Ad Paul, II; Adv, Jovin. ï
318 PaOMULGATION DE LISTES DES LIVRES DU I^î. T.
et dans sa lettre àPaulinus, ilaffirme quesaint Pierre a écrit deux épîtres, mais dans le De Viris ilL 1 , il restreint son affirmation. « Simon Pierre, dit-il, a écrit deux épîtres, qui sont appelés catholiques, et dont la seconde est niée être de lui par le plus grand nombre, à cause de la différence de style avec la première. » Il précise son observation dans sa lettre à Hedibia, 120, Quaest. XI: « Les deux épîtres qui sont dites de Pierre diffèrent entre elles pour le style et le caractère, et la structure des mots. D'où nous comprenons que, pour la nécessité des choses, il s*est servi de secrétaires différents. » Saint Jérôme essaye ainsi d'expliquer pourquoi cette seconde épître n'a pas été admise dans le canon par l'église d'Occident et a été rejetée par beaucoup dans l'église d'Orient.
Il rapporte aussi les réserves de quelques-uns sur Fépître de saint Jacques et sur celle de saint Jude. « Jacques, qui est appelé frère du Seigneur... a écrit seulement une épître qui est parmi les sept épîtres catholiques. On affirme qu'elle a été produite par un autre sous son nom, quoique peu à peu, dans la suite des temps, elle ait obtenu de l'autorité. » L'épître de saint Jacques est donc canonique, puisqu'elle a actuellement acquis de l'autorité, bien que son authenticité ne soit pas hors de doute. C'est la même distinction que nous avons déjà relevée à propos de l'épître aux Hébreux et que nous retrouvons à propos de l'épître de saint Jude.
t Jude, frère de Jacques, a laissé, dit saint Jérôme ^ , une petite épître qui fait partie des sept épîtres catholiques. Et parce que, dans celle-ci, il a apporté un témoignage du livre d'Hénoch, lequel est apocryphe, elle est rejetée par le plus grand nombre. Cependant elle