‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 55 sur 259 · Hist, eccl. IV · texte numérisé non relu

Hist, eccl. IV

les Hébreux était accepté à Rome comme authentique.

D'ailleurs qu'étaient cet évangile selon les Hébreux et cet évangile syriaque? Il est peu probable que le premier soit l'écrit de saint Matthieu dont parle Papias, ou l'évangile de saint Matthieu, mentionné par saint Irénée. Il est vraisemblable que nous avons ici l'évangile selon les Hébreux dont les premiers écrivains chrétiens, Clément d'Alexandrie, Origène, Eusèbe, saint J érôme nous ont parlé , et dont ils nous ont rapporté des fragments. Cet évangile, en usage chez les Ebionites palestiniens, devait être connu et peut-être estimé de saint Hégésippe, palestinien lui-même. Il était en araméen.

Mais alors, qu'était l'évangile syriaque? Peut-être était-ce un évangile écrit dans le dialecte syriaque araméen du nord, tandis que l'évangile selon les Hébreux aurait été écrit dans le dialecte araméen de Palestine. Mais il n'est pas impossible que cette phrase embrouillée d'Eusèbe signifie simplement que cet évangile selon les Hébreux était écrit en syriaque (araméen) mais avec des lettres hébraïques. Ce serait exactement ce qu'a dit saint Jérôme ^ qui peut-être reproduit le texte d'Eusèbe : « In evangelio juxta Hebraeos, quod chaldaico quidem syroque sermone, sed hebraicis litteris scriptum est '^. »

Des divers passages qu'Eusèbe nous rapporte des Mémoires de saint Hégésippe, on peut extraire des paroles qui rappellent celles de Notre-Seigneur ou des faits que nous connaissons par les évangiles, mais on ne peut en tirer des conclusions fermes sur la connaissance des évangiles qu'aurait eue saint Hégésippe. D'ailleurs, quel jugement a-t-on le droit de porter sur

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