‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 150 sur 259 · Hist, eccL HI, 3, S · texte numérisé non relu

Hist, eccL HI, 3, S

qu'elle est contestée, àvTtXeYSdôai, dansTéglise de Rome, comme n'étant pas de Paul. » On voit qu'Eusèbe se rattache à la tradition orientale, et qu'il tient l'épître aux Hébreux pour homologoumène. Cependant, son opinion sur ce point ne paraît pas très fixe, car, au livre VI, 13, il la range parmi les antilégomènes : « Clément d'Alexandrie s'est servi, dit-il, des témoignages des écrits contestés, xaTç cxTcb twv àvTiXsYOfxsvojv Ypacpwv (jiapTupiatç, de la Sagesse dite de Salomon, et de celle de Jésus, fils de Sirach, et de l'épître aux Hébreux, de celles deBarnabé et de Clément et de Jude. » On ne peut savoir dans quelle catégorie d'antilégomènes il la rangeait, puisque à côté d'elle il mentionne des épîtres, celle de saint Jude et celle de saint Barnabe, qui appartiennent aux deux catégories d'antilégomènes. Elle devait être dans la première, car Eusèbe ^ affirme nettement que l'épître aux Hébreux est, à bon droit, rangée parmi les autres écrits de l'apôtre. Paul l'a écrite dans la langue maternelle des Hébreux et sa lettre fut traduite par Luc selon les uns, par Clément selon les autres. Pour lui, la seconde hypothèse paraît la plus vraie.

Les épîtres de saint Jacques et de saint Jude sont rangées, dans la liste précédente, parmi les écrits contestés de la première catégorie, et non parmi les illégitimes. Ailleurs cependant, il affirme qu'elles sont illégitimes. « Voilà, dit-il 2, ce que l'on raconte de Jacques, auquel on attribue la première des épîtres appelées catholiques. Mais il faut savoir que, comme elle est illégitime, wç voôeusxai, peu d'anciens la mentionnent, ainsi que celle de Jude, une aussi des sept épîtres catholiques. Cependant, nous savons qu'elles sont lues

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