‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 102 sur 239 · IV · texte numérisé non relu

IV

évêque d'Éphèse, affirme », dans sa lettre au pape Victor, que lui et ses prédécesseurs ont observé le quatorzième jour de la Pàque, suivant l'Evangile, ne déviant en rien, mais suivant le canon de la foi. Le terme xaT» to sùayyiho'é désigne ici l'ensemble de l'évangile, le tétramorphe, lequel est la règle de la foi.

Dans la même lettre, Polycrate, après avoir affirmé qu'il avait parcouru jusqu'au bout toute TEcriture : Syiav YpaçV Si£Xr,XuOto;, cite la parole de Pierre au Sanhédrin, Actes, V, 29 : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. »

Apollonius. — Ëusèbe ^ nous apprend qu'Apollonius, vers 200 210, qu'il appelle : écrivain ecclésiastique, s'était servi des témoignages de l'Apocalypse de Jean.

Méliton. — L'évêque de Sardes, Méliton, écrivit vers 173-180 une apologie du christianisme, adressée à Marc-Aurèle, dont Eusèbe^ nous a conservé des fragments. II avait encore écrit plusieurs ouvrages dont il nous reste peu de chose ^. On y peut relever des traces assez vagues de tous les écrits néotestamentaires, sauf des épîtres de saint Jacques, saint Jude, II* et III" de saint Jean. Dans la préface de ses Extraits, 'ExXoy«i', delà Loi et des Prophètes, il parle des livres de l'Ancien Testament^, ce qui indique qu'il connaissait un Nouveau Testament. D'après Eusèbe^, il avait écrit un traité sur l'Apocalypse de Jean.

Claude Apollinaire. — Par un fragment de Claude Apollinaire, évêque d'Hiérapolis, vers 174, nous apprenons^ que les évangiles étaient une autorité à la-

t. EcsÈBC, Hial. eccl. V, ii. (i.

i. Op. cit. V, 18. 14.

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