Gregory, Textkritih, p
prouve que, de son temps, l'Apocalypse gagnait de Fautorité.
De Sectis. — Dans ce traité, écrit probablement vers la fin du vi® siècle et attribué par quelques critiques à Léonce de Byzance, on trouve, Act. II, un catalogue des saintes Écritures. D'après lui, il y a six livres du Nouveau Testament. Deux contiennent les quatre évangélistes : le premier a Matthieu et Marc, le second Luc et Jean; le troisième les Actes des apôtres; le quatrième les sept épîtres catholiques : La première est de Jacques, la seconde et la troisième de Pierre, la quatrième, la cinquième et la sixième de Jean, la septième de Jude ; ces épîtres sont appelées catholiques parce qu'elles n'ont pas été écrites comme celles de Paul à une seule nation, mais en général pour toutes. Le cinquième livre contient quatorze épîtres de saint Paul; le sixième, l'Apocalypse de saint Jean. Tels sont les livres canonisés, xà xavovi^ofjLsva piQta, dans l'Église.
Versions syriaques pbiloxénienne et barkléenne . — Au commencement du vi^ siècle (508), une traduction syriaque nouvelle du Nouveau Testament fut faite par un Polycarpe, x^^peTriaxoTroç, pour Philoxène, évêque jacobite de Mabug ou Hiéropolis. Elle contenait tous les livres du canon actuel du Nouveau Testament, y compris les écrits omis dans la Peschitto, les deux petites épîtres de saint Jean, la seconde épître de saint Pierre, celle de saint Jacques et l'Apocalypse. Un siècle plus tard (616), elle fut revisée par Thomas de Harkel. Il est difficile actuellement de distinguer les parties qui appartiennent à chacune de ces deux versions.
Anastase le Sinaïte, fin du vi^ siècle, a donné un canon des livres saints où il range tous les écrits du Nouveau Testament, sauf l'Apocalypse. Il y ajoute une longue liste des livres apocryphes, parmi lesquels il ne mentionne pas l'Apocalypse. Voulait-il indiquer par
là qu'il ne se prononçait pas sur la canonicité de cet écrit?
Nous trouvons dans le Codex Baroccianus une liste de soixante livres qui reproduit exactement celle qui est attribuée à Anastase le Sinaïte.
Le Concile in TruUo (691-692) détermine les décisions conciliaires qui devaient faire autorité dans TEglise grecque au sujet des saintes Ecritures. Il énumère les 85 canons apostoliques, les canons des synodes de Laodicée et de Carthage, puis un certain nombre d'écrivains ecclésiastiques et parmi ceux-ci, saint Athanase et saint Amphiloque. Le concile sanctionnait ainsi les opinions les plus contradictoires au sujet de certains livres du Nouveau Testament, par exemple les petites épîtres catholiques et l'Apocalypse. Ainsi, le synode de Carthage et saint Athanase reconnaissaient ces livres, tandis que le synode de Laodicée et le 85* canon apostolique ne les cataloguaient pas. Ce même canon admettait comme canoniques les deux épîtres de saint Clément que ne recevaient pas les autres autorités mentionnées.
Saint Jean Damascène [f 750), après avoir énuméré les livres de l'Ancien Testament, a catalogué ^ ceux du Nouveau : Quatre évangiles, les Actes des apôtres par Luc l'évangéliste, sept épîtres catholiques, quatorze épîtres de Paul apôtre, l'Apocalypse de Jean l'évangéliste, les canons des saints apôtres par Clément. Un manuscrit y ajoute les deux épîtres de Clément. Cette addition des canons apostoliques doit provenir de l'approbation de cette compilation par le concile in Trullo, qui cependant n'avait pas admis ces deux épîtres dans le canon. Il résulte de ce fait qu'à la fin du VIII® siècle, le canon du Nouveau Testament pou-