Introd, generalis j p
5. Ce texle a 6té publié par P. Batiffol, La Vaticane de Paul III u. Paul F, d'après des documents nouveaux^ Paris, 1890.
L'ÉGLISE CATHOLIQUE
loculum. » Cornely fait observer que la déclaration citée plus haut n'a pas une autorité officielle, parce que la Congrégation du Concile n'a reçu qu'en 1586 l'autorité pour l'interprétation authentique des décrets du concile. Elle n'a donc que la valeur d'une opinion émise par des théologiens consulteurs de la Congrégation. Elle est une protestation contre l'interprétation que donnait Vega du décret du concile sur l'autorité de la Vulgate : « Synodus non approbavit menda quae linguarum periti et in sacris literis mediocriter versati in ea deprehendunt. Approbavit dumtaxat Vulgatam editionem repurgatam a mendis, Nec eam tamquam e coelo delapsam adorari voluit, Interpretem illius, quisquis ille fuerit, sciebat non fuisse prophetam, nec nos meruisse hactenus quemquam, qui eodem in omnibus spiritu sacras litteras a propria et nativa lingua in alienam linguam transfuderit. Ac proinde nec cohibuit, nec cohibere voluit studiosorum linguarum industriam, qui aliquando docent melius potuisse aliqua verti, et uno eodemque verbo vel plures nobis suggessisse spiritum sanctum sensus, vel certe alias commodiores, quam a Vulgata editione possent haberi. »
Cette opinion sur la Vulgate ressort d'ailleurs clairement de la correspondance que nous avons citée plus haut entre les cardinaux de la Congrégation du Concile à Rome et les cardinaux légats à Trente. Elle a été aussi enseignée très nettement par le dominicain Sixte de Sienne ^ théologien au concile. « De erroribus vero, quos Hieronymus in veteri translatione annotavit, et recentiores in hac nova editione pariter annotarunt, ingénue fatemur, et nos multos errores ab Hieronymo emendatos in vetere traductione, et similiter in hac nostra nova editione nonnullas invenire mendas, sole-