‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 169 sur 259 · Haer, LI · texte numérisé non relu

Haer, LI

3. Uistory of llie canon of tlie N. T. London, 1881, 5« éd. p. 4M.

4. Gesctiichle des nt, Kanons, -2'» iJaud, Leipzig, 189 0, p. 193. îi. Loco citato.

Les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc, selon Jean. Les Actes des apôtres. Sept épîtres catholiques : une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean, une de Jude; quatorze épîtres de Paul : une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, une aux Éphésiens, une aux Philippiens, une aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, une aux Hébreux, deux à Timothée, une à Tite, une à Philémon. »

L'épître aux Hébreux a été placée après les épîtres adressées à des communautés, avant celles qui étaient écrites à des particuliers. On remarquera l'omission de l'Apocalypse.

Les Constitutions apostoliques sont une compilation de divers documents, faite probablement dans la seconde moitié du iv^ siècle. Nous n'avons pas à entrer dans la controverse qui a été soulevée à propos de la date des Constitutions apostoliques. Nous avons cité antérieurement la liste des livres du Nouveau Testament qui devaient être lus dans les assemblées du culte.

A la fin du livre VHP des Constitutions apostoliques se trouvent 85 canons apostoliques, dont on reporte la date au commencement du v^ siècle. Le 85® commence ainsi : « Que les livres suivants soient pour vous tous, clercs et laïques, vénérables et saints... Mais nos livres, c'est-à-dire ceux du Nouveau Testament, sont : Quatre évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean ; quatorze épîtres de Paul, deux épîtres de Pierre, trois de Jean, une de Jacques, une de Jude ; deux épîtres de Clément et les Constitutions en huit livres, dictées par moi. Clément, aux évèques, qu'il ne faut pas publier devant tout le monde, à cause des mystères, ta [xuaiuà, qui y sont contenus et les Actes de nous, les apôtres. »

Les épîtres de Clément et les Constitutions apostoliques sont placées ici pour leur donner de l'autorité,

mais Fauteur ne les tient pas pour canoniques , puis-u qu'il recommande de ne pas les lire en public.

On remarquera ici encore l'omission de l'Apoca-x lypse.

§ 3. — Église d'Antioche.

Saint Jean Chrysostome. — Nous aurions beau u coup à apprendre des exégètes de l'école d'Antioche .1 malheureusement presque tous leurs ouvrages son1> perdus. Un des plus remarquables fut saint Jear| Chrysostome, né à Antioche, en 347 et mort en 407, | Ses homélies sur les Livres saints sont bien connuefil et ont été utilisées par tous ceux qui après lui omi eu à expliquer les saintes Écritures. Dans réditiorl: de ses œuvres qu'ont publiée les Bénédictins, orl trouve une Synopsis sac r arum Scripturarum * qmf l'éditeur croit pouvoir attribuer à saint Jean Chrysostome. Après la citation des livres de l'Ancien Testa-' ment, on lit : « Voici les livres du Nouveau, les quatorze épîtres de Paul, les quatre évangiles» deux des disci-| pies du Christ, Jean et Matthieu, deux de Luc et dd Marc, disciples, l'un de Pierre et l'autre de Paul... 1(| livre des Actes et trois épîtres catholiques. » Ces troij! épîtres doivent être l'épître de saint Jacques, la première de saint Pierre et la première de saint Jean Saint Jean Chrysostome ne semble pas avoir connu les quatre autres épîtres catholiques. Dans le même volume se trouve une homélie que Montfaucon ne croil pas être de saint Jean Chrysostome, mais provenir de l'école d'Antioche; il y est dit que la première épître de saint Jean est parmi les livres ecclésiastiques, non parmi les apocryphes; les Pères rejet-

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