‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 151 sur 259 · Hist, eccL II · texte numérisé non relu

Hist, eccL II

publiquement avec les autres dans la plupart des églises. » On voit qu'Eusèbe ne s'exprime pas toujours avec une netteté suffisante, et qu'il n'aurait pas dû employer le même terme pour exprimer deux idées différentes. Ici, il déclare illégitimes les épîtres de saint Jacques et de saint Jude parce qu'il doute de leur authenticité, et il les a acceptées plus loin comme antilégomènes en se plaçant au point de vue de leur acceptation dans l'Église. Ailleurs ^ encore, Eusèbe mentionne l'épître de Jude et les autres épîtres catholiques parmi les écrits contestés, àvTiXsYoVeva;, avec l'épître de saint Barnabé et l'Apocalypse de Pierre. 11 est évident qu'il ne faut pas demander à Eusèbe trop de précision, ni trop rapprocher ses textes. Ainsi, dans ce passage, il range toutes les épîtres catholiques parmi les antilégomènes, tyjv 'louSa X^yw xai tocs Xontàç xaôoXtxàç iTTiffioXa;, et cependant dans la liste précitée^, il avait placé la première épître de saint Jean et la première épître de saint Pierre parmi les homologoumènes. Ces deux épîtres faisaient pourtant partie pour lui des épîtres catholiques, puisqu'il nous dit que celles-ci étaient au nombre de sept.

Les témoignages d'Eusèbe sur les écrits de saint Pierre ne sont pas non plus toujours concordants. Il a résumé ce qu'on en pensait dans le passage suivant ^ : a Une seule épître de saint Pierre, celle qui est dite la première, est reçue universellement, àvtDixoXoyyixat. Les anciens presbytres s'en sont servis dans leurs écrits comme d'un écrit non discuté, àva(jL^iXé>cTa). Quant à celle qu'on rapporte comme la seconde, cpspofxévrjv Seu- Tspav, nous avons reçu par tradition, Trap£tXTQcpa[jLev, qu'elle n'était pas testamentaire, IvSiaôvjxov, mais ayant

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