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de ces mêmes Écritures, ajoute saint Isidore, est l'Esprit Saint.
Dans un autre de ses ouvrages ^ après avoir cité les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, dans l'ordre précité, il conclut : « Hae litterae sacrae, hi libri integri numéro et auctoritate ; aliud cum istis nihil est comparandum. Quidquid extra hosfuerit, interhaec sancta et divina nuUatenus est recipiendum. »
Cette exclusion très nette des livres apocryphes s'explique par le fait qu'en Espagne, à cette époque, circulaient un grand nombre de livres apocryphes et hérétiques. Un évêque des Asturies en a dressé les listes 2.
On remarquera que saint Isidore parle des doutes soulevés à propos de l'authenticité paulinienne de l'épître aux Hébreux, tandis qu'il ne rappelle pas ceux qui ont été élevés sur l'origine johannique de l'Apocalypse. Il est probable qu'il s'en est tenu ici au point de vue de la tradition latine qui a toujours accepté l'Apocalypse, tandis que pour l'épître aux Hébreux, elle l'a reçue plus tardivement. Il est vrai qu'il ne dit rien non plus de ceux qui ont rejeté l'épître de saint Jude, quoique saint Jérôme, à qui il emprunte ses renseignements, en ait parlé. De plus, saint Isidore ne voulait pas rappeler les doutes au sujet de l'Apocalypse, à cause du décret de condamnation porté par le quatrième concile de Tolède contre ceux qui rejetaient l'Apocalypse (les Wisigoths ariens) : « Apocalypsim librum multorum conciliorum auctoritas et synodica sanctorum praesulum Romanorum décréta Joannis evangelistae esse perscribunt, et inter divines libres recipiendum constituerunt ; sed quamplurimi sunt, qui ejus auctoritatem non recipiunt