Ib. III
H. De Viris ill. \.
'i. Das Keryyma Petvi, Leipzig, 1893, p. 07.
LES ÉCRITS APOCRYPHES
Zahn, en 90-100; et d'après Harnack, vers 100-130 (140), peut-être même un peu plus tôt. Cet écrit nous est connu par Clément d'Alexandrie qui en a rapporté divers passages * , par Origène, qui cite un texte qu'Héracléon aurait, d'après lui, emprunté à cet écrit : ToZ 'HpaxXewvoç toc ^TiTotaTco tou g7riYeYpa[^(Ji'£vou TIsTpou XY)puY(J^aTO<; 7rapaXau.Savo(jLeva. En outre, von Dobschutz rapporte des textes qu'Origène dit provenir de la Doctrina Pétri et quelques autres que les écrivains postérieurs, saint Grégoire de Nazianze, Léontius de Byzance ont empruntés, croit-on, à une At^adxaXia flsTpou. 11 est probable que ces deux derniers écrits sont identiques au K^'puY|ji.a IIsTpou ; c'est du moins l'opinion de Harnack.
Les Actes de Pierre ont laissé peu de traces dans la littérature chrétienne; Eusèbe^ est le premier qui les ait mentionnés. Ils ne paraissent avoir été lus que dans les milieux gnostiques. Nous n'avons donc pas à nous en occuper ici^.
L'Apocalypse de Pierre dont M. Bouriantnous a donné de longs fragments^* était déjà connue par le Muratovianurriy par Clément d'Alexandrie, par Méthodius et par Macarius Magnès. D'après Harnack, elle aurait été composée vers 120-140 ou llQ-160.
Nous ne voyons nulle part que ces trois écrits attribués à saint Pierre aient été lus dans les assemblées chrétiennes ou regardés par qui ce soit, sauf peut-être par des hérétiques, comme Ecritures divines. Malgré les citations qui en ont été faites, ils n'ont pas été mis en parallèle avec les livres du Nouveau Testament. Eusèbe déclare nettement qu'ils ne nous ont pas été
1. Nous les citons plus loin, quand nous parlons de Clément d'Alexandrie.