Ad Paulinum
rinthiens\ mais sans la qualifier d'Écriture. Il reconnaît cependant qu'elle est très utile et que même, en quelques lieux, elle est lue publiquement. Elle lui paraît ressembler de caractère à Fépître qui, sous le nom de Paul, est dite aux Hébreux. On place aussi^ dit-il, sous son nom une seconde épître qui est rejetée par les anciens^.
Saint Jérôme admet l'authenticité del'épître de saint Barnabé, mais, de même qu'Eusèbe, son autorité en ces matières, il la range parmi les Écritures apocryphes^. Cependant, dans son ouvrage De nom. hebraïcis^ il la recenbtj après les livres du Nouveau Testament, ce qui ne prouve pas qu'il la tenait pour Écriture, mais plutôt qu'il la regardait comme un livre ecclésiastique, bon pour l'édification des fidèles. Il professe la même opinion sur le Pasteur d'Hermas. « Il est lu, dit-il^, maintenant publiquement dans certaines églises de la Grèce. En réalité, le livre est utile et beaucoup d'écrivains anciens se sont servis de son témoignage. Mais il est presque ignoré chez les Latins. » Cependant, citant un passage du Pasteur, Vis. IV, 2, 4, il juge qu'il est stultitia condemnandum et il traite le livre d'apocryphe^. Dans sa préface au livre de Samuel, il 1 place aussi parmi les airoxpucpa et ailleurs^, après en avoir cité un passage, il ajoute : « Si cui tamen placet illius recipere lectionem. »
Saint Jérôme est très sévère pour les livres qu'il ne trouve pas dans le canon de l'église romaine. Lors même qu'ils ont pu jouir d'une certaine autorité dans