CHAPITRE II
g 1. — Témoignages des écrivains.
Dans le courant du iv® siècle, les rapports devinrent plus fréquents entre Téglise d'Orient et celle d'Occident par le fait de la propagation en Occident de Thérésie arienne. Les écrivains latins eurent donc à étudier les écrivains orientaux et à se servir de livres tenus pour canoniques par Féglise d'Orient, mais que jusqu'à cette époque les Latins n'avaient pas acceptés.
Saint Hilaire, évêque de Poitiers ( f 368), se rattache à rOrient par sa spéculation théologique et son exégèse. Ilvécut, en effet, plusieurs années en Phrygie, où il avait été exilé. Dans le Prologue de son Commentaire sur les psaumes, § 15, il donne la liste des livres de l'Ancien Testament, mais il n'y ajoute pas celle du Nouveau.
Nous connaissons par ses œuvres les livres qu'il tenait pour canoniques : les quatre évangiles, les Actes des apôtres, les quatorze épîtres de saint Paul. 11 attribue Fépître aux Hébreux à Paul, Paulus adHebraeos dixii, et la cite comme Écriture ^. Il cite aussi comme Ecriture l'épître de saint Jacques ^ et la seconde
\. De Trinit. IV, 41.