de Pierre, la Didachè ainsi que d'autres écrits de tenue orthodoxe, mais qui n'ont pas été définitivement inscrits dans le canon. Dans la seconde, nous placerons les écrits de caractère neutre, tels que le Protévangile de Jacques, les évangiles de Thomas, etc. Dans la troisième seront placés les livres des sectes gnostiques et marcionites. Les gnostiques prétendaient posséder des livres secrets, où se trouvait, disaient-ils, une doctrine qui ne devait être communiquée qu'aux initiés et qui était la vraie doctrine des apôtres de qui elle venait directement. Aussi, l'Église commença-t-elle à se défier des livres secrets, cachés, et cela d'autant plus que les livres approuvés par elle, étaient ceux qui étaient lus publiquement, qui étaient acceptés par tous et qui s'adressaient à tous. Bientôt donc, le terme fut pris en mauvaise part et livre apocryphe signifia livre hérétique, faussé, altéré.

Nous retrouvons le terme apocryphe employé dans les deux sens de livres non canoniques et de livres hérétiques dans la littérature chrétienne, principalement dans Origène et dans saint Irénée. Origène parle d'un livre apocryphe qui relatait la tradition qu'Isaïe avait été scié ^ C'est aussi dans les livres apocryphes qu'est

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