Disputationes^ de Verbo Dei, I
DU CONCILE DE TRENTE A NOS JOURS
lum Caium ex Graecis et duo vel très ex Latinis proferre possent, cum nos contra tôt pontifices, tôt concilia pro nobis habeamus. Et si de antiquitate, non de multitudine agatur, antiquior est Clemens Romanus Caio. » 11 faut observer d'ailleurs : « Sed quando etiam aut Lucae, aut Barnabae esset, apostolici viri esset, auctoritate carere deberet ^ »
Baronius^ accuse Eusèbe d'avoir voulu favoriser les Ariens quand il affirme que l'église romaine a douté de l'origine paulinienne de Tépître aux Hébreux et il conclut que saint Jérôme n'a pas fait assez de réflexion sur la pratique de son Eglise, et qu'il s'en est rapporté trop légèrement au témoignage d'Eusèbe ^,
Richard Simon reconnaît que « l'épît.'e aux Hébreux semble avoir été contestée dans l'antiquité, principalement dans les églises d'Occident, dont quelques-unes ont refusé de la lire dans les assemblées publiques^ ». 11 n'y a pas lieu de tenir compte de ces doutes, puisque cette épître a été citée par le pape Clément dans son épître aux Corinthiens^. Pour lui, il « aime mieux croire avec Origène qu'elle a été composée en grec par quelqu'un des scribes ou interprètes de saint Paul à qui toute l'antiquité l'a attribuée à cause de la grandeur des pensées^ ».
Pour Bossuet : « Le torrent des Pères latins comme des Grecs cite l'épître aux Hébreux comme canonique dès le temps de saint Jérôme et auparavant''. »
A la suite de Richard Simon, Dom Calmet ^ croit que