Com. sur Colossiens, IV, iG
ÉGLISE DOCCIDENT. 351
lam! Nullum argTimentum efficacius pcir^ua^ciit eam non esse Pauli quam ipsa epistola. »
Cependant le luthérien Praetorius * croit que cette épîtrea été écrite par l'apôtre lui-même ou par quelque autre homme apostolique. Le Jésuite Stapleton, daprès Davenant^, aurait soutenu la même opinion : « Detestanda est, dit-il, Stapletonis opinio qui ipsius Pauli epistolara esse statuit quam omnes patres ut adulterinam et insulsam repudiarunt; nec sanior conclusio, quam inde deducere voluit, posse nimirum ecclesiam germanam et veram apostoli Pauli epistolam pro sua auctoritate e Canone excludere. »
Encore au xvi* siècle, un professeur de Tûbingen, W'éndel Steinbach [f 1519), en a fait l'objet d'une conférence. Jacques Lefèvre d'Étaples {f 1536) plaçait Tépître aux Laodicéens après l'épître aux Colossiens. 11 n'a pas dit nettement qu'il la tenait pour authentique, mais on devait le conclure de la place qu'il lui donnait dans la Bible. Erasme l'avait compris ainsi; c'est contre lui qu'il avait écrit les observations que nous avons citées plus haut.
Le concile de Trente n"a pas admis cette épître dans son canon des saintes Ecritures et, de ce fait, elle est définitivement rangée parmi les apocryphes ^.
$ 2. — Les écrivains latins au moyen &g'e.
Revenons en arrière dans l'ordre du temps pour passer en revue les témoignages des écrivains latins sur le canon du Nouveau Testament.