Commentaires, vni,6'29, Paris
l'Église d'Occident a cessé de lire cette épître dans les assemblées publiques parce qu'elle semblait favoriser les Novatiens. D'autres ont pensé que c'était à cause des Montanistes.
Le cardinal Franzelin a résumé la tradition sur cette (Jpître de la façon suivante : « Patres vetustissimi qui data opéra de libris canonicis et de hac epistola nominatim disseruerunt, docent eam Ecclesiis inde a prima antiquitate traditam esse utiibrum Scripturaeetepistolam Pauli... In Ecclesiis orientalibus unanimis semper fuit consensus tum de auctoritate canonica epistolae, tum de scriptore Paulo saltem quoad res et sententias. In Occidenle eadem continebatur semper inter libres S. Scripturae, et in omnibus catalogis occidentaiibus aeque ac orientalibus numerata est inter libros canonicos. Propter abusum tamen Montanistarum etNovatianorum, III saeculo, aliqui scriptores catholici occidentales libenlius abstinebant ab appellationibus ad illam, alicubi etiam cautius legebatur in Ecclesia. Inde nonnulli eam alteri quam Paulo tribuere malebant, non Traditione sed argumentis nixi internis; tum aliqui etiam canonicam auctoritatem in quaestionem vocabant, qui nec multi nec magnae auctoritatis esse poterant, cum nullus scriptor supersit qui ila sanscrit, sed id unice memoriae proditum sit ab aliis. Atqui talis ab externa occasione postliminio superveniens oeconomia et aliquorum dubitatio, profeclo Traditionem apostolicam et persuasionem communem interturbare non poterat. »
De nos jours, presque tous les critiques catholiques et quelques critiques protestants ont cru que l'épître aux Hébreux était de saint Paul, les uns immédiatement, les autres médiatement, suivant la conclusion
1. De divina Traditione et Scriptura, p. 464, 4* éd. Roœa, 1896.
d'Origène. Quelques catholiques, Maïer, Fouard l'attribuent à saint Barnabe; d'autres, Hug, Dôllinger, Zill, Huyghe à saint Luc ; d'autres encore, Reithmayr, Valroger, Bisping, Kaulen, Cornely pensent que Tépître a été écrite par saint Clément Romain, sous l'inspiration de saint Paul ; Feilmoser et Belser l'attribuent à Apollos.
Seconde èpltve de saint Pierre. — Sur la seconde épître de saint Pierre les opinions des catholiques ont été assez diverses. « Erroneum est, écrit Melchior Canus ^ , ne dicam haereticum secundam illam epistolam Pétri apostoli esse negare... Contineret enim aliquid falsi, si Petrus apostolus ejus auctor non fuisset. » Et il cite des passages de cette épître où saint Pierre fait allusion à lui-même.
Richard Simon pense que saint Pierre a pu écrire cette épître avant la ruine de Jérusalem ^.
Actuellement, quelques critiques catholiques pensent que cette épître est peut-être un écrit pseudépigraphe.
Épître de saint Jacques. — Pour l'épître de saint Jacques, on s'accorde à l'attribuer à saint Jacques, évèque de Jérusalem. Le désaccord porte sur la question de savoir s'il était apôtre ou non.
Épitre de saint Jude. — On la tient aussi pour authentique, mais on diffère dans les explications qu'on donne au sujet de l'emploi qui a été fait dans cette épître des livres apocryphes d'Hénoch et de l'Assomption de Moïse.
Deuxième et troisième épîtres de saint Jean. — Aucun critique catholique n'a mis en doute l'origine johannique de la seconde et de la troisième épître de saint Jean.