Histoire du canon du N. T. p. IU
L'ÉGLISE DORIENT (220-350). 265
avaient pu mettre à contribution des livres apocryphes ^ »
Saint Denys d'Alexandrie. — Le successeur d'OrigèneàlatêteduAiôa^xaXeïov fut, probablement vers 231, son disciple Denys, évêque d'Alexandrie vers 247, et mort aux environs de 265. Il fait une allusion à l'épître aux Hébreux et l'attribue à Paul*. Il a connu l'épître de saint Jacques, dont il cite un passage ^. Son témoignage sur la seconde et la troisième épître de saint Jean est assez indécis. Dans son jugement sur l'Apocalypse^, il rappelle que l'apôtre Jean a écrit l'évangile et l'épître catholique, et plusieurs fois il mentionne cette épître, comme s'il ne connaissait qu'une épître de Jean. Cependant, quelques lignes plus loin, il parle de la seconde et de la troisième épître de saint Jean, mais avec une certaine restriction : 'Ev ttj oeuxtpo {pepofxEvr,
'Io)5tVVOU Xai TpiTT),
Nous avons déjà mentionné l'opinion de saint Denys d'Alexandrie sur l'origine de l'Apocalypse'. Nous nous bornerons ici à relever ce qui concerne notre étude actuelle. Nous avons constaté que l'Apocalypse était acceptée dans l'Eglise chrétienne comme un livre inspiré. Seul, le prêtre romain Gaïus avait émis des doutes sur son origine johannique. Au commencement du III* siècle, une controverse s'éleva aussi en Egypte à ce sujet. Les millénaristes appuyaient leur doctrine sur quelques passages de l'Apocalypse. Mais à cette époque les doctrines chiliastes furent vivement combattues en Orient, et à Alexandrie surtout on essaya d'interpréter dans un sens allégorique les prédictions de
1. cf. Prot. in Canl. et Loisy, Hi»t. du canon de l'Ancien Testament, l>. il.
i. EcsÈBE, Bitt. ecel. VI, 41,6.