‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 58 sur 259 · Antilegomena, p. 3-0. Giessen · texte numérisé non relu

Antilegomena, p. 3-0. Giessen

LES ÉCRITS APOCRYPHES

de saint Marc n'en avait que 2.000; il était moins long que l'évangile grec de saint Matthieu qui en avait 2.500. Il est difficile de préciser les rapports de cet évangile avec le Matthieu araméen; il est probable qu'il en différait très sensiblement, puisque saint Jérôme a cru nécessaire d'en donner une traduction en grec et en latin.

Origène connaissait l'évangile selon les Hébreux et s'en est servi souvent au dire de saint Jérôme ^ Il rapporte un passage de cet évangile qu'Origène aurait introduit en ces termes : « Scriptum est in evangelio quodam, quod dicitur secundum Hebraeos, si tamen placet suscipere illud non ad auctoritatem, sed ad manifestationem propositae quaestionis. » Dans son commentaire sur saint Jean, II, 12, Origène introduit une sentence apocryphe du Sauveur par ces mots : 'Eotv TTpoffUTai Tiç TO xa6' 'Eêpaiouç euayT^Xiov, svôa auToç 6

D'après Eusèbe^, les Ebionites se servaient seulement de l'évangile selon les Hébreux ; Hégésippe ^ cite l'évangile selon les Hébreux et l'évangile syriaque; certains ^ placent parmi les apocryphes, voôoi, l'évangile selon les Hébreux, dont se servent les Juifs qui ont reçu le Christ. On peut cependant le ranger parmi les àvTiXeYOfjLevoi, c'est-à-dire parmi ceux qui n'étaient pas reçus par tous, mais étaient cependant admis par I quelques communautés.

1 D'après Eusèbe ^ encore, Papias aurait raconté une 1 autre histoire au sujet d'une femme accusée devant le I Seigneur de beaucoup de péchés, histoire que contient l'évangile selon les Hébreux. Nous avons encore, ainsi

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