In Joan. VI
Origène a cite encore d'autres écrits qui, tout en ayant une certaine valeur, ne peuvent être mis sur le même pied que les précédents. Il cite l'évangile selon les Hébreux ou les Actes de Paul et il s'en sert, mais il les accompagne de restrictions : E? Ttç "KapaU'/^ixoLi^ ou Eï tw Se <p{Xov irapaSéÇacTÔai to èv Taî« IlauXou Ilpd^effiv àvrx^Bypaii.it.i'^oy ^. Il rejette l'authenticité du livre intitulé K^puyiia Ilirpou : « Respondendum quoniam ille liber inter ecclesiasticos non habetur et ostendendum quia neque Pétri est ipsa scripturu neque alterius cuiuspiam qui Spiritu Dei fuerit inspiratus^. >^
Parlant de ce même écrit'', cité par Héracléon, Origène se demande si ce livre est légitime, yw^diov, ou bâtard, vo'ôov, ou mélangé, (jlixtov. Il y a donc pour lui trois catégories d'écrits : les légitimes ou authentiques, dont l'inspiration est reconnue par tous; les bâtards ou supposés ; les mélangés, qui tiennent des deux, c'est-àdire qui, à côté de parties apocryphes, ont des éléments d'une valeur incontestable.
Origène n'a pas expliqué la signification exacte qu'il donnait au terme (aixtov, mais comme dans ce passage il se place non pas au point de vue de la réception de ces livres dans l'Eglise chrétienne, mais au point de vue de leur origine, divine ou humaine, il peut vouloir dire que les livres mélangés sont ceux qui contiennent un mélange d'enseignements inspirés et d'enseignements humains. « L'ingénieux docteur, ditLoisy^, a pensé devoir créer cette catégorie intermédiaire, afin d'expliquer comment les auteurs du Nouveau Testament
d. In Jerem. XV, 4.