Hermès, XXI, 1886, p
ecclésiastique une seule de ces épîtres était employée. Ce canon, probablement d'origine africaine, a dû être dressé vers le milieu du iv® siècle. Il prouve que, cent ans après la mort de saint Cyprien, l'épître aux Hébreux n'était pas encore tenue pour canonique dans l'église d'Afrique ^ .
Nous constaterons qu'au milieu du iv® siècle l'Église latine tient pour inspirés les quatre évangiles, les Actes des apôtres, treize épîtres de saint Paul, la première épître de saint Pierre, la première épître de saint Jean et l'Apocalypse. L'épître aux Hébreux est connue, mais n'est pas encore reçue comme paulinienne, sauf par quelques-uns. Les épîtres de saint Jacques et de saint Jude, la seconde épître de saint Pierre, la seconde et la troisième épître de saint Jean ne sont pas mentionnées.
1. La question du canon du Nouveau Testament dans le codex Cheltenham a été étudiée en détail par W. Sanday, Studia bihlica et eccîesiastica, p. 243. Oxford, 1894.
f QUATRIÈME SECTION
ï PROMULGATION DE LISTES DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT, DE L'AN 350 A L'AN 450
Eusèbe avait essayé de fixer la tradition de FÉglise sur l'autorité qui était attribuée aux livres du Nouveau Testament, et il avait constaté qu'ils n'étaient pas tous placés au même rang par les diverses églises de la chrétienté. Il n'avait pas eu cependant l'intention de dresser une liste officielle des écrits néotestamentaires. Ce travail va être essayé par les écrivains subséquents et par les assemblées conciliaires, soit en Orient, soit en Occident. C'est donc dans une période de codification des écrits du Nouveau Testament que nous entrons.