‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 112 sur 239 · Strom. VI · texte numérisé non relu

Strom. VI

ti. Paedag. U, 10, 106.

trouvent pas dans le Nouveau Testament. Tantôt il les attribue au Seigneur, tantôt il les introduit par le terme ^ Ypa^p^i ou cpTjdlv -^ yp*?^» f'i''^ ^ Kupio;, Ye'YpaTtTai, ^éyei ô aioxi^p, et ne les distingue en rien des sentences authentiques du Seigneur'. Il a cité l'évangile selon les Égyptiens en l'introduisant en ces termes : ^spsrai Ss, oTmai, Iv tS x«t' Aiyu^nouç EùaYYsXtw ^, mais il déclare nettement qu'il est en dehors des quatre évangiles qui nous ont été transmis. Parlant d'une parole attribuée au Seigneur, il affirme : IIpwTOv [ih ouv g'v xoîç Trapa8iSo;ji£voiç :^[ji.ïv -rÉTtapaiv tuaffsXioKi oix e)(0{jLev to ^t^tov, àXA' Iv t(T) xa-r' AiYuwtiou;^. Et il part de cette constatation pour discuter cette sentence, ce qu'il n'aurait pas fait s'il l'avait trouvée dans les évangiles canoniques. Il n'attribuait donc pas aux apocryphes la même autorité qu'aux canoniques. Il a rapporté cependant un passage de l'évangile selon les Hébreux avec la rubrique y^yP''"^^*''

Troispassages des Traditions de Matthias nous ont été conservés par Clément sous ces formules : Matôia; èv taTç

TcapaSoffEori Trapaivwv ■* ; Xi-^o\j<ji §i Iv xaïç TîapaSÔJtui MaTÔîav tùv

(XTCOffToXov EipriKÉvai^, etc. Clément n'attribuait aucune autorité à cet apocryphe, puisque, d'après lui, les hérétiques, Valentin, Marcion et Basilides, prétendaient appuyer leurs doctrines sur l'enseignement de Matthias ^. D'après Zahn'^, Clément aurait connu l'évangile do Philippe et l'évangile des Ébionites. Il est vraisemblable qu'il a utilisé le Protévangile de Jacques et peut-être l'évangile de Pierre.

!. Rescu, Agrapha, Leipzig, 1006.

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