Eclogaeex scriptis proph
guée dans le fragment de Muratori, à la suite de l'Apocalypse de saint Jean. Clément d'Alexandrie a cité aussi la Prédication de Pierre, qu'il tenait pour un écrit authentique de Pierre. Origène Ta citée aussi. Il appelle en témoignage l'évangile de Pierre à l'appui de l'opinion que les frères de Jésus étaient des fils d'une première femme de Joseph^ .Nous avons vu que, dans la liste générale, Eusèbe était très sévère à l'égard de l'évangile de Pierre qu'il déclarait être l'œuvre des hérétiques.
Eusèbe ne parle pas de l'épître de saint Clément Romain aux Corinthiens dans la liste susmentionnée ; cependant, il la tenait en haute estime et savait qu'elle était lue dans un grand nombre d'églises. Sa façon de s'exprimer à son égard crée même une difficulté. D'après lui^, Clément d'Alexandrie se serait servi du témoignage d'écrits contestés, àvTiXsyofjisvwv, et parmi ceux-ci il cite l'épître de Clément. Auparavant, parlant^ de Clément, successeur d'Anaclet, évêque de l'église des Romains, il ajoute : « On rapporte de lui, communément reçue, ôfjLoXoyoufjLevyi, une épître longue et admirable... Nous savons que, depuis longtemps, elle est lue publiquement dans les réunions communes et encore parmi nous dans beaucoup d'églises. » Ainsi donc, cette épître est déclarée ici homologoumène. Il faut croire que ce n'est pas au sens strict du terme, puisque Eusèbe ajoute qu'elle est lue seulement dans la plupart des églises. Elle ne peut donc être placée parmi les homologoumènes, acceptés partout. En fait, elle était, comme il le dit ailleurs, antilégomène. Cet exemple prouve bien qu'il ne faut pas trop presser la valeur des termes d'Eusèbe.
d. In Matlh. X, 17.