LES PREMIÈRES COMMUNAUTÉS CHRÉTIENNES. J
cipait aux privilèges des prophètes ». Dieu a parlé par sa bouche, ^ci^. IV, 25; Hébr. IV, 7.
A l'origine, les premiers chrétiens n'eurent pas d'autres livres saints que ceux de l'Ancien Testament, mais bientôt ils eurent leurs propres livres sacrés. Saint Pierre et les apôtres répétaient les enseignements du Seigneur qu'ils avaient entendus, et la parole du Seigneur fut tenue pour inspirée, comme l'avait été Jésus lui-même. Jésus était pour les premiers fidèles l'autorité suprême. Dans le IV^ évangile, Jésus demande à ses disciples de se confier en lui, XIV, 1, de garder ses commandements, ses paroles, qui sont les paroles de son Père, XIV, 21, 24, 26. Saint Paul fait appel aux paroles du Seigneur comme régulatrices de la conduite, I Cor, XI, 23; VII, 10; Act. XX, 35. Il appuie ses enseignements sur la parole du Seigneur, I Thess, IV, 15; il place un commandement de Jésus au même rang qu'un commandement des Livres saints, I Cor. IX, 9- 14. De l'ensemble de ses épîtres il ressort que, pour saint Paul, la source infaillible de la vérité était l'Ecriture et le Seigneur. Ces paroles de Jésus furent placées au même rang que les livres de l'Ancien Testament, ainsi que l'atteste saint Pierre, dans sa seconde épître, quand il avertit ses lecteurs de se souvenir des paroles prononcées par les saints prophètes et du commandement du Seigneur et Sauveur donné par les apôtres, III, 2. Hégésippe^ atteste aussi cette croyance : « Dans chaque succession, ^mhoyr^, dit-il, et dans chaque ville on a ce qui est prêché par la loi, les prophètes et le Seigneur : Outwç e^^si, wç 6 vo(jlo<; xr,pu<j<j£i xa\ ot TcpocprÎTai xai ô Kupio;.
Ces paroles du Seigneur, répétées par les apôtres, furent, à une date que nous ne pouvons préciser, con-